‹ Théorie des peines et des récompenses; (volume 2)Chapitre 105 sur 110 · OTE POUR LA PAGE 565, LIGNE IQ · texte numérisé non relu

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Celte opinion de Sniilh, que le commerce intérieur esl plus avantageux à la nation que le commerce extérieur, n'est rien moins que démontrée. La raison sur laquelle il se fonde est que le commerce intérieur emploie deux capitaux nationaux , tandis que le commerce extérieur se partage entre deux capitaux dont l'un est national, l'autre étranger. Mais qu'importe ? Si un marchand h Paris et un autre à Bordeaux appliquent leurs capitaux , l'un en soieries , l'autre en vins, et qu'ils fassent des échanges ré' ciproques, deux capitaux français sont employés : que le marchand de Paris trouve mieux son compte à envoyer ses étoffes de soie en Angleterre pour les échanger contre des cotons , le marchand de Bordeaux envoie ses vins à Londres ou ailleurs : il n'y a pas de raison de croire que son capital soit moins avantageusement employé de cette manière que de l'autre. Tout capital qui du commerce intérieur passe au commerce extérieur laisse un autre capital disponible qui ne restera pas oisif.

Supposer qu'il peut y avoir im défaut d'emploi pour des capitaux, ou supposer des capitaux superflus est une erreur; car tant qu'on peut produire, on active d'autres productions, on crée des demandes; ce n'est pas le trop qui est à craindre , c'est le trop peu. Une surabondance dans une marchandise est une preuve de disette dans d'autres.

Ceux h qui cette assertion pourra sembler éniguialiquc

OU paradoxale en Irouveront une explicaliou 1res claire dans l'excellent Traite d'cconomic poUtitjuc de M. Say, chap. des dcbouchcs.

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