SOMMAIRE
Observation préliminaire. — II. Divisions. — III. L'Etat universel. — IV. UÉglise. — V. Idées et connaissances ; TEtat moderne. — VI. Langage technique. — VII. Nationaux et étrangers. — VIII. L'Etat et l'individu. — IX. L'État de droit. — La souveraineté. — XI. Conclusion *.
La Théorie ou la Science de VÈtat moderne est, sans contredit, l'œuvre la plus importante du célèbre professeur de Heidelberg^. Elle jouit en Allemagne d'une légitime autorité ; et nous la trouvons indiquée au premier rang des livres que les auteurs allemands aiment à énumérer, en tête de leurs traités, sous le nom de « littérature » de la matière *.
C'est qu'elle est, en effet, l'expression d'une raison haute, ferme et tranquille. La passion en est absente. L'auteur jette sur
* Cette préface reproduit en général celle de la première édition, parue en 1877. On en a cependant retranché ce qui appartient plus spécialement à l'analyse de l'ouvrage, et l'on a abrégé ou modifié certains passages trop longs ou trop peu mûris.
2 Voy. Holtzendorf, Encycl.t 3" édit., § 2. — Les autres ouvrages principaux de M. Bluntschli sont : le Droit international codifiée {Das moderne Vôlkerrecht der civiLisirien Staten, etc.), traduit par M. Lardy, conseiller de la Légation suisse à Paris, librairie Guillaumin, 3* édit., 1881 ; le Dictionnaire allemand de droit public {BluntschWs Deutschcs Statswôrterbuch), en