‹ Theorie generale des machines a vapeurChapitre 66 sur 84 · tm.Qo · texte numérisé non relu

tm.Qo

Dans les machines locomotives, où la vitesse moyenne des pistons

ai8 MOUïBiiE^rr de u tapeur dans les machoes.

est portée jusqii a Z'^JM et aa ddà, mais où la seetioo des lonières d^échappemeol s*élè¥e d'un dixièfoe à an Ireizième de b section du pistOD, la coDtre-pressioD moTeoiie atteint parfois den et demie atraospbèresy en tenant compte de la compression qui résulte de la fermelare de Téchappement airant la fin de la course.

Il y a plasieors obsenralions importantes à présenter sur fosa^ qa*îl conTient de faire de ce tableao.

Quelgoes-ons, seolement, des chiffres qa1l contient» ont été déterminés par expérience, les autres lonl été par intercalation un peu arbitraire et en se basant sur des considérations relatives aux conditions de marche qui devaient amener des accroissements ou des diminutions dans la contre-pression, ^'ous ne pouvons nous dissimuler qu ils présentent, en général, un certain degré dincertitude, et le seul avantage que nous prétendions leur attribuer, c'est que leur emploi dans le calcul des machines est bien préférable à la méthode empirique actuelle des constructeurs, qui ne tiennent aucun compte de Texcès de la contre-pression sur la tension du milieu dans lequel se fait l'échappement de la vapeur, ni de la \i(essc du piston, ni des sections des lumières d'échappement, ni de la pui:»sauce de la machine, et qui se contentent de multiplier le travail théorique évalué dans ces conditions, par un coefficient d'effet utile qui est réputé tenir compte de toutes les résistances nuisibles et dout la valeur varie de 0,40 à 0,60 au gré du mécanicien. Une semblable méthode est évidemment vicieuse et conduit, à chaque instant, à d'énormes erreurs; incouvéïiknl fiti'unc evciluyiioiK même auproximalive. de h L!Ofilre-r>^l^ssinn

haute tension jusqu'au moment où réchappement commence, comme dans les machines à haule pression sans détente. L avance est moins favorable dans les machines où la détente est poussée très-loin.

Si Ion fait les lumières plus grandes ou plus petites que celles que nous avons supposées, les chiffres de contre-pression peuvent être diminués ou augmentés.

Si la course est égale à plus, ou à moins de deux fois le diamètre du piston, la contre-pression devient moins ou plus grande que nous ne Pavons supposée, parce que Téchappement a plus ou moins de temps pour s'accomplir et que, dans les machines à longue course, la détente en vase ouvert qui constitue la contre-pression pendant une partie de la course, peut être achevée bien avant la fin de cette course, de manière à ne laisser d'excès de pression dans le cylindre, pendant la plus grande partie du temps, que ce qui est nécessaire pour produire l'évacuation correspondante au mouvement de ce piston.

Pour même vitesse moyenne de piston, même rapport entre les sections du piston et des lumières, la contre-pression doit être plus grande dans les petites machines que dans les appareils d'une grande puissance, parce que la durée des oscillations y est moindre. Au point de vue de cette contre-pression, l'effet de la diminution de puissance avec les diminutions de course qu'elle comporte, est le même que celui de la diminution de course sans diminution de puissance. On pourrait donc adopter des chiffres de contre-pression un peu supérieurs à ceux du tableau, pour des machines de peu de force, et inférieurs, pour des machines très-puissantes qui font peu d'oscillations par minute à cause de la longueur de la course. Les grosses machines d'épuisement des mines se trouvent dans ce dernier cas.

L'évaluation à priori de la contre-pression des pistons est, dans toutes les circonstances, fort difficile à faire avec exactitude, et cette partie de la science des machines à vapeur laisse beaucoup à désirer.

Cependant elle est indispensable au calcul de ces machines et il est temps que l'attention des constructeurs se porte sur cet élément essentiel de l'appréciation de la puissance des appareils moteurs, avant leur construction, sous peine de n'arriver jamais à des résultats prévus avec un certain degré de précision.

VALEUR DU COEFFICIENT D'EFFET UTILE

Nous avons donné, dans un chapitre précédent, la définition du coefficient d'effet utile, et nous avons dit le sens de cette définition suivant les conditions dans lesquelles la puissance pratique des machines était mesurée ; il ne nous reste donc plus qu'à indiquer, approximativement, sa valeur en diverses circonstances.

