‹ Théorie élémentaire de la botanique, ou exposition des principes de la classification naturelle. Et de l'art de décrire et d'étudier les végétauxChapitre 15 sur 86 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Comparaison des organes.

§. 49* Ta première question qui se présente dans cet examen, est de déterminer, autant que la chose en est susceptible , le rang que les organes des plantes doivent occuper dans la hiérarchie organique. Cet objet a été souvent discuté par les plus grands botanistes, mais 11’a , ce me semble , pas encore été considéré sous son vrai point de vue : que certains organes soient plus importans que d’autres, c’est ce que personne 11e nie; ainsi, pour choisir un exemple dans des êtres dont l’anatomie est bien connue , personne ne doute que , dans l’organisation des animaux , le cœur , par exemple, n’ait plus d’importance que la veine hépatique, le cerveau plus que le nerf optique, etc.; et pour revenir au règne végétal, personne, je pense , ne contestera que le pistil ne soit plus important que les nectaires, ou les feuilles plus que les aiguillons. Mais si l’on vient à me demander lequel est le plus important, du cœur ou du cerveau d’un animal, du pistil ou de la feuille d’une plante, il me sera impossible de donner une réponse positive, parce que l’usage de chacun de ces organes est relatif à des fonctions diverses, que je puis bien esti-

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mer l’importance de chaque organe dans la fonclion à laquelle il est destiné, mais non pas relativement à une classe de faits avec laquelle il n’a point de relations. C’est ainsi que, dans l’ordre social (qu’on me permette cette comparaison grossière ) , je puis bien affirmer, par le simple raisonnement, qu’un général est plus qu’un capilaine, un gouverneur de province plus qu’un maire de village; mais la volonté arbitraire du souverain , peut seule décider lequel dans chaque cas particulier doit avoir la préséance, du général ou du gouverneur , du capitaine ou du maire. Je tirerai donc, de ces considérations élémentaires, ce premier théorème, que dans la classification des êtres organisés , le degré d’importance de chaque organe ne peut être calculé exactement , que relativement aux organes qui se rapportent à la même classe de fonctions .

§. 5o. Si nous appliquons ce principe au règne végétal, nous verrons que ce règne présente deux grandes classes de fonctions, savoir, la conservation de l’individu et la conservation de l’espèce, ou, en d’autres termes, la végétation et la reproduction. Dans le règne animal , on distingue trois grandes fonctions, savoir: la reproduction, la nutrition ou la vie végétative , et la vie animale, qui comprend la sensibilité et la motilité. Tous les organes servent nécessairement à l’une ou à l’autre de ces fonctions; l’importance comparative du rôle qu’y joue chacun d’eux pourra se déterminer, mais je ne pourrai point estimer d’une manière exacte le rapport d’un organe d’une classe, avec tel autre organe de l’autre classe. Mais pourrions-nous comparer les classes ellesmêmes ? Qui osera décider si , aux yeux de la nature , la vie de l’individu est plus ou moins importante que celle

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de l’espèce? Qui ne voit pas que chacune de ces fonctions doit nécessairement avoir un égal degré de perfection dans chaque race, car la race n’en serait pas moins détruite, quelle que fût celle qu’on supposât inférieure à l’autre? De l’égalité de ces deux grandes classes de fonctions , je déduis ce second théorème , qu "mie classification f supposée parfaitement exacte') établie sur V une des deux grandes fonctions des végétaux , sera aussi naturelle que si elle avait été établie sur V autre avec le même soin

§. 5i. Je ne doute point qu’à la vue de cette proposition , plusieurs botanistes penseront qu’elle ne tend à rien moins qu’à détruire la préférence accordée jusqu’ici aux organes de la fructification, et par conséquent tout l’édifice de la classification actuelle; je les prie de suspendre un instant leur opinion, et de se rappeler ici un raisonnement fort simple que j’ai déjà indiqué ailleurs ( introduction, § io ). Si les naturalistes ont presque tous cherché la base de la classification des végétaux dans les organes reproducteurs, les causes en sont, i.° que les végétaux étant fixés au sol et incapables de choix dans leurs alimens, se nourrissant presque tous des mêmes matières, ne doivent présenter que peu de différences quant aux organes nutritifs, et que par conséquent, on a dû chercher les caractères dans un ordre de fonctions où les différences fussent plus sensibles; tels sont ceux déduits de la reproduction. 2.0 La grande suprématie des organes fruclificateurs s’est établie à une époque où on connaissait peu ou point la vraie structure des organes nourriciers; et encore aujourd’hui, comme on connaît beaucoup mieux l’ensemble de la reproduction que de la nutrition, on fait bien de donner plus d’importance à la première qu’à la

