CHANTS ENTIÈREMENT LYRIQUES
. À 4 À On sait qu'ils sont caractérisés entre tous par le morcellement extrême des strophes qui les composent. C'est la forme la plus propre à traduire
l'émotion dans toute son intensité.
SEPT CONTRE TnÈBES : 961 — 10041.
À : Antigone. Ismène. A. I. A. I. A. I.
B 2 AU ASIA TROT AU AT LD'AntOe rs B'i——————— —— — — — ——
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Ces lamentations funèbres sont composées d'une proôde, d'une couple de strophes et d’une épode 2. La proôde serait, d'après H. Weil, formée de dix parcelles, les strophes de douze, que termineraient trois vers chantés par les deux sœurs à l'unisson, et répétés en refrain après l'antistrophe3; enfin l'épode comprendrait seize parties, dont la treizième et la dernière seraient encore chantées par Ismène et Antigone. Qu'il suffise de remarquer que les divisions d'Hermann, de Dindorf et de Kirchhoff ne sont pas identiques.
On a élevé des doutes sur l'authenticité de ce Chant. La raison que l'on a voulu tirer de certains détails de sa composition n'a pas de valeur. On a cru, en effet, qu'Eschyle ne partageait pas, comme ici, des vers entre deux acteurs. On a donc oublié le Commos de la fin des Perses, où ce partage est fait plusieurs foisé. Les deux sœurs, en se répondant, se renvoient la plainte funèbre, et comme leur douleur est extrême, elles n’adressent à chacun des deux frères qu'une très courte apostrophe.
Aussitôt après le Duo, un héraut arrive. Il fallait donc que le poète
1. À : 961-964: strophe iambique; cf, R. et W., p. 282 sq. — B B': 965-977 —978-988 : str. iambiques, mais 970,1 — 982,3 sont dactyliques. — [': 990-1004 : le rythme reste toujours iambique, mais 996 et 997 forment des dipodies dactyliques. — Pour le détail de la scansion de ce morceau, on peut consulter Schmidt, Die Eurhythmie, p. 342 sqq.
2. Comparer la forme de la Parodos de la Médée et des Bacchantes,
3. Voir les scholies aux vers 96 et 977 de l'édition Wecklein-Vitelli,
h. Perses, 1058=— 1064.