T£RR£S LABOURABLES
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CitMns . 15,6S0.82l 4,875.091,402 312 •
Ftrineox alimenteirei l,774,24fi 538,444,089 801 •
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wkhèrM * ( ^**"*"* ?•»*■«*"• 229,942 400,808.270 1,741 t
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J neases (graines). 600,885 161.282,881 322 >
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indaitriellei, . . 51,168 62,910,664 1,080 t
(I) Enquête décennale de 1862. StatiiHque di la France.
Prairies aitifleiellM.
I PitaiMM , prés
et peeagei. ...
FdkmgiM êVà¥
VigMS
(Des ptitieoliert..
Commanaiix. . • De lÉtet . . .
De U liste dTOe.
TêUi et Dombre d*heettfes„de léiMlenv tdlhle et de U ulew de Ipotbilioa 4 l'hectare des tssHS' ►(J)
eehiTés.
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Les produits de Tagriculture ont donc presq[ue double en d'onxe ans, de 1850 à 1862.
UiM nouvelle enquête d^vaU avoir Uaoi en 1874». Espécois que lorsqu'elle aura lieu , elle pourra établir d'une faigOA. plafr nette les chiffres de la production agricole en France pendant la période 1802^1874
Ai^ourd'bui, nous sommes obligés d'évaluer d'une façon ajigmtiinatiine et sans documents of&ciels la production actadie de 1* agriculture.
Diaprés ]KF. Boutarel, le retrentr net de la production agrt^ cole serait de 11 milliards (2). Gela constituerait une augr mentation de plu£ d'un milliard sur l'année 1862;. U preigre»* sion serait beaucoup plus faible que celle qui s'est prodaite pendant la période de 1850 à 1862; seulement^ il faut tenir compte de la dernière guerre et des 1,447,461$ hectares ^'elle « fait, perdre à la France.
(1) Moins le nombre d'hectares consacrés ans textiles, et moiai U valear "des bDîs et forêts appartenant avr partlcaMeWT
(2) Uagriadimt. m Frmet, in4v pt 30w
Qnélqiies cUHtm (fae nom tmav<i9S datts VRxfMé de ia tUntstkn éeommiptt <fe Ut France (1), iniîquent , da nsia, que da production «^licdte «nFraiaee x^eU pas roB^ statiMinaipe depuis 1862.
fin effet, la prodoctkm èa franent, <^ à «ette 'époque itait 4e 99,292,234 hectolîtros , avait atldnt en 1812 J0 chiffre de 120,803,459 hectolitres , c'est-à-dire qu'an Vmn d^Mre de 14 liectolitres 38 litraB pariheetare, elle éH^t de 17 heotol. 41 litres, M4t «m peu pins de 20 p. 100 d'ao^^ BieDiafion, ' (oujourB «ass tenir con^ple dn' tecuritetre eédà.
Le aeigfe, de 26;877,M9 èedel,, «st nmoté à 29,mg,535« La production du miHfs, qui était, en 1662, de 9,B79^ 187 heotoi., a atteint en 1872 le cUffre de ll,30!l,aaS« On «eontiâla une augmentation analogaé pour les iéipimes seos. Laproiaclion d« méteil, de Forge, de Famine et dû aarvasin cet eepenAant reslèe itationnaire; mais eéUe des wis eit montée, en 1872, au chiffre de 60^ 164^000 Ifaeetol., tandis, qu'elle n'atteignait, en fê62, q«e celui de dT.llOyOOO àeololiirefl.
ILa progresBion croissanle de la productien agricole en Aranee est donc oonstatée d'une façon indiaeatalble.
H. — INDU^TUrS.
i<es'proniièi«B vedieiidies etatislifaes sur Tinduatrie française ont été faites BOUS 'LedMS Xllf, peodant i'adnrintiifBtion de Goii»ert. Ces recherdbes, iKMrnées à Findustrie des Minages y iqui était alors mhs rivale {les faiiriques de «oton n'eiistant pas encore el les manufactures de soieries .«xialMÉt & peine), établirent qu'die s'exerçait àTaidedeS4,â00niétierB, t>ccupant 60,440 •ouvriers et produsant une fakur de 19,978,291 livres tournois, soit près de quarante «mipftpfg de notre monnaie actuelle.
