‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecqueChapitre 211 sur 230 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

5. Cf. 116 sqq. Patin a beau dire qu’elleest dansles convulsions du désespoir (Eurip., I, p. 344), ces mouvements d’Hécube qui se roule par terre nous paraissent étranges, © 6. Troyennes, 122-137.

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pas ainsi qu'elle donnait à Ilion le signal de la danse, quand elle

S’appuyait sur le sceptre de Priam.

Ce qu'il importe de remarquer, c’est que la troisième Anabole est écrite en anapestes lyriques. Cela est certain, malgré les altérations du texte. Le reste est formé de systèmes ordinaires. Les anapestes thrénétiques sont amenés par l'émotion qui étreint l'âme d'Hécube, quand elle parle de l'approche des vaisseaux achéens. Cette partie est beaucoup plus éclatante que les trois autres. La vieille reine a conservé dans sa déchéance un souvenir inoubliable du jour où les Grecs abordèrent dans les anses du rivage troyen, au milieu du chant des flûtes et des syrinx. Ce fut le commencement de tous ses malheurs.

Ce morceau est écrit en un rythme assez varié, où dominent les dochmiaques mélangés d’iambes. Il est trop long pour avoir été chanté d'un seul trait.

Dans la première partie, Jocaste aperçoit Polynice. Le fils se jette dans les bras de sa mère, et les longues boucles de sa chevelure noire, couvrent un instant le cou maternel3. — Ce premier transport fait place à la réflexion. Jocaste remarque que son fils lui est rendu contre toute attente; aussi elle ne sait comment exprimer la joie qui l’accableé. — Suit, par une opposition naturelle, la description de la douleur qu'elle ressentit quand il quitta, après en avoir été exilé, la maison

paternelle5. — Alors qu'OEdipe, ayant appris la querelle de ses deux

fils, les maudissait et voulait se tuer; depuis, il vit à l'écart, privé de

2. 301-309 : éléments dochmiaques et iambiques. Le vers 303 est fortement corrompu. Les iambes commencent à 305, mais on devrait finir par un dimètre dochmiaque

309, si le texte n’était pas en souffrance. — 310-326 : les éléments dochmiaques se

trouvent aux vers 318, 319, 322-326. Dans 324, ajouter & devant téxvov. Tout le reste est iambique et trochaïque. — 327-336 : les éléments iambiques sont 327, 331, 2, 3, 4. Seul le vers 330 forme un dimètre anapestique. Tout ce qui reste est dochmiaque. — 337-354. Supprimer xa avec Hermann dans 337. On a des iambes jusqu’à 343, et des éléments dochmiaques, le plus souvent des dimètres, jusqu’à 349. Puis vient un vers logaédique, que suivent trois xœhx dactyliques. Finale dochmiaque. Comparer Schmidt, Monodien und Wechselgesänge, DVI sqq.

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