‹ Théorie du droit constitutionnel français esprit des constitutions de 1848 et de 1852 et des sénatusconsultes organiques précédé d'un essai sur le pouvoir constituant et d'un précis historique des constitutions francaisesChapitre 262 sur 567 · ART. 24. — SUFFRAGE ÉLECTORAL · texte numérisé non relu

ART. 24. — SUFFRAGE ÉLECTORAL

la grandeur d’un territoire, s’il s’y trouve moins de citoyens que dans un autre ? Ce sont les hommes qui sont représentés et non le sol. Deux populations sont égales, mais l’une est agricole et pauvre; l’autre est manufacturière et riche. Les intérêts de la première sont-ils moins dignes de protection que les intérêts de la seconde?

760. Il est possible que, de deux populations égales, l’une contienne moins de citoyens que l’autre; mais la différence sera presque toujours susceptible d’être négligée, comme infiniment petite. D’ailleurs les électeurs représentent eux-mêmes le surplus de la population. Tout Français serait citoyen, s’il était capable d’en exercer les droits.

761. Supposons la nation entière égale à sept cent cinquante : la population de chaque département se trouve réduite à un certain norflbre, qui est aussi celui de ses députés. Ce nombre peut être fractionnaire. Soient, par exemple, deux départements dont les populations égalent, l’une 8 î;' l’autre 3 Il faut opter : on donnera huit représentants au premier, et quatre au second ; ou bien, neuf au premier, et trois au second. En pareil cas, il est permis de préférer le département qui est le plus riche, proportion gardée. C’est celui dont la population a le plus de chances de s’accroître.

Article 24.

Page 1