‹ Théorie des peines et des récompenses; (volume 3)Chapitre 23 sur 111 · VIII. — Suppression du pouvoir de nuire · texte numérisé non relu

VIII. — Suppression du pouvoir de nuire

Une peine qui ôte le pouvoir de nidre est très bonne quand elle n'est pas trop dispendieuse. L'emprisonnement, pendant sa durée, suspend le pouvoir de nuire ; les mutilations peuveni le réduire presque à rien ; la mort l'anéantit.

S'il est des cas où l'on ne puisse ôter le pouvoir de nuire qu'en ôtant la vie , c'est dans des circonstances extraordinaires : par exemple, dans des guerres civiles, lorsque le nom d'un chef, tant qu'il vit, suffirait pour enflammer les passions de ses partisans : et même la mort, appliquée à des actions d'une nature si problématique, doit être plutôt considérée comme un acte d'hostilité que comme une peine légale.

Il est des cas où l'on ôte le pouvoir de nuire avec la plus grande économie de peine. Le délit consiste-t-il dans un abus de pouvoir, dans l'infidélité d'une gestion: il suffit de déposer le délinquant , de lui ôter l'emploi , l'administration.

la tuU'IK', le fidéiconimis dont il abuse. C'est un moyen également à Tusage du gouvernement domestique et du gouvernement politique.

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