‹ Théorie élémentaire de la botanique, ou exposition des principes de la classification naturelle. Et de l'art de décrire et d'étudier les végétauxChapitre 30 sur 86 · IC · texte numérisé non relu

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vérification et de l’exposition de nos idées, il pourra, partant des principes généraux , établir à priori les classes générales ; puis , subdivisant ces classes d’après les mêmes principes, il formera successivement toutes les divisions secondaires , et arrivera ainsi jusqu’aux individus.

§. i56. La première méthode est presque la seule d’après laquelle les Naturalistes aient travaillé jusques à présent. Ils ont examiné les individus qui les entourent % ils ont vu que certains se ressemblent beaucoup entre eux, et se reproduisent à-peu-près semblables parla génération. Ils ont fait de la réunion de ces individus un premier degré d’association qu’ils ont nommé Espèce. Examinant les espèces comparées entr’ellês, ils ont vü que certaines se ressemblaient beaucoup par tout l’ensemble de leur structure, sans jamais cependant pou» voir se changer l’une dans l’autre. Ils ont fait de la réunion de ces espèces semblables, un second degré d’association qu’ils ont nommé Genre. Raisonnant sur les genres , comme ils l’avaient fait sur les espèces, ils les ont aussi groupés en associations plus générales , qu’on a nommées Familles ; et enfin , les familles comparées enfr’elles se sont rangées sous Un petit nombre de Classes.

§. 1 5y. Cette marche est peut-être la seule qui soit praticable , surtout tant que nous ne connaissons pas là totalité du règne végétal ; mais elle offre cependant quelques inconvéniens assez graves. En remontant ainsi des idées particulières aux générales, nous nous trouvons dans l’impossibilité de comparer entr’eux avec exactitude les divers degrés d’association que nous établissons, et de peser la valeur précise des caractères d’après lesquels nous les unissons : aussi est-il nécessaire,

qu'âpres ce premier travail du particulier au général , on en fasse un autre , qui est de partir des généralités pour descendre jusqu'aux moindres détails. Ce second travail, beaucoup plus difficile que le premier, ne peut encore , vu l’imperfection de nos connaissances , se faire avec toute l’exactitude désirable; mais on est aujourd’hui, et c’est déjà un grand pas de fait, assez avancé pour en sentir l’utilité et la possibilité. Avant cl entier dans aucun développement à cet égard , il convient d’examiner chacun des degrés d’association que

j’ai cités plus haut.

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