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CONCLUSIONS PRATIQUES DE LA THÉORIE DU CONDENSEUR

Les considérations qui précèdent nous permettent maintenant de poser les règles suivantes que nous regardons comme bonnes à observer dans rétablissement des appareils de condensation, lorsque le

la plus pelite de ces capacités, lorsque les condensations se font à des intervalles éloignés; la plus grande, lorsqu'elles se suivent à de trèscourts intervalles.

Z"" Dans les machines à simple effet, la capacité du condenseur doit être approximativement égale à trois ou quatre fois le volume des eaux de condensation correspondantes à une course du piston moteur, ou à êix fois ce volume, suivant que la pompe à air est de la forme dite aspirante élévatoire ou aspirante et foulante.

if"* Les pompes à air à double effet produisent^ dans le condenseur, le même degré de raréfaction que les pompes à simple effet dont le piston engendre un volume double, ou plutôt que deux pompes à simple effet dont les pistons ont même course et même diamètre et agissent alternativement.

5"" Lorsque le nombre des courses du piston de la pompe à air n*est pas le même que celui des courses du pis(on moteur, le condenseur et la pompe à air doivent avoir la même capacité utile que si ces pistons avaient le même nombre de courses et qu'il arrivât à chaque course, dans le condenseur, la même quantité d'eau de condensation qui y arrive effectivement pour le nombre réel de courses du piston moteur pendant une course du piston de la pompe.

G"" L'eau froide qui sert à la condensation, au lieu d'arriver d'une manière à peu près continue et uniforme dans le condenseur, devrait arriver en plus grande abondance au commencement qu'à la fin de chaque condensation, afin d'éviter l'accroissement de tension des vapeurs dans le condenseur au début de la condensation. On arriverait à ce résultat en injectant l'eau froide par deux orifices, dont l'un verserait l'eau sans interruption et dont l'autre ne serait ouvert que pendant la première partie de la course du piston moteur.

7"" 11 ne faut négliger aucun moyen de multiplier les points de contact entre la vapeur et l'eau froide qui arrivent dans le condenseur, afin d'accélérer la condensation et pour qu'il n'échappe à cette condensation que la plus petite quantité possible de vapeur, dès le début de l'opération.

S"* Le tuyau de communication entre le cylindre moteur et le condenseur doit offrir le moins de résistance possible à Técoulement de la vapeur,{afin que la différence de tension entre les deux capacités soit

sée en hiver, a fourni, en la portant à la température d'cbullition, 54,1 centimètres cubes de gaz, comme ci-dessus, dont voici la composition :

Acide carbonique .... 22,60 centimètres cubes.

Oxygène 10,10

Azote 21,40

Total. . . . 54,10 centimètres cubes.

Même fraction du volume de Teau que plus haut.

Ces renseignements théoriques étant insuffisants pour que nous puissions, avec sécurité, nous en servir comme base du calcul de la capacité des pompes à air, nous avons pensé à mesurer directement le volume des produits gazeux expulsés par ces pompes dans quelques machines établies aux environs de Mons.

Une puissante machine d'épuisement a fourni un volume de gaz permanents qui, ramené à la tension et à la température atmosphériques s'est élevé moyennement à un treizième du volume des eaux de condensation. Ces gaz étaient reçus dans une grande cloche en verre et les précautions étaient prises pour qu il ne s'en échappât aucune parcelle.

Ce résultat, qui l'emporte sur les résultats théoriques rappelés cidessus , nous a semblé trop considérable , et nous avons été obligé d'admettre la possibilité d'une rentrée d'air extérieur dans le condenseur, quoiqu'il eût été impossible de la constater directement; aussi, nous regardons cette expérience comme peu significative.

DE ÎA GONDEiNSATlON. 237

et la tension de la vapeur, représentait la tension des gaz. La tension, le volume et la température de ces gaz étant ainsi déterminés, on évaluait, par le calcul, leur volume à la pression et à la température extérieures.

Cette méthode nous a fourni des résultats assez variables; dans certaines machines, le volume des produits gazeux ramenés à la tension et à la température extérieures, s'élevait à un seizième du volume des eaux de condensation; dans d'autres, il n'était que d'un dix-huitième et même d'un vingtième de ce volume.

Nous admettrons, dans tout ce qui va suivre, le chiffre moyen d'un dix-huitième qui nous semble suf&re au degré de précision que l'on peut espérer obtenir dans la prévision de la limite de raréfaction que l'on atteindra dans un condenseur. Dans les cas particuliers où une mesure directe de la quantité d'air dégagée par les eaux de condensation fournirait un autre rapport, il serait facile de faire aux théories qui vont suivre, les modifications correspondantes.

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