Une statistique industrielle faite, en 1788, par M. de ToloiKAy et tr.ès*remar^aUe dé^, fail ressortir, pour, la produc-
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(1) ÛimaUê du commeree exUriemr^ avril l-STl
tion indastrielle du royaume, le chiffre de 931,460,00Q fr. ti'indastrie des lainages avait sextuplé depuis le précédent relevé; mais la France était obligée de demander encore à Fétranger une partie de ses soieries. Après la révolution de 1789, rindustriè prit un essor rapide, et, en 1812, le. chiffre de la production s*élevait, d'après Chaptal, à 1 milliard 320 millions.
C'est en 1845 que, pour la première fois, le gouvem^nent procéda à une enquête officielle (restreinte toutefois aux établissements occupant plus de dix ouvriers) et les volumes contenant les résultats de cette enquête, publiés saccessivement en 1847, 1848, 1849 et 1850, donnent un chiffre d'affaires de 4 milliards 167 millions (1).
En 1850, ce chiffre s'élevait à 5,215,740,000, ce qui constitue sur le chiffre de 1788 une augmentation de 4,284,280,000, c'est-à-dire 69J01,290 par an; le chiffre de la production a doublé tous les treize ans et demi, la période de la Révolution et les guerres de l'Empire exceptées.
De 1850 à 1863, ce fait se reproduit à p^u près exactement pour le commerce extérieur, il était en 1850 de 2,555,100,000; en 1864, il s'est élevé à 7,328,600,000; U a donc plus que doublé (2).
Étudions maintenant les résultats obtenus par la dernière •statistique qui ait été faite. Dans les derniers mois de 1860 et presque après la conclusion des nouveaux traités de oom- •merce , le ministre de l'agriculture et du commerce prescrivit un dénombrement général de l'industrie de la France. Cette enquête s'est poursuivie depuis 1861 jusqu'en 1865» et a donné le chiffre de 12 milliards , qui représente le montant de notre production manufacturière daiis la période ci-dessas indiquée (3).
(1) StatiHiquê de la France, lSêUlS66, Obtervationt pr^iminmirte. Cette statistique n'a ëtë publiée qu'en 1873.
(2) Sxpoîé comparatif de la iHuation iconomiqtte et commertiâU. Annales du commerce extérieur, mars 1866» p. 37.
(3) Statittique de la France, 1861-1865. Obtervationepréliminairee.
Les divers élémeûts qui concourent à la production des objets manufacturés, ont été divisés en cinq catégories :
l^ Le terrain sur lequel se pose Findustrie , les constructions qui Tabritent, et le matériel qui y est affecté, se composant de moteurs, machines et appareils de toute sorte. .
(Ou intérêt du capital immobilisé calculé à 5 p. 100 de la valeur vénale de rétablissement.)
2^ La main de Tbomme chargé de réunir les matériaux et xle les transformer.
(La somme dépensée annuellement pour la mainrcFœuvre a été obtenue par la niultiplication du nombre moyen des ouvriers employés par leur salaire régulier et des journées de travail effectif.)
3* La matière première destinée à cette transformation.
(Le chiffre exprimant la valeur de cet élément est le résultat direct de l'enquête.) ,
4t° Le combustible.
5» Les frais généraux, comprenant les dépenses d'administration, d'assurance, d*imp6ts, Fentretien des bâtiments et du matériel, etc., et aussi les bénéfices de V entreprise.
Ce dernier chiffre a été obtenu par la comparaison du prix de revient , tel qu'il résulte de la totalisation des quatre preoûers éléments, avec la valeur du produit fabriqué.
Pour 100 francs de produits fabriqués on a obtenu :
MOYENNES ciNéRALIS.
Intérêt da capital immobilisé 2' 45
Main-d'œuvre 13 75
Matières premières 58 45
Combustible 6 42
Administration, assurance 18 93
En résumé, on peut admettre, avec un degré suffisant de probabilité , que , pour une valeur de 100 francs , le prix de revient moyen dans l'ensemble de la fabrication française se divise , en nombres ronds , ainsi qu'il suit :
3 ifr. fpoor Tintât da le^nlal liwmofailisë (âamMtMet «eti 15 U nftiand'cBair^
55 achat des matières jiremiéixs.
