‹ Theorie generale des machines a vapeurChapitre 22 sur 84 · PUISSANCE DES MACHINES ET CHAUDIÈRES · texte numérisé non relu

PUISSANCE DES MACHINES ET CHAUDIÈRES

Dans la pratique, on a généralement coutume de préciser la puissance des machines à vapeur, par la désignation d*un certain nombre des chevaux de 75 kilogrammètres par seconde chacun, qu'elles sont supposées produire; ainsi on dit qu'une machine est de 25, de 50 ou de 100 chevaux. Il est aisé de reconnaître, d'après les considérations précédentes , que ces désignations sont radicalement vicieuses. Sous une certaine charge, et pour une certaine consommation de vapeur, une machine reçoit et transmet certainement une quantité déterminée de travail ; mais pour peu que la charge soit modifiée ou que la source de vapeur devienne plus ou moins abondante, le travail produit varie entre des limites excessivement écartées. Il n'est pas rare de voir des machines qui ont été calculées et construites pour un travail de 40 chevaux, et qui portent la dénomination de machines de 40 chevaux» recevoir et transmettre habituellement le travail de 80 chevaux; il a suffi de doubler, à peu près, la production de vapeur pour imprimer au piston une vitesse moyenne double, tout en surmontant la même charge. Si la machine devait mettre en mouvement un certain nombre d'outils dont la vitesse ne peut varier sans inconvénients, il aura suffi de changer le rapport des diamètres d'une couple d'engrenages dans la communication du mouvement, pour faire fonctionner un nombre d'outils double avec la vitesse qui leur convient, malgré le doublement de la vitesse du piston.

Page 1