‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecqueChapitre 188 sur 230 · Voir supra, p. 211 Sqq; p. 236 sqq · texte numérisé non relu

Voir supra, p. 211 Sqq; p. 236 sqq

4. Cf. E. Egger, Poétique d’Aristote, 4° édition, 1878, p. 61 sq. — Comparer aussi Wagener, dans l'ouvrage de Gevaert, I, p. 341 sq., note; Ruelle, Problèmes musicaux d’Aristote, dans la Revue des Études grecques, 1891, p. 242 sqq.

resta presque toujours antistrophique dans ceux du chœurr. Celui-ci chantait à l'unisson; il lui fallait des airs simples et des rythmes qui eussent une certaine continuité. Il n’en était pas de même pour les acteurs. Ces artistes 2 aimaient les changements de mode et de mesure. L'uniformité des chants orchestiques convenait peu à leur virtuosité.

L'acteur imitait, mais, je le répète, ce n'était pas dans les paroles qu'il fallait chercher cette sorte de réalisme, c'était dans la musique et les airs qui les accompagnaient : p&\CY yap to péhe Ava pMpeto dar à vois phuasuw. Ces quelques mots, il est vrai, se rapportent au Nome, mais le Dithyrambe devint aussi asymétrique pour la même raison. Or, ce qui est vrai du Dithyrambe l’est aussi de la Monodie tragique : rd d'adrd airiov nat drétt Ta uÈv dmd the cxnvis oÙx dvristpcou, Ta dE Toù op00 dvtiorocqu® 6 LEv Yap Ümonpirhc dywvtoris za pupmtns, à dE yopèc

NTTOY pupeEÎTAL.

LES DITHYRAMBIQUES DE LA SECONDE MOITIÉ DU V° SIÈCLE; LEUR INFLUENCE PROBABLE SUR EURIPIDE.

On sait que vers le milieu du v° siècle la musique des Grecs essaya, ce en quoi elle devait être prodigieusement dépassée par celle des modernes, de sortir de la mélodie asservie aux rythmes de danse, et de s'élever jusqu’à traduire les sentiments et les passions3.

Les poètes-musiciens de la nouvelle école nous sont assez bien connus, plutôt grâce aux attaques de leurs ennemis#, qu'aux louanges de leurs partisans5. On n'a qu'à lire les plaintes du comique Phérécrate,

1. Les seules exceptions à cette règle presque invariable sont énumérées au ch. III de ce livre, p. 123 sqq. :

2. Plusieurs noms d’acteurs nous sont parvenus. À. Müller, op. cit., p. 185 sqq., en à dressé une liste assez incomplète. Aucun nom de choreute ou même de coryphée n’a été sauvé de l’oubli.

3. Sur ce sujet, lire surtout Gevaert, op. cit., Il, p. 475-500, et comparer M. Croiset, Histoire de la littérature grecque, IL, p. 623 sqq.

Page 1