‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecqueChapitre 175 sur 230 · I — FE — K · texte numérisé non relu

I — FE — K

A —— FS — M — ue —

N: — ve: —— E —

Talthybios, héraut de l’armée grecque, vient apprendre à Hécube et aux autres Troyennes quel maître le sort leur a donné. Cassandre a été prise par Agamemnon, Polyxène sera consacrée au service du tombeau d’Achille, Andromaque appartient à Néoptolème, et la vieille Hécube à Ulysse.

1. A:239:un dimètre dochmiaque. — B : 241-2 : une pentapodie lozaédique et un dimètre dochmiaque. — F' : 244-5 : un dimètre et un monomètre dochmiaques.— A : 247-8etE : 250-1 : même composition que pour l'.— Z: 253-4 : deux dimètres dochmiaques. — H : 256-8 : deux monomètres dochmiaques et une tétrapodie logaédique. — 0 : 260 : un dimètre dochmiaque, en supprimant xoù mot avec Dindorf. Le second dochmiaque est formé de huit brèves. — I : 262 : un monomètre dochmiaque précédé d'un spondée. Dindorf et Schmidt suppriment raÿtav devant l’interrogatif r&, mais le démonstratif paraît être nécessaire au sens. — K : 265-7 : un dimètre dochmiaque, que suivent une tripodie et une tétrapodie logaédiques. — À : 269 : un dimètre dochmiaque. — M : 271-2 : un élément logaédique, précédé d’une dipodie iambique (cf. Dindorf), suit un dimètre dochmiaque. — N : 275-6 : un élément logaédique, précédé encore une fois d’une dipodie iambique. Suit un dimètre dochmiaque, — & : 278-291 : sorte de Monodie finale : mélange d'éléments dochmiaques, iambiques et logaédiques dont le détail m’entraînerait trop loin. — Tous les épirrhèmes sont des monostiques.

Eschyle et Sophocle auraient peut-être traité un tel sujet dans un dialogue stichomythique, tandis qu'Euripide fait chanter les questions et les plaintes d’Hécube. Seules les réponses du héraut sont récitées. Le Duo est d'ailleurs d’une régularité parfaite. Talthybios ne récite que des monostiques. Hécube, au contraire, ne chante que des vers lyriques. Ils sont groupés en strophes, dont la construction présente souvent une grande similitude. Le couplet final est plus long que les

autres, suivant la règle habituelle.

À : Hermione. «x: Nourrice. B : Hermione. £$ : Nourrice.

15 — cd — ve — Ge — E : EE € : — Z : — Ge — Hope

Hermione voulait faire périr Andromaque et Molossos; Ménélas secondait sa fille. Pélée a réussi, malgré son grand âge, à sauver les deux suppliants. Ménélas, voyant l'affaire prendre une mauvaise tournure, s’est retiré prudemment à Sparte. Restée seule, Hermione, qui craint d’être punie par Néoptolème aussitôt qu’il sera revenu, se livre à un désespoir dont l’exagération fait suspecter la sincérité ?. Elle veut se tuer : la corde, le poignard, tout lui paraît bon pour accomplir

1. À : 8:5-7 : un monomètre dochmiaque. Telle doit être la valeur de 825, comme plus bas celle de la double exclamation de 829. Suivent un élément logaédique et un monomètre dochmiaque. — B : 829-831, est composé comme A. — [': 833-5: si l’on adopte les corrections de Nauck, on aura un monomètre dochmiaque précédé d’un bacchius, et une tétrapodie logaédique. — A : 837-9 : texte de Schmidt : un monomètre dochmiaque, précédé d’un bacchius, puis deux monomètres du même rythme, séparés par une tétrapodie logaédique. — E : 841-3 : un élément logaédique et deux dimètres dochmiaques, si pour 842 on adopte la correction de Bergk. — Z : 846-50 un monomètre dochmiaque, comme pour 825 et 829, que suivent deux tétrapodies iambiques catalectiques et deux dimètres dochmiaques. — H : 853-865 : trois dimètres, un monomètre, deux dimètres dochmiaques. Le reste parait être logaédique. — Kirchhoff et Nauck indiquent, d’après G. Hermann, que le commencement de ce chant est antistrophique. Ils sont obligés de mutiler le texte pour rétablir l’accord. Kirchhoff d’ailleurs, au vers 8:6 de son édition, écrit : Ceterum haec certa ratione antistrophicis aequari vix poterunt, — «, B, y, à, e: monostiques iambiques. & : distique.

