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de Uï^plus coiirlo diircc dos maladies'; — (]iiels trilninaux ont termine })lus de procès et onl donné lieu à moins d'appels: — quels soins ont été rendus cilicaces pour écarter d'un district telle cause particulière d'insalubrité, de mendicité , de contrebande, de vice et de misère.
Ces rapports officiels, outre leur utilité politique pour le gouvernement, auraient, sans étalage, tous les bons effets de la récompense, de cette récompense en honneur qui ne coûte rien à l'état et maintient la force des ressorts moraux. Tous les services distingués trouveraient leur place dans ces annales; et les peuples, avec leur disposition naturelle à s'exagérer la vigilance et les moyens d'information du gouvernement , seraient bientôt persuadés que leur souverain, semblable à la Providence , a les yeux ouverts sur tout , et que cette inspection continuelle n'a pas seulement pour objet les fautes, mais les actions méritoires.
Ce projet n'est emprunté ni de la république de Platon ni de l'Utopie de Morus, il est même inférieur à ce qui a été exécuté de nos jours dans un empire composé de plus de cent départements ^ ;
' Voyez dans le Rapport sur VHôtel-Dieu^ pur Bailli, le tableau de la mortalilé des différents hôpitaux y et le procédé de ce calcul.
* Je veux parler de VAnalyse des procès-verbaux des
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et ces tableaux, qui pre'sentent par colonne§ tous les résultats de l'administration civile , économique, rurale et commerciale, ont été faits avec plus de facilité et de promptitude que n'en pourrait trouver tel seigneur russe de la part de ses intendants , s'il voulait obtenir d'eux l'état de ses domaines.
Si l'on établit des récompenses pour la verlu par rapport aux classes indigentes de la société, il n'y faut pas chercher l'éclat, ni supposer des sentiments de vanité qui agissent peu sur des hommes accoutumés à la dépendance et au calcul continuel de leurs besoins. Les institutions propres à de petites communautés doivent être appropriées aux circonstances locales et aux habitudes populaires. Dans un village ou un bourg, il pourrait être convenable , par exemple , d'assigner aux vieillards une place distinguée dans l'église : cette distinction, unie à un sentiment religieux et accordée au choix, n'aurait pas l'apparence d'une vanité flattée, mais d'un respect rendu à l'âge et au
conseils de dc'parlement, ouvrage, in-l^'' , publié eu France en 1802. — Le travail fut fait uniformément d'après une série de questions adiessées à chaque département par le ministre de l'intérieur.
Ces tableaux ont été disconlinué>. Voilà le fait; je ne reuiontc pas à la cause.
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souvenir d'une vie honorable. Il existe en Angleterre quelques institutions de charité pour des gens de métier qui ont essuyé des revers ( decayed ti-adesmen). On leur procure une situation plus douce que dans les hôpitaux; ils ont leur habitation séparée, un jardin, une petite pension annuelle. Ces retraites ne sont données que par élection à des individus recommandables; et la plaque de métal qu'ils portent sur leur habit n'est pas considérée comme une disgrâce, mais comme une distinction.
Diverses sociétés d'agriculture donnent une récompense pécuniaire aux domestiques qui sont restés attachés au service du même maître un certain nombre d'années; ce qui est considéré avec raison comme une preuve de fidélité et.de bonne conduite.
Ces sociétés donnent aussi une récompense pécuniaire aux journaliers, aux simples ouvriers des campagnes qui ont élevé un certain nombre d'enfants sans avoir eu recours aux fonds de la paroisse : c'est un encouragement à l'économie et à toutes les vertus habituelles qu'elle suppose. Mais ce moyen, comme remède, est bien faible contre les inconvénients du système établi pour le soulagement des pauvres.
Dans ces deux cas , la récompense est en argent, mais l'argent est joint à l'honneur; la publicité
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des Rapports devient un certificat pour l'individu dans son district particulier.
En examinant tout ce qui s'est pratiqué à cet égard en Hollande, en Suisse, en Angleterre et ailleurs, on aurait un assortiment de moyens rémunératoires pour telle ou telle classe de la société; mais tout dépend de l'application. Le gouvernement ne saurait se charger de ce soin. 11 n'y a qu'une inspection locale qui puisse connaître les circonstances et surveiller les détails.
