‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecqueChapitre 111 sur 230 · Alaï, à otéyat · texte numérisé non relu

Alaï, à otéyat

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2. Clytemnestrecommence donc parun monomètre dochmiaque;,qui est intercalé dans des trimètres; cf. Ajax, 333, 336, 339; Électre, 1160-2 ; Philoctète, 785, 787, 790, 796, 804.

3. À, À!. F, L': str. iambiques. — B, B': str. logaédiques. — à a! : quatre et trois trimètres, dont l’un (1432) est mutilé. — B, 8! : deux trimètres. — y: six trimètres.

4. Ka pny tépetouv oïôe, dit le coryphée en les apercevant. 5. Ad Pisones, 179 sqq.'

idées fausses. Il semble, en particulier, que l’on se soit trompé sur les raisons de la réserve athénienne. On a dit que l’art grec évitait de tomber dans un réalisme que l’on qualifie de grossier, et l’on a soutenu qu'il dérobait adroitement la vue toujours brutale de la mort, pour que l'âme des spectateurs ne descendit pas un instant des régions sereines où l’on se plaît à le confiner.

Cette explication n’est peut-être pas très juste. Outre que la mort, dans laquelle les Grecs voyaient moins de mystère que nous, s’est parfois étalée sur le théâtre de Bacchus, Eschyle, Sophocle et Euripide, suivant une coutume constante, n’ont jamais épargné à leur public les cris d’agonie de leurs personnagesr. On ne voit pas le mourant s’affaisser sur la scène, mais on l'entend se débattre dans les derniers mouvements de la vie qu’on lui arrache. Les nerfs des spectateurs devaient être aussi violemment secoués par ses plaintes que par la vue de ses convulsions suprêmes. Notre tragédie a toujours eu plus de tenue. A tort ou à raison, les spectateurs du xvur° siècle, gens de bon ton et de mœurs polies, n'auraient pas supporté des émotions qui ne répugnaient pas au goût moins raffiné de la foule athénienne. Agamemnon dans son bain fatal, Clytemnestre égorgée par son fils, les enfants de Médée fuyant éperdus le couteau maternel 3, n’expirent pas avec cette décence qu'ont toujours observée les mourants silencieux de Racine.

Ici, en particulier, une scène atroce se joue, ilest vrai, dans le palais, mais le poète a grand soin que nous n’en perdions aucun détail. Les cris de la victime, qu’on frappe à coups redoublés, arrivent distincts à nos oreilles. Clytemnestre est poursuivie par Oreste. Il va la tuer. Elle appelle Egisthe à son secours:

Ofpicr réa” Alyioe, où mor’ dv xupetc5;

1. On ne tue personne sur la scène, parce que « c’était un lieu sacré, presque un temple. Tout s’y passait sous l’œil des dieux. La pureté divine aurait été souillée par un assassinat ou un suicide, même fictifs. » M. Croiset, Histoire de la Littérature grecque, III, p. 124.

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