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COURSE ET DIAMÈTRE DES PISTONS

cylindre et que les pertes dont ils sont la cause se renouvellent moins souvent.

Si on la considère relativement au frottement des pistons, le diamètre devrait être le plus grand possible et la course très-petite, parce quCi pour un même volume engendré ou un même travail produit, en supposant la même pression de la garniture contre les parois du cylindre par unité de surface, la pression contre ces parois ne serait, par exemple, que doublée pour un diamètre double, tandis que le chemin parcouru serait réduit au quart, ce qui diminuerait de moitié le travail absorbé par le frottement. Il est vrai que la hauteur des garnitures augmente en même temps que le diamètre des pistons, mais jamais dans la même proportion, de sorte qu'il reste toujours un bénéfice en faveur des grands diamètres, sous ce point de vue.

Si on la considère sous le rapport des fuites de vapeur autour des pistons, ceux-ci devraient avoir le plus petit diamètre et la plus longue course possible, pour le même volume engendré dans Tunité de temps; parce que les pistons d*un petit diamètre, pendantcelte unité de temps, offriraient moins de périmètre et, probablement, moins d'ouvertures pour le passage de la vapeur.

Au point de vue de la pratique, les courses trop longues, relativement au diamètre, obligent à l'emploi de manivelles de trop grand rayon, de trop longues bielles, et elles augmentent l'espace nécessaire au placement de la machine ainsi que les frais de construction.

Les courses trop petites, surtout dans les machines puissantes, présentent l'inconvénient de multiplier outre mesure le nombre de révolutions de la manivelle et de fatiguer tous les organes très-lourds à mouvement alternatif, en renouvelant trop fréquemment les changements de direction de ce mouvement et les fortes pressions qui en résultent sur les points d'appui, pendant les rapides modifications de vitesse; puis elles augmentent, dans une proportion considérable, la contre-pression des pistons, parce qu'elles ne laissent que peu de temps à la vapeur qui a produit son travail, pour s'échapper du cylindre.

Entre toutes ces influences, si peu concordantes et de natures si diverses, les constructeurs ont été obligés de consulter les exigences pratiques pour éviter les inconvénients des courses trop longues ou

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