‹ Théorie des peines et des récompenses; (volume 3)Chapitre 25 sur 111 · X. — Converlibilité en profit · texte numérisé non relu

X. — Converlibilité en profit

Qu'une peine soit convertible en profit, c'est une qualité de plus, et qui, dans plusieurs cas, est d'une grande valeur.

Quand un crime est commis et ensuite puni , il en résulte deux lots de maux, — le mal du délit, — et le mal de la peine. Dans tous les délits où il y a une partie lésée , si la peine est de nature à donner un profit , appliquez ce profit à la partie lésée , vous guérissez le mal du délit ; et en soldant le compte , il ne reste plus qu'un lot de mal au lieu de deux qui existaient d'abord. Quand il n'y a point eu de partie lésée, comme dans les délits dont tout le mal consiste en alarme ou en danger, il n'y a point de blessure à guérir : mais cependant si la peine est de nature à donner du profit, c'est une somme nette de bien dans la balance.

Cette propriété se découvre dans cette espèce de peine qui consiste en déchéances de pouvoir : le poste honorable ou lucratif perdu par les uns est obtenu par d'autres plus dignes. Mais les

peines pécuniaires sont les seules qui soient complèlcnicnt douces de cette qualité. ' ^

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