INDUSTRIE MANCFACTURIÈIIE DE LA FRANGE
Étobliftements indastrieU. 123.357
Nombre des oarrieri 1,782,933
Importance des affaires 9.756,000,000
Force des chevanx- vapeur (moteurs â ean. à fent>
â tapeur, etc.) 502.355
La valeur de la production industrielle de la France s* élèverait donc à 10 milliards de francs environ. Mais il faat bien faire attention que dans les éléments de ces calculs on n^a pas tenu compte dé la petite industrie dont la production, en France surtout, est si considérable.
Les investigations particulières des chambres de commerce donneraient les chiffres suivants :
ÉUblissements industriels 150.000
Ouvriers 2.000.000
Force des chevaux-vapeur. 950,000
Chiffre annuel des affaires. 12 milliards.
Ces chiffres mêmes doivent être considérés conmie trop • faibles puisque la force des moteurs n*est portée qu'a 650,000 chevaux-vapeur, tandis que d'après le compte rendu de radministration des Mines, elle dépassait 870,318, en 1809.
Le chiffre annuel des affaires est donc de 12 milliards, tandis qu'en 1850 il n'était que de 5,215,740,000 francs.
La production a plus que doublé dans une période de dooie ans.
Or, il y a au moins dix ans (1862-1865) que la Statisiiqtie générale a été faite. Depuis, la production a augmenté dans une proportion considérable comme le prouvent les chiffres . suivants :
£n 1863, la production du sucre indigène ne dépassait pas 142,934,000 kiiogr. D'après les renseignements du ministre
des finances, en 1873, elle a atteint le chiffre de 415,727,000 kilogrammes.
Le développement de cette industrie date surtout de 1868.
Le développement des chemins de fer offre des chiffres encore plus considérables.
£n 1857, 11 n'y avait encore que 7,442 kilomètres de voies ferrées en exploitation.
Au l»' janvier 1874, on en comptait 18,568, déduction faite durése^u alsacien,, de 1,261 kil. de chemins de fer dHntérét local, et de •179 kil. de chemins de fer industriels.
Le nombre des locomotives qui, en 1857, était de 2,729, est actuelleihént de 5,000.
Le poids des marchandises transportées s'élevait, en 1858, à 14,966>639 tonnes, Eii 1869, il étaitde 44,013,433 tonnes.
Enfin, la consommation des combustibles, minéraux .est la mesure exacte des progrès de Findustrie moderne.
En 1859, la houille extraite des mines indigènes comprises dans les limites actuelles de la France était de 76,^266,556 quintaux métriques. En 1869, de 132,166,225 quintaux métriques. En 1873, de 174,857,855. L'accroissement rr ^ ^en par année a donc atteint8,538,326quintauxmétriques. La production de la houille depuis quatre-vingts ans a doublé tous les quatorze ans. Depuis 1860, elle a doublé en douze ans et demi(l).
Le nombre toujours croissant . des exposants aux expositions qui onteuliea de 1851 à 1867, est une autre preuve du développement de Tindustrie.
Lors de l'exposition de 1851 , on comptait 13,917 expo^ sants; il y en avait 23,954 lors de celle de 1855; en 1862, le nombre des exposants s'est élevé à 28,653, pour atteindre, à rexpo&ition de 1867, le chiffre de 50,266 (2).
. (l) Compte rendu de l'administration Àes mines,' (Journal Officiel, 1\ jan>. TÎerlSlS.)
(2) M. Chevalier. Exposition de 1867. Introduction, p. m.