‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecque [microform]Chapitre 235 sur 250 · Ibid., ia38 sq · texte numérisé non relu

Ibid., ia38 sq

Anaboles? L'excuse serait bien faible, et cet exemple montre nettement combien dans Euripide les iambes sont parfois supérieurs aux parties chantées.

Cette Monodie est bien médiocre. Le poète a pris la place de son personnage; il s'est glissé sous le masque et le manteau de l'acteur. Il divague et il disserte, oubliant que la victime des Grecs ne peut songer aux roses et aux jacinthes de l'Ida*. Il a beau précipiter ses dactyles, le détail est hors de mise, et nous sommes presque heureux, en entendant un tel bavardage, de savoir qu'Iphigénie n'a plus longtemps à vivre. Il y a peu d'apparence que ce soit là un artifice de l'auteur pour nous faire accepter plus facilement la mort de son héroïne.

Pour finir, je dirai quelques mots d'une Monodie asymétrique de Sophocle, la seule qu'il ait composée dans ce genre.

Œdipe a Golone: 287 — a53 =».

Ce Chant d'Antigone met un terme à la merveilleuse progression de la Parodos, qui commence par un thrène à systèmes anapestiques, et continue par un dialogue lyrique, encore asservi aux lois de l'équilibre; la passion croissant toujours, les liens extérieurs se brisent, et l'on arrive enfin au if.é\oq otTuoXeXuîJLévov.

Antigone, pour conclure, chante un Solo, qui ne pouvait être formé de strophes égales, à moins d'un recul en arrière. Cette strette devait se chanter d'un seul trait. La jeune fille supplie les vieillards de Colone d'avoir pitié de son père; cette ardente prière est emportée par la passion et l'amour de celle qui la fait. Certains détails de style, et surtout la forme libre semblent empruntés à Euripide. Il est heureux pour lui que son rival l'ait imité, quand les constructions ordinaires du lyrisme auraient été insuffisantes.

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