7 combostible.
90 Irais d'administration, impks.-atraranom. >etc.
L'enquête (Bomixreaajatia péniode 186148S5 ^abUti^'il y avait en France, — Paris, Lyoa let les éUiblîsfteaMBte ie f^tat non compris : 100,163 étahUssemexUs iadiisiriels4e la vaieur Ténale de 2,5^4,013,772 fr. Us employaient l,467,971{a»vTrier9.
La valeur des matières premières était de4,,941,157,82$fr..; œile des produits fabriqués js'élevait à 7,13037,31.Q,ir.; le combustible atteignait le chiffre de 194,306,&93 francs* On comptait 518 bauts^fouroeaux eo^plqyés par Fladiislrie métallurgiste.
Les moteurs se divisaient ainsi :
Moteurs à eau, 52,461, de la force de 296,100 chevaux; à vent, 11,332, force 39,569; à manège, :5,315, force 7,296; machines à vapeur, 9,471, force 152,339.
La ville de Paris comptait 22,409 étaMissements industriels payant 29,277,431 francs de loyers ; 203,462 ouvriers étaient employés; le chiffre des affaires s* élevait à 1,421,747,888 fr. H y avait 1,068 moteurs, ayant une fiwce totale de 8,216 chevaux. En voici Fénumération : 6 moteurs à eau de la force de 17 chevaux; 1 à vent de la feroe d^nn cheval ; 95 à manège de la force de 96 chevaux , et 966 machines à vapeur ayant la force de 8,102 chevaux.
Je trouve dans le relevé des appareils % vapeur employés par riudustrie , d'après le compte rendu de F administration des Mines, les chiffres suivants (1) qui se rapportant à toute la France.
En 1856 , le nombre des moteurs à vapeur de toute sorte était de 13,306, ayant une force de 405,686 chevaux^vapeur.
(1) Situation économique e clUiunerciAle de la Fisaoce. Annaln du €dmm4rc€ extérieur, avril 1874.
£n 1861, on comptait %,%0 moteurs àe la ft>rc6 totale de 554,757 chevaux-vapeur; en 1869, il y avait 32,814 moteurs dont la force était de SlO^ilB ebevwu^vapeur . «
Les machines employées spécialement par Tindustrie privée étaient , en 1856^ au nbmhre de 8,879^ de la force de^ iâ7|^44 chevaux-vapeur; en 1861, il y enavait i5y8û5 ayant une force de 190,677 €hevaiix-<vape«r, «t en 1^9, elles «tlelgnàient le chiffre de 26,221 , ayant une force totale de 320,447 dievaux-vapeur. Leur aombre a donc iriplé en ^ator«e ans.
Ces derniers chiffres sont de beaucoup supérieurs à .cew 4e iBiSiatUtique générale. £n procédant par analogie, noua avons le droit de conclure ^ue ces évaluations, bien loin 4'âtre«u-dessus delà vérité, étaient de beaucoup au-dessous.
D'après la Statistique générale^ A Lyon, il y avait 300 rétablissements comptant 110,000 à 115,000 métiers. La consommation des matières premières s'élevait â 3,084,000 kil. (année moyenne), et là valeur annuelle de la production était de 40Qjiniiilioiis. . 35,000 métiers compria .dans Tenceinte de la ville, affectés au tissage des étoffes riches, produisaient 17S wUions, ce^^qui porte la proénclâoii .annuelle de chaque métier â 5,000 fr. en moyenne. Pour les nftétters des campagnes «mronmntss, «elie ne défi«asait~pas 3,000 fr. .11 y «en avait 80^600 qui produisaient 240 miUsoos par «a.
Pour toute la Trsnce, les broches employées dans les filatures étaient au nombre de 110,264, se -décomposant ainsi ; 10,000 pour la soie, '70,604 poar le c^t^m et 29,660 pour la laine.
U est fort difficile d'établir un chiffre exact avec ces ' tti^meos •
En effet, tandis que cette stati^tque donne la valeur vénale des établissements industriels de toute la 'France, Paris et Lyon non compris , elle indique seulement pour cette dernière ville, le chiffre de la production «miuelle, et pour Paris 'le cWffre d'affaires.
Voici le résumé publié dans cette statistique :