Cf. H. Gleditsch, Metrik, p
2. Poëtique, XVII, 1456 a, 25 sqq. Cf. Horace, Ad Pisones, 193-5.
3. On a trop généralisé la critique d’Aristote. M. Decharme s’est élevé contre cette injustice. Il a analysé le rôle du chœur dans les tragédies d’'Euripide, et montré que les chants orchestiques qui se désintéressent du drame sont l'exception. Voir le chapitre V, p. 422-466 de son livre sur Euripide et l'esprit de son théâtre, Paris, Garnier, 1893.
4. Le Stasimon II de l’Hélène, 1301-1368, n’est probablement pas d’Euripide. Wilamowilz retranche ce chœur de la pièce. (Analecta, p. 57.) C’est aussi l'opinion de M. Decharme, op. cit., p. 467, 2.
On sait qu'ils se mulliplièrent dans la suite. Le chœur, qui contribuait lui-même à se rabaisser, ne jouait plus en les chantant son rôle d'acteur. Les Romains, plus pratiques, les remplacèrent dans la Comédie par un air de flûte.
B) LES HYPORCHÈMES ET LES PÉANS.
Les Épisodes n'étaieñt pas toujours séparés par des chants lyriques, pendant lesquels le chœur dansait la tranquille Emméleia. Qui le prétendrait, assignerait à la tragédie un caractère uniforme qui n’a jamais été le sien. Elle a beaucoup emprunté aux formes voisines du lyrisme grec, que l'immensité de son domaine et la multiplicité de ses besoins la forçait à s’assimiler. Tout ce qui pouvait lui être utile est venu grossir sa richesse. C’estainsi qu’il faut compter entre autres acquisitions les Hyporchèmes et les Péans. Aristote n’en parle pas. Ce n’est pas une raison pour nier qu'elle les ait employés. Ils sont rares, il est vrai, mais certains lecteurs plus attentifs ont bien su les découvrir.
Le scholiaste de Sophocle, pour ne citer que celui-là, remarque expressément que le chant du chœur placé après le premier Épisode des Trachiniennes n'était pas un Stasimon ordinairer. Muff: y voit un Hyporchème; le refrain {à tb [Ixdy3 semblerait plutôt indiquer un Péan. L’antiquité ne savait pas toujours quel était le caractère particulier de chacun de ces poèmes, et Plutarque s'élevait déjà contre ces confusions. Si pour les distinguer on hésitait de son temps, peut-être serai-je excusable d'y renoncer le plus souvent.
Le Péan et l'Hyporchème, inventés tous deux par le Crétois Thalétask, se ressemblaient beaucoup si l’on ne considérait que les paroles. « Dans l'exécution, au contraire, les différences étaient sans doute
1. Trachiniennes, 205-224: A. Scholiaste au vers 216: vd yap peMôdprov oùx Eort ordoumov SAN Oro vrac Move opyoëvras. Cette danse avait lieu au son de la flûte, comme le texte l'indique.