II. -— Microscope composé
Il est forme par la réunion d'un système convergent, appelé objectif, donnant une image réelle, agrandie et renversée de l'objet, et d'un second système convergent, appelé oculaire, fonctionnant par rapport à cette image réelle comme une loupe.
La Jîg, 33 indique la marche des rayons.
Dans ce nouvel assemblage de deux verres, l'expression du grossissement est toujours
Or, ~ est le grossissement de l'oculaire et ~ est le grossis-
sèment de l'objectif, car, en consultant la figure, on trouve, parles deux triangles rectangles semblables H'N'F' et A'F'P',
AP ~ JN'F ~"/," Ainsi, dans le microscope composé, le grossissement linéaire
Fig. 33.
est égal au produit du grossissement de VobjectiJ par le grossissement de V oculaire.
III» -— Lunette astronomique.
La lunette astronomique se compose : i® d'un objectif con-vergent, donnant une image réelle et renversée de l'objet; 2** d'un oculaire convergent, faisant fonction de loupe et donnant une image virtuelle qui est contemplée par l'œil. L'ouverture et par suite la distance focale de l'objectif sont considérables; l'oculaire a une ouverture et une distance focale beaucoup plus petites. Dans le microscope composé, le
contraire se présente. Lsi/ig, 34 indique la marche des rayons venant d'un objet éloigné.
Dans les instruments d'Optique qui s'emploient pour faciliter la vision d'objets éloignés, tels que les lunettes et les télescopes, on n'a plus en vue le grossissement linéaire, comme dans les appareils précédents, mais bien le grossissement angulaire, c'est-à-dire le rapport du diamètre apparent de l'image au diamètre apparent de Tobjet, et ce rapport change quand on fait varier les positions relatives de l'objet et de Toculaire par rapport à l'objectif.
Si l'on veut que le grossissement soit vraiment spécifique
du système, il faut ajuster la lunette de telle sorte que les rayons qui entrent parallèles en sortent encore parallèles, c'est-à-dire il faut que la lunette soit disposée pour la vision nette d'objets infiniment éloignés, à l'aide d'un œil infiniment presbyte. Alors le second plan focal de l'objectif coïncide avec le premier plan focal de l'oculaire; o =: o, et les points principaux et focaux du système résultant sont à l'infini. Il semble que dans ce cas il y ait échec à la méthode de Gauss : il n'en est rien, car remarquons que, dans cet état d'ajustement de la lunette, le grossissement angulaire est Vinverse du gros-
sissement linéaire, ou
Or on a reconnu plus haut que, V tendant vers rinfini et ô vers zéro, le produit V8 prenait pour valeur limite /J. Il vient donc, pour le grossissement spécifique cherché,
C'est le rapport de la distance focale de Fobjectif à celle de l'oculaire.