2. Le caractère d’Hermione manque d'unité, et sa création n’a pas dû coûter beaucoup de peine à Euripide, qui semble l'avoir improvisé. Au commencement de la pièce, v. 147 sqq., la fille de Ménélas est insupportable, à cause de sa froide cruauté et de sa raideur orgucilleuse. Quand ses projets barbares ont échoué, elle pleure ct veut mourir. Aucune transilion,

son dessein, tant il est devenu un instant une idée fixe. Ses serviteurs ont peine à la retenir; sa nourrice déclare que cette lutte épuise ses forces, et qu'elle ne peut plus protéger la malheureuse contre elle-même.

On entend cette femme désespérée pousser des cris du fond du palais; elle arrive sur la scène. Elle veut s’arracher les cheveux et se déchirer la figure. Son voile, sa robe volent en lambeaux. Comme une héroïne de Monodie, après s'être livrée à toutes les marques extérieures du désespoir, elle délire à froid et se lance dans des développements de fantaisie que l'on est surpris de rencontrer dans les plus belles tragédies d'Euripide. Il faut qu'elle se tue. On ne l’a pas assez dit; elle prend soin de le répéter. Un feu dévorant ne l’effraierait pas, ni les rochers, ni les flots marins, ni les forêts des montagnes. Certes, il est à croire que sa manie du suicide est arrivée à un degré suraigu, pour qu'elle soit si peu difficile sur le choix des moyens. Le dernier surtout, à peine intelligible, est assez déconcertant.

Elle change tout à coup d'idée, ce qui donnerait à supposer qu’elle entrevoit un instant combien elle déraisonne, si elle ne continuait à se fourvoyer dans des imaginations bizarres. Elle songe à la fuite. C’est un moyen moins radical d'échapper au châtiment qui la menace; encore ne devrait-elle pas souhaiter d’être métamorphosée en oiseau aux ailes noires *, ni surtout en vaisseau de bois de sapin, comme était celui qui le premier franchit les roches Cyanées 3.

Ce Chant d'acteurs est presque construit comme un chant de choreutes, puisque les couples de strophes, surtout celles du commencement, se font presque équilibre. Les épirrhèmes sont des monostiques. Le dernier seul est de deux vers. Dans l’exemple DR EAent Talthybios récitait toujours un trimètre.

Ioÿ pot mupos plix PAGE ; mod J'eiç métpac &ep0&, h aurà rôvroy À xaû' Ühav opéw, tva Oavodoæu vepréporoty LÉÀW; 3. Le bon scholiaste a soin de nous expliquer qu’elle parle de Procné ou de Philomèle, 3. Dans les Guépes, qui sont de 422, aux vers 316-339, Philocléon invoque, lui aussi, Zeus et-son tonnerre pour être changé en fumée, en Proxénide, en parfait hâbleur, en cendres ; il souhaite d’être enlevé dans les airs, précipité dans la saumure, et changé en pierre à suffrage. — Ce n’est pas là une Parodie spéciale de ce passage de l’'Andromaque, mais une charge de la manie qui pousse trop souvent les personnages d’Euripide à formuler, dans les moments de passion, des vœux déraisonnables.

HÉRAGLES : 1178 — 12131.

A : Amphitryon «:Thésée. B:Amphitryon. £ : Thésée FE — Y: — à — Ô:. — E : — SR OCZ: — Êi — He: — n: — Q : 8: —

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