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Cet énorme travail n'a d'ailleurs pas été inutile. Il reste prouvé, d'une part, que la périodologie a vraiment existé» ; de l'autre, qu'elle continuera longtemps encore d'être un sujet de quereUes fastidieuses.
Certaines strophes sont néanmoins construites- sur un plan assez accusé pour que l'on puisse les étudier en détail sans trop risquer de perdre sa peine. D'ailleurs, quand on trouve par hasard dans le groupement de leurs parties multiples un accord parfait entre les difTérents métriciens, c'est une aubaine trop rare pour qu'on ne se hâte pas d'en profiter. Il reste toujours entendu que la plus grande prudence n'est
pas superflue.
Dans cette comparaison de la disposition intime des strophes orchestiques, j'ai donc essayé de retrouver les périodes rythmiques dont elles sont formées. J'ai choisi dans chacun des tragiques une strophe iambique^ Ce rythme est fréquent, on le sait, chez Eschyle et Euripide. Sophocle, au contraire, l'a peu employé. Aussi ai-je dû me contenter d'une de ses épodes.
Agamemnon: 385 — 402. (Antistrophe^.) Biaxai V& xiXaiva ireiÔi)
icpéicei îà, «ptSç aivoXaiJLTçlç, oivoç • xaxou lï xcLkM^ tpéiîcv Tp{6(^ te xat i:po96oXaTç jjieXaiJLiica*rtç i:éXet 2ixai(i>6etç, li^ti Btcjxet waTç Troxavbv opviv,
I. Il semble pourtant qu'il faut faire une distinction que Schmidt, je crois, n*a pas vue. Si les périodes de Pindare sont justifiées par les évolutions symétriques du chœur lyrique, ces mêmes périodes existent indubitoblement dans tous les chants de la tragédie, pendant lesquels le chœur dansait l'Emméleia. Le Stosimon doit donc être périodique. Quant aux Chants d'acteurs, ils ne contiennent pas nécessairement de périodes, parce qu'aucun mouvement symétrique ne les accompagnait. — Les évolutions symétriques du chœur pendant le Stasimon nous sont attestées par une scholie d'Euripide citée dans le Lehrbuch d'A. Mûller, p. aai, note 4-
a. Ces comparaisons sont très sommaires. Je me suis efforcé de choisir des exemples qui semblent le mieux caractériser la composition de chacun des trois poètes.