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seconde; on le peut avec d’autant plus de sécurité, que si on raisonne bien sur cette fonction, on arrivera nécessairement et plus facilement à un résultat qui sera tout aussi juste que si, avec beaucoup plus de peine, on avait suivi les nuances difficiles à saisir des organes de la nutrition. Ainsi, bien loin que le principe de l’égalité des fonctions tende à changer la marche reçue, il sert au contraire à la confirmer; mais en la réduisant à sa véritable valeur, il en résulte, en effet, comme conséquence évidente, csgden attendant qu on puisse établir une classification complète et rigoureuse sur chacune des fonctions , on doit choisir celle où nous pouvons marcher avec le plus de certitude ; et daiis V état actuel des connaissances , c est évidemment la reproduction .

§. 5s. Mais poursuivons notre raisonnement; supposons que les deux fonctions soient également bien connues, et dans leur ensemble, et dans leurs détails; supposons que , d’après chacune d’elles, on ait établi 11113 classification naturelle; je dis que ces deux classifications seront très-vraisemblablement identiques entre elles; en effet , tout ce que nous connaissons sur la nature générale des êtres organisés, tend à prouver qu’un certain degré de complication dans une fonction, est toujours lié avec un degré sensiblement égal de complication dans une autre; car quoique, par la pensée, nous considérions les fonctions comme distinctes , elles n’en sont pas moins toute*- intimement liées dans un être qui est composé de leur combina ison, et non de leur simple mélange. Qu’on jette les yeux sur l’ordre social , cette fidèle image des êtres organisés ; n’est-il pas vrai qu’en général l’industrie d’une nation est proportionnée à sa civilisation ? Qu’une manufacture très-compliquée s’établisse dans un pays sauvage, elle y sera sans but et sans moyens, et

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périra; quune manufacture très-grossière se forme dans un pays industrieux, elle ne pourra soutenir la concurrence des autres, et sera détruite : il en est de même dans la nature ; qu’un appareil compliqué d’organes générateurs se trouve lié avec une nutrition très-simple, il ne pourra y trouver les sucs déjà élaborés nécessaires à ses fonctions, et l’espèce se détruira; qu’un appareil trop simple d’organes se trouve uni à une nutrition très-compliquée, il n’aura point assez d’énergie pour diriger à lui les sucs nécessaires , ou ne saura employer des matières trop élaborées, et l’espèce se détruira ; elle ne se maintient donc que par l’équilibre des fonctions. Si, de la simple théorie, nous en venions aux applications, ne verrions-nous pas déjà un grand nombre de cas où les caractères nutritifs , une fois connus , se sont trouvés d'accord avec ceux de la reproduction. Césalpin , raisonnant d’après ces derniers seuls, mais raisonnant avec quelque rigueur, arrive à établir certaines classes déduites de la structure de l’embryon. Plusieurs siècles après, Desfontaines, observant les seuls organes de la végétation, est conduit à établir la même coupe, et donne ainsi l’une des plus grandes preuves de la concordance de ces deux systèmes d’organes. Que si l’on descendait dans les détails , pourrait-on comprendre autrement , pourquoi à telle structure de la fleur ou du fruit, se trouve toujours liée telle structure des organes de la végé* tation ? Sans entrer dans tous ces détails, qui deviendront plus clairs par la suite, je crois déjà être autorisé à admettre ce troisième théorème de taxonomie végétale, savoir : que les classes vraiment: jiaturelles , établies d'après une des grandes fonctions du végétal , sont nècessaireînent les mêmes cjue celles qui sont établies sur V autre r, et je trouve ici un critère très-utile pour

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reconnaître si une classe est naturelle ; c’est que, pour la proclamer telle, il faut y être arrivé par les deux voies que présente l’organisation végétale ; ainsi, j’affirme que la division des Monocotylédones et Dicotylédones , la distinction des Graminées d’avec les Cypéracées, etc., sont des divisions naturelles, parce que, dans ces cas, j’arrive au même résultat par les organes reproducteurs et nutritifs, tandis que la distinction des Dicotylédones monopétales et polypétales , ou celle des Rhodoracées et des Ericinées, me paraît artificielle, parce que je ne puis y arriver que par la considération des organes reproducteurs. La classification naturelle du règne animal, a été plus aisée et plus certaine que celle du règne végétal, parce qu’ayant une classe de fonctions de plus, on a eu aussi un moyen de plus de vérification et de concordance. Celle du règne minéral , qui se compose de Raccord des caractères chimiques avec ceux déduits des formes essentielles ou de la cristallographie, est, sous ce rapport théorique, au même degré de difficulté que la classification végétale.

