‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecque [microform]Chapitre 91 sur 250 · Elementa doctrinae metricae, p · texte numérisé non relu

Elementa doctrinae metricae, p

5. G. Jacob, De aequali stropharum et antistropharum in tragoediae graecae canticis conjormatione, Diss. inaugr. Berolini, 1866.

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LES STASIMA.

gner les mots importants et de négliger les autres, ou, tout au moins, de distinguer avec soin les premiers des seconds. Des substantifs comme Sixaç et yd^Lou^ dans les Suppliantes d'Eschyle « ; des passages comme Sép^tjç (xèv oYayev, tcotcoT, SépÇYjç S'dtTcwXeaev, totoT, = voeç jxàv «Yarov, 1U01C01, vaeç î'àirwXecav, TOT0T2, où les noms, les verbes et les exclamations sont dans un parallélisme si étroit, devaient retentir avec une sonorité particulière aux oreilles du public, puisque l'idée principale du drame était renfermée dans la magie de leurs syllabes. Qui ne sent aussi la force de certains mots qu'Euripide répète avec tant d'adresse dans quelques-unes de ses tragédies : Xéxxpov = Xéxtpwv^, çoviv = (povw^ dans Médée, que la jalousie de la passion conduit à tuer ses propres enfants; 3ap6apu) = Pap6apcu dans Hélène^ y transportée avec une désinvolture si déconcertante chez les Égyptiens; Saxpuji dans YOreste^, ce drame dont la première partie est si sombre et si douloureuse. On pourrait allonger cette liste, surtout si Ton voulait y joindre les termes qui n'ont pas de signification emblématique.

Quelques-uns cependant méritent d'être mentionnés, parce qu'ils forment une catégorie spéciale. Quand une répétition de mots se rencontre dans une strophe, on est presque sûr qu'elle trouve son écho dans l'antistrophe. Ai^wveOç, AtSwveu; des Perses s'oppose ainsi au trissyllabique 6£0(jLY;aTo)p, ôeojjiYjdTwp^, comme tj coçéç, 9i aoçéç du Prométhée se répercute dans [jly;t5T£, [j.y;7:ot£8. Les termes changent, mais ils conservent la même valeur métrique. De même $(y,a oixaia de Y Electre de Sophocle, et :ravTo::6poç arcpoç de son Antigone, appellent d'une part b^ir.okiq ai:oXi;9, de l'autre à'XexTp'àvujxçaio.

Euripide ne paraît pas s'être donné beaucoup de peine pour trouver des mots bien équilibrés. Dans la Médée, àxcueiç, àxoueiç est trop lourd par rapport à (xiav, ix(av" ; dans les Troyennes, 'ISaià t' 'IBaTa ne peut

1. Eschyle, Suppliantes, ôtxa;, 708 = 709; yajiou, 799-807. Y joindre ^l'aia, 812-821. a. Perses, 55o, i = 56o, 1.

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