‹ Théorie des peines et des récompenses; (volume 3)Chapitre 82 sur 111 · VI. Condition de liberté politique · texte numérisé non relu

VI. Condition de liberté politique

Je ne dirai qu'un mot sur un sujet qui demanderait un volume.

La perte de liberté constitutionnelle s'opère par une révolution dans la condition , non d'une personne en particulier , mais de la communauté entière. Cette perte de liberté est le résultat d'une nouvelle distribution des pouvoirs dans le corps gouvernant, — distribution qui rend les person-

yrai , comme dit Montesquieu, que ce sont des hommes noirs depuis les pieds jusqu'à lu tête.

N. B. On a reproché à cet illustre puhliciste le ton de son chapitre sur l'esclavage des nègres ; mais n'est-ce pas l'ironie amère de l'indignation ?

nés investies d'autorité moins dépendantes de la volonté des gouvernés.

Mais le pouvoir de commander ne peut être fondé que sur une disposition correspondante à obéir. Or, comment se fait-il que la communauté se prête à l'obéissance envers ceux qui attaquent sa liberté ? Cela ne peut arriver que par une conquête qui soumet le peuple vaincu à une force irrésistible, — ou par l'habileté d'un chef qui séduit , corrcmpt , intimide et fait graduellement plier les mœurs et les lois à ses volontés : mais en dernière analyse la liberté politique d'une nation ne peut être détruite que par le lâche con^ sentement de la nation elle-même.

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