§. 53. Mais , quittant ces considérations peut-être trop générales, cherchons à déterminer comment on doit évaluer l’importance comparative des organes ; et d’abord les êtres organisés se présentent toujours avec deux sortes de parties qu’on a coutume de nommer jolides et liquides , et qu’on devrait plutôt nommer 'vivantes et sécrétées • la nature de ces dernières parties est nécessairement déterminée par la structure des premières. Les mêmes matières élaborées par deux êtres différens, produisent, comme chacun sait, des résultats très'divers ; tandis que des matières hétérogènes, élaborées par des êtres semblables , donnent des produits homogènes : les parties sécrétées sont donc subordonnées

aux premières ; et nous devons , quant à la classification, tirer de cette distinction un quatrième théorème, savoir : que dans la classification des êtres organisés, on ne doit, en général, employer que leurs organes proprement dits ou leurs parties vivantes , et non les matières sécrétées par ces organes ; ainsi, par exemple, il était contraire à la bonne logique, que la nature, et surtout la couleur du sang, eût servi de base à la classification zoologique, parce que,- quelle que soit l’importance de ce fluide, quel que soit le rôle actif qu’il semble

jouer, il n’est cependant que le résultat de la structure des organes qui le confectionnent.

§• 54. Observons , cependant , que dans les cas où nous ignorons la cause de la nature de certains sucs, nous ne laissons pas que de pouvoir employer utilement la nature de ces sucs comme caractère , mais c'est alors , si jose m’exprimer ainsi, par une sorte d’ellipse- par exemple, lorsque je dis que l’un des caractères des Sapotees est d’avoir le suc propre laiteux, c’est une manière abrégée de dire que les Sapotées ont les vaisseaux propres , construits de manière à n’y élaborer ou n’y recevoir que du suc laiteux; mais comme, dans l'état actuel des choses, nous ignorons quelle est la circonstance de la structure végétale qui détermine celte nature U suc propre, nous sommes obligés de nous contenter a Signe, ne pouvant exprimer la réalité. Nous arriverons donc ainsi à cette proposition, qui n’est qu’une modification de la précédente, qu’o« peut utilement se servir de la nature des matières sécrétées, pourvu qu on ne la considéré que comme indice d'une modification dans la structure de l'organe sécréteur et

seulement dans les cas où cette modification nous est inconnue.

A.u moyen de ces deux règles fort simples, on évité, dans la Taxonomie , et les erreurs dont les humoristes avaient surchargé la Physiologie animale, et les exagérations de certains botanistes, qui prétendent ne devoir tenir aucun compte de la nature des matières sécrétées , quoique celles- ci déterminent la plupart des qualités sensibles des plantes, telles que la couleur, 1 odeui , la saveur , etc»

§. 55. Mais il ne suffit pas de savoir que les organes méritent plus d importance que leuis lesullats; il laut maintenant, dans chaque (onction, indique! les moyens d’estimer la valeur des organes : ceux qu on a pioposés jusqu ici sont de deux sortes, savoir : a priori et a posteriori, ou par le raisonnement et par 1 observation. Quant au premier moyen, il ne peut s appliquer que dans le cas où nous connaissons l'usage d’un organe ; alors le simple raisonnement peut donner une idée de son importance : prenons pour exemple les organes reproducteurs ; il est clair que ce qui constitue essentiellement la reproduction, c’est la fécondation ; que les oiganes fécondateurs ont donc évidemment plus d’importance que toutes leurs enveloppes. Parmi les organes sexuels, tous les deux sont d’abord également indispensables; mais le rôle de l’organe ma. e est très-couit, et pou irait, jusqu’à un certain point, s’assimiler à celui de celte partie des organes femelles qui se détruit apiès la lécondation ; comme l’organe femelle renferme, outre cette partie destructible, une autre pour laquelle toute l’opéra» tion est faite, il est clair que l’organe femelle a pins d’importance physiologique que 1 organe male ; clans cet organe femelle même, il reste deux parties très- distinctes après la fécondation , la graine et son enveloppe, dont la première a évidemment plus d’importance que la seconde; si j’applique les mêmes raisonnemens à la

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graine , je trouverai que l’embryon est la partie îa plus importante de toute la fonction de la reproduction. Cette marche de raisonnement, dont chacun peut facilement suppléer les détails, donne pour progression dans Finiportance des organes fructificateurs ,

i°. L’embryon qui est le but de tout ;

2°. Les organes sexuels qui en sont le moyen, et ici je comprends les étamines et cette partie du pistil qui va du stigmate à l’embryon;

3°. Les enveloppes del’embryon, savoir, lestégumens de la graine et le péricarpe.

4°. Les enveloppes des organes sexuels, ou la corolle, le calice et les involucres;

5°. Les nectaires ou organes accessoires.

