‹ Théorie élémentaire de la botaniqueChapitre 51 sur 84 · I>HYT0GRAPI1I E · texte numérisé non relu

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5. ° Une plante n’est pas censée connue lorsqu’on l’a seulement désignée par un nom; mais il faut encore que ce nom soit accompagné au-m'oins d’une phrase caractéristique suffisante pour la faire reconnaître ; ainsi, par exemple, on n’est pas obligé à admettre des noms qui ne se trouvent que dans un simple catalogue de jardin ; mais lorsqu’on les connaît d’une manière certaine , et qu’ils sont conformes aux règles , il vaut mieux les admettre que d’en créer de nouveaux.

6. ° Enfin la date des noms ne compte que de l’époque de leur impression seulement ; si les noms demeurés manuscrits étaient admis , chacun soutiendrait avoir le premier décrit la plante et en avoir à dessein retardé la publication. Ainsi on ne découvre pas une plante dans les Pyrénées, que M. Lapeyrousene prétende l’avoir trouvée auparavant, et ne s’arroge le droit de changer le nom sous lequel elle a été publiée. Que deviendrait la nomenclature méthodique, si chacun de ceux qui ont étudié une province en faisait autant?

Hors ces cas , qui dérivent de la nature même des choses , tout changement de nom est interdit , et on ne doit point les admettre, lors même qu’ils sont proposés par des Botanistes célèbres. Tout ce que doit faire alors le Naturaliste, c’est de consigner ces noms à la suite du premier : la réunion de ces noms rejetés , forme ce qu’on nomme la Synonymie dont nous allons nous oc- % cuper un moment.

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