Après tout, le plus puissant, le plus général de tous les motifs rémunératoires , c'est l'e-time publique, juste et éclairée, c'est-à-dire dirigée par le principe de l'utilité. Qu'une nation estime une vertu , c'est une plante dont la culture sera toujours heureuse; que cette vertu cesse d'être dans la même estime, elle déclinera dans la même proportion. Le caractère d'un peuple est le climat moral qui tue ou vivifie les semences du bien.
Examiner pourquoi, dans telle époque, dans tel gouvernement, une vertu jouit d'une considération particulière ; pourquoi les vertus d'un Cur~ Uus , d'un Fabricius , d'un Scipioii doivent éclore et se développer dans Rome ; pourquoi d'autres temps et d'autres pays ne comportent guère que des courtisans, des flatteurs, des beaux cs])rils, des hommes polis et aimables, sans énergie et sans patriotisme : c'est une analyse historique et
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morale (|iii oxi^c une étiule approfondie des conslitulions politi(iucs et des circonstances particulières d'un peuple. On v venait en dernier résultat que les qualités nécessaires pour 7'éiissii' sonl toujours les qualités généralement estimées.
Mais Teslime publi(jue est libre, essentiellement libre, indépendante de l'autorité suprême, qu'elle cite même à son tribunal. Voilà donc, ce me semble, le plus grand trésor des récompenscssousti ait au gouvernement! jSon; il lui est facile de s'en emparer. L'estime publique ne se laisse pas forcer, mais elle se laisse conduire. 11 ne faut à un souverain vertueux qu'un peu d'art pour appliquer cette haute paye d'estime au genre de service (ju'il a besoin de créer.
Il y a une considération déjà toute acquise pour la richesse, les honneurs et le pouvoir. Si le souverain, dispensateur de ces dons, ne les accorde qu'à des qualités utiles, s'il joint ce qui est déjà estimé à ce qui doit être estimable, son succès est infaillible. La récompense opère comme une proclamation qui notifie son suffrage et signale telle ou telle conduite comme méritoire à ses yeux. — Son premier effet est celui d'une instruction morale.
Le même service , sans la récompense , n'aurait pas eu la même notoriété; il se fût perdu dans le vague des bruits publics, et confondu avec les pré-
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tentions plus ou moins fondées entre lesquelles Topinion s'égare. Muni de cette patente du souverain, il est authentique , il est visible : ceux qui ignoraient sont instruits , ceux qui doutaient sont décidés; les ennemis et les envieux deviennent plus timides; la réputation se fixe et devient permanente. — Le second effet de la récompense est dans cet accroissement de durée et d'intensité de l'estime publique.
Aussitôt tous ceux qui ont des vues d'intérêt, qui aspirent aux honneurs ou à la fortune, ceux qui aiment le bien public , mais qui l'aiment comme des hommes ordinaires , non comme des héros et des martyrs, se jettent avec empressement dans une carrière où le souverain a consolidé l'intérêt privé avec l'intérêt public. Ainsi , une bonne dispensation des grâces fait tourner au bien de l'état toutes les passions individuelles ; et celles mêmes qui sont comme neutres entre le vice et la vertu viennent se ranger du côté qui leur promet le plus d'avantage.
Telle est la puissance des souverains. Il faut être bien malhabile dans la distribution des honneurs pour les séparer de l'estime publique, qui a tant de penchant à s'unir avec eux. Toutefois rien n'est plus commun : on voit en Europe des cours où les décorations splendides, les ordres , les étoiles en diamant à double et à triple étage, ne forment
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pas même dans ropinion puMiqiio un préjuge favorable à ceux cpii en sont revêtus. C'est un signe de crédit, non une preuve de mérite.
« Les honneurs , entre les mains des princes , » ressemblent à ces talismans dont les fées font » présent dans nos contes à leurs favoris. Ces talis- » mans perdaient leur vertu sitôt qu'on en faisait
» un mauvais usage '. »
Lettre d' Helvélius au comte de Shouvaloff.
l58 AUTRES EMPLOIS