Si le raisonnement ne nous donne aucun moyen de mesurer numériquement les inégalités des caractères , il peut nous guider pour estimer ceux qui sont d’égale ou d’inégale valeur, pour apprécier les variations de valeur qu’on doit leur attribuer dans différons cas; c’est ce que nous verrons dans la suite, après avoir jeté un coup - d œil sur le second moyen général qu’on peut indiquer pour estimer la valeur comparative des organes.

§. 56. Ce second moyen, très-ingénieux, quoique peu applicable, a été indiqué pour la première fois par M. de Lamark, dans le discours préliminaire de la Llore française; il est fondé sur un principe qui , de l’aveu de l’auteur même, n’est pas incontestable, mais qu’on doit î egai der comme très-plausible, savoir : qu y une partie, de la fructification doit être censée avoir dJ autant plus de valeur , qu elle existe dans un pins grand nombre d espèces. Si on ne considère cette hypothèse que dans ses généralités, et en ne sortant pas de la même fonction, elle ne peut souffrir aucune difficulté réelle ;

mais aussi elle ne présente qu’une utilité très-médiocre : ainsi, par exemple, quoiqu’à la rigueur, nous 11e connaissions ni l'embryon , ni les organes sexuels, ni les tégumens séminaux et floraux de toutes les plantes , cependant les exceptions sont trop bornées et paraissent trop évidemment déterminées par notre ignorance actuelle, pour que nous puissions y attacher de l’importance; mais l’utilité de cette manière empirique de juger l’importance d’un organe, devient plus grande en descendant dans certain détail : ainsi, par exemple, il est évident que les nectaires des fleurs qui ne se trouvent que dans un petit nombre de plantes, sont des organes moins importans que les quatre premières classes établies tout-à-l’heure par le raisonnement; que les filets des étamines, ou les styles du pistil, qui manquent bien plus souvent que les anthères ou les stigmates, sont d’une moindre importance qu’eux. Mais le simple raisonnement aurait, dans presque tous les cas, conduit au même résultat d’une manière plus simple et plus lumineuse en effet, si j’appliquais en particulier, à chacune des quatre classes d’organes fructificateurs, la même marche de raisonnement déjà indiquée, je pourrais de même faire sentir la valeur comparée des moindres organes de chaque classe; et de même qu’en commençant cet article, j’ai fait remarquer qu’on ne peut pas comparer des organes appartenant à diverses fonctions, de même je pourrais montrer que, dans une fonction quelconque, on ne peut comparer que les organes relatifs a une même partie de la fonction.

Observons encore ici que la méthode de juger l’importance des organes par leur universalité , s’applique trèsheureusement à certains phénomènes auxquels on serait tente de donner trop d’importance : ainsi, par exemple,

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les mouvemens spontanés de Yhedysannn gyrans^ onde la sensitive, ont engagé plusieurs naturalistes dans des comparaisons forcées avec le règne animal : s’ils eussent fait attention que ces faits sont extraordinairement rares et tout- à-fait isolés dans le règne végétal, ils eussent senti qu’on ne devait pas leur attribuer une importance considérable; c’est toujours sur les faits communs et universels, qu’on doit établir les théories générales.

§. 57. Il est un troisième moyen de juger de l’importance des organes, qui mérite aussi quelque confiance ; c’est d’observer jusqu’à quel point tel organe donné est plus ou moins constamment lié avec la structure de certains groupes, déjà avoués par tous les naturalistes; ainsi par exemple, si j’avais à décider lesquelles sont les plus importantes des stipules ou des épines, je conclurais que ce sont les stipules,, parce qu’il y a un grand nombre de familles bien authentiques, dont toutes les espèces ont (1) ou n’ont pas (2) des stipules , tandis qu’il y a plusieurs familles (3), où l’on trouve indifféremment des plantes avec ou sans épines ; si j’avais à décider quelles sont celles qui ont le plus d’importance, des glandes vessiculaires ou des glandes nectarifères, je conclurais pour les premiers, parce qu’il y a de même plusieurs familles , telles que les Hypéricées, les Myrtées, les Hespéridées , dont toutes les espèces ont des glandes vessiculaires; d’autres telles que les Graminées, les Cariophyllées qui n’en ont jamais, tandis qu’011 trouve indifféremment des plantes avec ou sans nectaire

(1) Les Rubiacées , les Amentacées , les Malvacées, etc.

(2) Les Cariophyllées, les Conifères, les Primulacées, etc.

(3) Les Rosacées, les Légumineuses, etc.

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dans les Polémonidées , les Renonculacées ; en effet, ies organes qui existentou manquent dans toute une famille à-la-fois sont évidemment liés avec sa symétrie générale d’une manière plus intime que les autres.

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