‹ Théorie des groupes fuchsiensChapitre 55 sur 75 · II, II' , II · texte numérisé non relu

II, II' , II

ne peuvent devenir inpnies à la fois.

Dans le cas général, ces fonctions ne pourront devenir infinies à la fois qu'aux dilTérents sommets des divers cycles de deuxième et de troisième espèces.

l'-xa minons maintenant ce qui arrive eu un somme! d'un cycle de deuxième espèce.

Si la somme des andcs du cycle est — et .si a est un soivniiei de deuxième espèce et A la valeur correspondante de z, la fonction,

LES FONCTIONS FUCHSIENNES ET l/ÉQU.VTION Am = C". 1 45

fuclisiennc

sora drvoloppable suivant les ])uissanccs de z — a, cl le développement commencera [lar un terme en (:; — a)". Le développement do

-j^ commencera donc par un terme en (z — a)"~' ; il vient donc

lon(Z - A) = n log {z - a)-h Q,

log^ = («- i)log(- -a)-h(y,

Q et (V restant finis pour r =: a, et, par conséquent,

i«s^?" = V^'os(Zo-A„)+():,

et enfin

()", Qg et q restant finis pour ^ = a. J'ajoute que q est développable suivant les puissances de Z — A, Z^ — A^, \/(Z — A)(Zo — A,,).

Passons aux sommets d'un cycle de troisième espèce; on aura alors dans le voisinase de ce cvcle

r^ = ']'(Z) + Mog(Z-A),

b étant une constante et ]/ une fonction développable suivant les puissances de Z — A. On tire de là

dz d'où

Ino

dz

log;7T = log(,Z - A) - 2 log (z-a)-h Q,

Q désignant une quantité qui reste finie pour z ^ a.

Journ. de Math. (5* série), tome IV. — Fasc. II, 1898. '9

l46 n. POINCAHK.

On aurait, de môme,

log-rr" = log-(Z„- A„)-2locr(;„-flo) + Q„,

Q„ restant lini pour z ^ a\ comme le sommet a est sur le cercle fondamental, on a aoo ^ i et, par conséquent,

,/ = — 2 lo"- Z — A + 2 log '— -^^^ -^ -I- r/,

5» restant fini pour z =-- a.

Observons maintenant que Ton a identiquement

z.z„— aa„ a (?„

(; — rt)(-o— «o) ; — fl - — «0

= ab\og{Z - A) 4- aj>, log(Z„ - A„)+ 7',

y' restant fini pour z ^ a.

Mais il est aisé de vérifier que le produit ab doit être réel, de sorte que

et

zz„— aa„

= 2ab lot;' I Z — A I + 7' = I02: 1 Z — A 1 c''° ,

y" restant fini pour z = a.

Nous trouvons donc enfin

;/ = — 2 log 1 Z — A I — 2 log log I Z — A I — -iq" + q.

Plus précisément, nous aurons

?/ = — 2 log I Z — A I — 2 log (log , Z — A I + ■]/) 4- 9,

'I et o étant holouiorplies en Z — A et Z„ — - A^.

Ainsi donc :

1° Dans le voisinage d'un sommet de la deuxième espèce, la dillV'rence

Il H lo"- z — A

LES FONCTIONS FUCIISIENNES ET l'ÉQUATION Ah = f". 1^7

reste finie, ou plus cxactcraenl, toutes les dilTérenccs

u H lofflZ — A . u -\ locf Z — A ,

„"+iiLp2log|Z"-A"|

ne peuvent pas devenir infinies à la fois.

2" Dans le voisinage d'un sommet de la troisième espèce, toutes les différences

u -\- 1 log I Z — A I + 2 log log I Z — A |, u' -\-i log I Z' — A' I -I- 2 log log I Z' — A' I , «"+ 2 log|Z"— A"| + 2 log log I Z" — A"|,

ne peuvent pas devenir infinies à la fois.

Il importe de se rendre compte de la raison de cette différence entre les sommets de la deuxième et de la troisième espèce.

Soit p- = X- -I-JK^) <^t- supposons, pour simplifier, que u soit fonction de c seulement; Téquation

peut alors s'écrire

^ ^ ap^ p do

Supposons que l'on veuille intégrer par approximations successives de la façon suivante ; nous prendrons

cP Un I du a

rfpî ^ p dp "'

dp- p dp '

d- 1!., I du^ n / „ -X.,, „ \

i48 H. roiNCAiiÉ.

Bornons-nous aux deux premières approximations; nous aurons, par exemple,

L'expression de «, devient illusoire pour p z= — 2, et l'on peut eu conclure que l'équalion ( '\) ne peut avoir d"intéc:rale de la forme

w = — 2 logp -1- c, (■ restant fini pour p := o; elle en a une, au contraire, de la l'oiine

Il := p loop 4- V si p n'est pas égal à — 2.

Kn revanche, réquation (4) admet [loui' intégrale

u =L — 1 logp — aloglogp — log4.

Je me contenterai de cet aperçu c|ui suffit jiour faire comprendre la dillérence entre le cas des sommets de la deuxième espèce qui correspond à. p dilTérent de — 2, et celui des sommets de la troisième espèce qui correspond à p ^^ — 2.

La variable z est le rapport des intégrales d'une certaine équalinn fuchsienne

(jui correspond à Técpiation (i) du paragraphe précédent. Si le « type » de cette équation est donné, on connaîtra : 1" La relation algéjjrique

2° Les valeurs A de Z cjui correspondent aux divers cycles de sommets, soit de la seconde, soit de la troisième espèce;

3" Le nombre entier 11 relatif à chacun des sommets de la secuuile espèce.

LES FONCTIONS FLCHSIENNES ET LEQl ATION A» = ''". l/)()

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