a : Weil
3. Cf. Oreste, 1246-1810. Commos mixte. Infra, chap. IV. — Il est vrai qu'il est fait mention ici de trois groupes, mais le premier des trois, désigné par les mots : oî |ikv TeOxpov ev tàxei |AoXeîv, v. 804, peut être composé du messager et des serviteurs de Tecmcsse. Cf. Muff, op. cit., p. 70.
LES EPIPARODOI.
encore une fois un changement à vue». La scène, qui était dans la plaine de Troie, au milieu du camp des Grecs, se trouve maintenant dans un lieu écarté, près de la mer 2. C'est là qu'Ajax se tue. Il vient à peine de se jeter sur son épée, que les demi-chœurs débouchent dans l'orchestre, l'un a droite, l'autre à gauche des spectateurs. Ils cherchent toujours leur maître et ne l'ont pas encore trouvé.
Ajax: 866 — 878.
A, A': Premier Parastate.
B : Second et Premier Parastate.
T: Second Parastate.
Je suis le texte et les indications de H. GleditschS. Le premier parastate déclare avoir cherché en vain 4. Il entend du bruit, et reconnaît l'autre demi-chœur, qui entre dans l'orchestre du côté opposé 5.
Le second parastate interroge son camarade, dès qu'il l'aperçoit. Celui-ci lui répond qu'il a parcouru tout le côté occidental du camp. « Et quel résultat? — Rien que la fatigue 6. » Dans l'épode^, le chef du second demi-chœur déclare à son tour que, du côté de l'Orient, il n'a pas rencontré son maître.
Ainsi cette Epiparodos, comme celle d'Eschyle, est nécessitée par la première des raisons que j'ai indiquées plus haut. L'économie du drame voulait aussi que le chœur sortît parfois de l'orchestre et V rentrât.
C'est ce qui a lieu dans VAlceste. Admète a quitté le théâtre pour
I. Ce changement a lieu entre les vers 81 4 et 81 5. Voir le scholiaste de Sophocle, aux vers 8i3 et 81 5. Édition Papageorgios. — Rapprocher le scholiaste d'Alceste, V. 897.
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3. Cantica der Sophokleischen Tragoedien, Wien, i883, p. as sqq. — Toute cette Epiparodos est iambique.
aller porter sur le bûcher le cadavre de sa femme « . 11 était accompagné des Vieillards de Phères». L'orchestre est resté vide, pendant qu'Héraclès, ayant appris d'un serviteur le deuil de son hôte, prend la noble résolution d'arracher Alceste des mains de Thanatos. 11 sort de la scène, quand Admète y revient.
L'Epiparodos qui suit l'entrée du roi 3 est partagée entre les choreutes et lui. Je ne puis étudier sa construction que dans le chapitre des Commoi.
Qu'il suffise de remarquer que si Euripide n'avait pas eu soin d'éloigner le chœur pendant qu'Héraclès formait le dessein de ramener la morte à la lumière, toute la pièce aurait été changée. Le coryphée n'aurait pu résister au désir de consoler son roi, en lui annonçant ce que le héros divin tentait pour lui, et la scène de reconnaissance finale, conduite avec tant d'art et remplie d'un si déhcieux charme, courait risque d'être supprimée.
Il en est de même dans l'Hélène, Pour échapper aux poursuites de Théoclyménos, la femme de Ménélas s'est réfugiée près du tombeau de Protée^. Selon le conseil du coryphées, elle va consulter la prophétesse Théonoé6 pour savoir si son époux est mort, comme le lui a fait craindre Teucer^. Le chœur déclare qu'il l'accompagnera. 11 lui viendra en aide, car selon une maxime chère à Euripide, les femmes doivent se prêter un mutuel secours 8.
Cette raison n'est qu'un prétexte adroit pour que le théâtre soit vide quand survient Ménélas. Le morceau capital de cette tragédie, bien plus encore que dans la pièce qui précède, c'est la scène de reconnaissance des deux époux 9. Euripide l'a préparée avec soin. Le chœur est le grand ami d'Hélène, et il ne pourrait pas se taire à l'arrivée du roi