Ibid., 1403, 4pùe parano
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quence douloureuse de la jalousie affolée de celle qui les a mis au monde, soit plus émouvante et plus dramatique. Il est donc probable que les choreutes apparaissaient pendant la dernière tirade du deutéragoniste r. |
Quant aux épirrhèmes, ils sont récités par deux acteurs. Ils prennent la parole sans suivre aucun ordre, comme il est naturel?. La couple de strophes du chœur est précédée d’une proôde et d’une épode. Il fallait donc trois airs pour ces quatre parties. La prodde ne contient que des questions sur la cause des cris de Médée ; la strophe, des exhortations à la malheureuse ; l'antistrophe, des souhaits pour elle et des conseils à la nourrice; l’épode enfin résume en quelques traits heureux la situation de l'épouse, abandonnée et trahie, dans un pays si éloigné du sien, par l'infidèle Jason. À ce moment, le protagoniste sort du palais. Ces vers servent, pour ainsi dire, de cadre à son apparition qu'ils rehaussent et mettent en valeur. Le même artifice a été employé par tous les tragiques, quand ils ont voulu particulièrement intéresser les spectateurs à l'entrée en scène de leurs personnagesà.
Après ce drame, qui fut joué en 431, on ne rencontre pas avant 415 d'autre véritable Parodos dans laquelle la scène ait un rôle. Ce long intervalle servira peut-être à expliquer pourquoi l'on s’écarte tant des
formes rencontrées jusqu'ici :
À : ‘Hyey. à. ExdBn. Hury. à. ‘Exdfn. ‘Huy. «. Exdfn. ne NT ISERE PRESS RER PS B : Chœur.
1. Le chœur déclare, il est vrai, dès les premiers mots, avoir entendu les cris de Médée, qui sont antérieurs à son arrivée : il les a donc entendus avant d’entrer dans l'orchestre. C’est ainsi que dans l’Oreste, Hermione, qui arrive en scène au vers 1321, entend dans la coulisse les cris de sa mère, 1296, 1301. !
2. Cf., dans le chapitre 1V, la liste des Commoi à systèmes anapestiques, où cette irrégularité est frappante. Au contraire, quand les épirrhèmes sont iambiques, la succession des personnages est prévue d’avance.
3. C’est ainsi que dans l’OŒEdipe-Roi, l'exangélos prépare encore avec plus de soin l’arrivée du ripavvoc, après que celui-ci s’est crevé les yeux (1287-1296).
4. AA': 153-75 — 1796-96. BB': 197-213 — 214-229. Toute celte Parodos est composée en anapestes lyriques: cf. R. et W., p. 164 sq. Les spondées sont fort nombreux; certains couplets d'Hécube, surtout ceux qui terminent la première couple, sont écrits
Cette construction est très ingénieuse. L’anapeste, au lieu d’être récité, est chanté, comme le prouvent les dorismes qui s’y trouvent, mais il sert encore à marquer la cadence aux choreutes. Quand ceux-ci sont réunis dans l'orchestre, ils chantent ensemble les strophes BB”.
La mise en scène peut expliquer cette forme lyrique. Voici, en effet, comme il semble que se jouait ce chœur :
Hécube, à la fin de sa Monodie, appelle les Troyennes pour qu'elles l’aident à pleurer les malheurs d’Ilion :
AN 6 Tôv yarreypéuy Touwy dAoyor MÉAEG xat dovumpot,
rôgerat ”IAuov, aidlwmey.
Le premier demi-chœur entre dans l’orchestre, et le parastate qui le conduit, demande à Hécube la cause de ses lamentations. Il apprend que les Grecs vont mettre à la voile, et qu’il est lui-même sur le point de quitter le sol de sa patrie. Il appelle aussitôt le second demi-chœur, qui apparait à son tour, pendant que l'acteur chante le dernier xouudriov de la première strophe. Ces sept choreutes prennent place à côté de leurs camarades, et le second parastate questionne encore une fois la vieille reine, mais avec plus de précision, sur le sort qui lui est réservé. Il voudrait en particulier savoir quel est le nom de son futur maître. Hécube continue de déplorer l'infortune qui l’accable. On pourrait craindre qu’elle ne se répétàt, puisque le thème de son chant ne varie pas. Ce défaut est assez rare chez Euripide. Avec sa richesse de vocabulaire et sa dextérité dans l'expression, il fait miroiter chacune des facettes de la pensée qu’il développe; l’œil est ébloui des nombreux éclairs qu'il en tire, et l’on ne s’aperçoit plus qu'ils proviennent tous d'une même source lumineuse.
Quand la scène se tait, l'orchestre commence les strophes. Eschyle, après le récitatif de son coryphée, ne procédait pas autrement. Il est vrai qu'il ne paraît pas avoir employé souvent le rythme dans lequel ces strophes sont écritesr. Les idées qu’elles expriment sont voisines comme la Monodie qui précède. Le texte n’est pas toujours très sûr. L'élément 159 a une syllabe de trop: Kirchhoff: mpùs vavsiv. Le 161 est trop long d’un spondée, ou
d’un anapeste ; le même Kirchhoff retranche r\guwv. Le 225 est au contraire incomplet. Comparer le texte de Dindorf.
1. Voir pourtant les trois premières couples du Commos de la fin des Perses.
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de celles qui les précèdent. IL est remarquable que ces Troyennes choisissent en premier lieu Athènes, parmi les différentes villes qu'elles voudraient désormais habiter. Sparte, au contraire, leur semble un séjour odieux, tandis que la Sicile ne leur déplairait point'. On sent bien que c’est un Athénien qui les fait parler, et les spectateurs des Troyennes devaient souvent penser à ce dernier pays, en 4152,
Vient enfin un drame dont on ne connaît ni l’auteur ni la date. L'ouverture est partagée entre le chœur et la scène, comme dans la pièce précédente.
Ruésos : 1 — 5r35.
Anapestes : Coryphée, Hector, C. H, C. H.
À : Chœur. 4: Hector.
Cette partie lyrique se compose d’un dialogue anapestique entre le coryphée et Hector, et d’une couple de strophes, dont la première seule est suivie d’un épirrhème. Il est encore nuit. Les feux que l’on voit briller dans le camp des Grecs inquiètent la troupe des soldats troyens, qui forment le chœur. Leur chef vient avertir le fils de Priam de ce qui se passe.
Ces anapestes dialogués, qui servent d'introduction au drame, sont assez étranges. Peut-être a-t-on le droit d’y voir un souvenir de l’ancien monologue orchestique, modifié selon le goût du jour. Ce monologue était trop cadencé et trop lent. Pour lui donner plus de vivacité, on l’a coupé et réparti entre deux interlocuteurs qui conversent avec une