‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecque [microform]Chapitre 28 sur 250 · Die Marschlieder des griechischen Drama, p. laa sqq · texte numérisé non relu

Die Marschlieder des griechischen Drama, p. laa sqq

6. Celui des Perses est rempli de noms propres. C'est une raison pour que le coryphée seul ait pu les prononcer, de manière à être entendu par le public. Cf« Maury, De cantus in Aeschyleis tragoediis distrihutione, Paris. 1891, p. 8.

LES PARODOI.

de Prologue aux tragédies qui n'en avaient pas encore. Ils mettaient le spectateur au courant de ce qu'il devait savoir pour comprendre ce qui allait suivre. A celte époque, le chœur est l'égal du protagoniste. Plus tard il lui céda le pas. Ce fut à l'acteur que vers 44o les poètes confièrent la mission qui vers 470 incombait encore au chef du chœur. Ainsi le Prologue euripidéen est une transformation du récitatif d'Eschyle. Il est permis de trouver le second moins imparfait et moins maladroit que le premier; mais la tragédie d'Euripide, plus que la nôtre peut-être, est une crise dont le Prologue expose les causes; l'intérêt commence quand il finit. Celle d'Eschyle n'a pas encore perdu le caractère sacré qu'elle doit à son origine; elle s'ouvre par un majestueux défilé de choreutes, qui ressemble à une procession de prêtres de Dionysos ; l'hymne qui scande leur marche est récité par celui qui a la prééminence sur tous les autres. Quand ces systèmes étaient terminés et que le chœur avait pris sa place habituelle, on commençait le chant des vers lyriques. Ils forment huit couples de strophes dans les Suppliantes, et six dans les Perses. Dans les deux drames, ils reprennent et complètent ce qui a été déjà énoncé. Les faits brièvement racontés prennent de l'ampleur. L'esquisse se colore et s'illumine. Au Solo un peu grêle du coryphée succède le chant plus plein des choreutes. Il ne s'agit pas encore de faire naître l'émotion, mais il faut la préparer. On intéressera donc le public par de nouveaux détails, qui capteront son attention. Quand elle sera éveillée, l'écrivain pourra aller où il voudra : il sera toujours

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