‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecque [microform]Chapitre 32 sur 250 · ng : ôpàTE Sstîxwt/iv fxe ôuffTroTjxov ôsov · texte numérisé non relu

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36 FORMES LYRIQUES DE LA TRAGKDIE GRECQtE.

il reste jusqu'à ce que Promélhée le prie d'en descendre «, il devait presque forcément s'établir un dialogue entre la victime et les nymphes qui la plaignent. Il importe néanmoins de constater, je le répète, que celte Parodos ainsi partagée entre les choreutes et la scène, est unique dans Eschyle.

Il n'en est pas de même chez Sophocle, ni chez Euripide. Dans la Médée de ce dernier, aux strophes orchestiques préludent les systèmes que récitent la nourrice sur la scène, et Médée dans la coulisse. Pendant ce singulier dialogue, on ne voyait donc qu'un seul des deux interlocuteurs.

MfcoÉE : 96 — 2i3j.

Anapestes que récitent alternativement Médée et la Nourrice. A: Chœur, a: Anapestes: Nourrice, Médée. B __ g — Médée, Nourrice.

— Nourrice.

Il est assez malaisé de préciser le moment où le cho3ur taisait son entrée. Elle ne devait pas avoir lieu pendant que la nourrice s'efforçait de soustraire les enfants de Médée aux violences de leur mère, en les conduisant dans le palais. L'arrivée d'une troupe aussi nombreuse aurait détourné l'attention des spectateurs du groupe touchant, sur lequel Euripide veut au contraire la concentrer. Il laisse entrevoir, dès le commencement du poème, le meurtre de ces deux enfants; il y revient à chaque instants; il prend soin de montrer leur tendre jeunesse; il faut que tout le théâtre voie leur tête l)londe, leurs candides regards^, leur teint charmant^, pour que leur mort, consé-

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