‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecque [microform]Chapitre 68 sur 250 · Fragments 75-76 du même éditeur · texte numérisé non relu

Fragments 75-76 du même éditeur

7. Cf. H. Gleditsch, Metrik, p. 744. — Thalétas se sentait des mètres péoniques et crétiques. Cf. Plutarque, De Musica, X.

8. Ibid., p. 764. D'autre part, les strophes logaédiques d'Alcée et de Sappho sont fort connues, sans parler de celles de Stésichore, de Simonide et de Pindare.

9. De versibus dochniiacis tragicorum graecorum, Lipsiae, Pars prior, 181 1 ; Pars posterior, 1812. — Sur les monomèlrcs, dimètres dochmiaques et sur les éléments rythmiques avec lesquels ils s'emploient, consulter les Métriques, dont j'ai donné la liste en tête de ce livre. Plusieurs traités spéciaux ont été écrits ré<;emment sur ce sujet. — Ne pas oublier la règle qu'Henri Weil a formulée : lorsque la finale longue d'un mot enjambe d'un dochmiaque à l'autre, elle est toujours suivie de deux brèves, c'c6l-k-iire que, dans ce cas, le second dochmiaque doit commencer par un dactyle et

ble que le dochmius est une combinaison de Tiambe et du crétique». Ce qui induit à le croire, c'est qu'on le trouve à chaque instant employé avec des trimèlres, pareils à sa partie initiale, et qu'il est souvent accompagné de crétiques, semblables à sa partie finale 3. Le dochmius valait huit unités de durée 3, et s'il n'est formé que de brèves, * comme cela arrive souvent chez Euripide^ il est composé de huit syllabes.

Ce mètre se trouve une seule fois dans les Stasima d'Eschyle 5. Cela est à noter. Il ne convient pas aux chants orchestiques. Son agitation est trop vive pour leur passive sérénité. Quand on força le chœur à s'en servir, on voulut qu'il copiât le jeu des acteurs, pour lequel il n'était pas fait. Nous verrons ce que cette imitation a produit dans le théâtre d'Euripide.

Telle est la nomenclature des rythmes du Stasimon dans Eschyle. Il resterait à marquer leur rapport particulier avec le sujet qu'il traite, c'est-à-dire à expliquer les raisons qui l'ont guidé dans leur choix. Je renverrai le lecteur aux ouvrages spéciaux. D'ailleurs plusieurs coins de ce champ de la métrique resteront toujours dans l'ombre, car s'il est aisé de constater que les vers péoniques, ioniques, dochmiaques, glyconiques sont employés dans des situations assez nettement définies, il me semble difficile, à moins de se payer de mots, d'expliquer pourquoi tel Stasimon est composé dans la première couple d'éléments logaédiques, dans la seconde et dans la troisième de logaédiques et d'iambiques mélangés, dans la quatrième d'iambiques purs. Cet art a trop de finesse et de variété. Il nous échappe à chaque instant. Comme les couleurs du prisme, qui se juxtaposent sans se mélanger, bien qu'il soit impossible de dire où chacune d'elles commence et se termine, les rythmes grecs se combinent souvent dans certaines strophes et se fondent en des nuances indécises, où les regards ne distinguent de loin que des tons nets et vigoureux.

non par un spondée. (Notes sapplémentaires de sa seconde édition des sept tragédies d'EiX'

ripide, p. LUI.)

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