I. ïphigênie à Aulis, 1297 sq
a. Texte et scansion de H. Gleditsch, Cantica, p. 197 sqq,, trois périodes: la première est en lélrapodies logacdiques à un ou deux dactyles, la seconde est formée par un sjrstème dactylique, la troisième est un mélange d'éléments dactyliques et logaédiques. Comparer R. et W., p. 72a.
LES MONODIES
RÉSUMÉ
Ainsi, dans le genre antistrophique, le Prométhée contient le premier Solo épirrhématique ; le dernier se trouve dans les Suppliantes d'Euripide, qui ont été écrites vers 420. Les Monodies sans épirrhèmes sont de la même époque: on cessa de s'en servir en 4 1 5. La seule qui soit mésodique est de 4i3.
Entre 420 et 4i5, on tendit à rejeter toute symétrie. Nous en trouvons bien encore quelqi^es vestiges dans l'Ion, dont la date est généralement placée avant 420, et dans ÏOreste, qui est de 4o8; mais dès 428 apparaissent déjà des exemples dans lesquels cette .régularité est abandonnée. L'exception ne tarda pas à devenir la règle.
Cette partie lyrique répugnait à tout équilibre extérieur. Qu'elle existât déjà avant les Dithyrambiques, cela est certain. Il n'en est pas moins vrai qu'elle subit leur influence. Longtemps elle resta une sorte de monologue chanté, dans lequel les personnages des drames expliquaient aux spectateurs quels étaient leurs sentiments. Elle était déjà volontiers alloiostrophique, car les analyses psychologiques, de même que les récits des messagers, sont difficilement renfermés dans un moule symétrique. En certains cas, il est vrai, on utilisait encore avec beaucoup d'ingéniosité le contraste qui résultait de la juxtaposition des strophes et des Anaboles', mais ces raffinements furent exceptionnels, et tous les sujets ne s'y prêtaient pas.
Peu à peu le Solo perdit son caractère primitif. Les modernes ont particulièrement à regretter ce changement. Il devint un morceau brillant, plein de chatoyants détails que l'on se plaisait à faire miroiter devant les spectateurs. Il demande alors à être lu sans grande attention : sa grâce factice et mièvre ne tient pas devant une étude un peu approfondie.
Les défauts ne firent que s'accroître. Euripide ne s'arrêta pas sur une pente si dangereuse. A la fin de sa vie, il intercala des Monodies dans ses plus belles pièces, sans se soucier beaucoup de ce qu'il y