Les résistances passives d'une machine à vapeur, depuis le piston jusqu'à l'arbre du volant, sont : le frottement du piston; le frottement

VALEUR DU COEFFICIENT D'EFFET UTILE. 3Î1

travail transmis par la vapeur au piston, au travail pratique mesuré directement sur Tarbre du volant à Taide d'un frein dynamométrique, lorsque Ton ne tire Feau froide que d*une faible profondeur, on trouve qu'il est difficile de porter à plus de 15 à 30 p. c. du travail transmis au piston, la partie de ce travail qui est absorbée par les résistances passives dans la plupart des machines sans pompe à air ; ce qui porte le coefficient d'effet utile à 0,85 ou 0,80. Dans les machines munies d'une pompe à air, on peut évaluer moyennement la perte à 20 ou 25 p. c. ce qui réduit le coefficient à 0,80 ou 0,75, et, quand ces machines sont à deux cylindres ce qui augmente les résistances passives, ce coefficient ne peut guère s'élever au-dessus de 0,70. Cependant nous devons observer que les pertes ne croissant pas proportionnellement à la puissance des machines, elles doivent être, relativement au travail absolu de la vapeur sur le piston, plus considérables dans les petites machines que dans les grandes ; de sorte qu'en adoptant les chiffres cidessus pour les machines de puissance moyenne, ils pourront être un peu augmentés pour les petits appareils, et un peu diminués pour les machines d'une grande puissance.

Les pertes, dans quelques circonstances, sont bien moindres que celles que nous venons d'indiquer ; par exemple, dans les machines à simple effet et à traction directe qui servent à l'épuisement des mines. Dans ces appareils, les frottements se réduisent pour aiusi dire à celui du piston dans le cylindre, et toutes les autres pièces frottantes, à peu d'exceptions près, doivent être considérées comme faisant plutôt partie de l'outil, ou du système de pompes, que de la machine motrice; puis l'eau nécessaire à l'alimentation de ces machines, est prise à leur niveau et ne doit pas être élevée spécialement pour cette alimentation. On ne peut donc guère, dans un cas semblable, porter à plus de 10 p. c. les résistances passives inhérentes à l'appareil moteur pris isolément. Néanmoins, comme il règne toujours un certain degré d'incertitude sur la portion réelle du travail absolu de la vapeur, qui sera utilisée dans une machine quelconque, les constructeurs ont la louable habitude de faire une part très-large aux résistances passives, afin d'éviter les mécomptes; mais il ne faut pas exagérer cette précaution et construire des machines beaucoup trop puissantes pour l'usage auquel on les applique, parce qu'on peut ainsi augmenter, outre mesure, les frais

VALEUR DU COEFFICIENT D*EFFET UTILE

d^établissement, et être forcé de ne Taire marcher que sous de faibles pressions, des appareik qui fourniraient plus d'effet uUle en fonctionnanl sous des pressions plus levées, ce qui augmente la dépense journalière de vapeur et, par conséquent, de combustible.

Avec Taide des principes qui onl été successivement démontrés et des principaux résultats d*expérience que nous avons signalés» dans le cours de cet ouvrage, le calcul des dimensions et des principales circonstances du mouvement des machines à vapeur, devient extrêmement simple. Nous allons, pour le montrer, faire quelques applications dans des conditions de marche assez variées et dans Thypothèse où les machines ne présenteraient pas une complication inusitée dans la communication du mouvement du piston à Farbre du volant, où les dimensions des ouvertures d*échappement de la vapeur seraient d'environ j^de la section du piston et où les conduits de décharge de cette vapeur dans Fatmosphère, ou dans un condenseur, seraient courts et de section uniforme au moins égale à celle des ouvertures d'échappement sur le cylindre.

Nous ne faisons aucune réflexion sur le tuyau d'amenée de la vapeur au cylindre, parce que Ton peut toujours obtenir dans ce cylindre la tension sous laquelle on a résolu de marcher, en élevant la tension dans la chaudière jusqu'à une limite convenable, à moins de rétrécissement exagéré de ce tuyau, ou à moins que l'on n'ait que des chaudières ne présentant qu'une résistance insuffisante.

Machines sansdéienienicondensaHon. — DétermiDer les dimeDsions du cylindre et les principales circonstances du mouvemeni do piston d'une machine de 50 chevaux mesurés sur Tarbre du volant, dans les conditions suivantes :

Pression de la vapeur sur le piston pendant toute la course. 4*** ;

Vitesse moyenne du piston 1*50;

La course du piston sera double de son diamètre.

D'après le tableau inséré dans le chapitre qui concerne les contrepressions, la contre-pression moyenne, dans le cas dont il s*agit, serait d environ 1*^35, et le coeflBcient d'effet utile, de 0,80, diaprés le chapitre qui précède.

Le travail par seconde serait de 75. 50 =- 3750^ ;

La pression, par mètre carré sur le piston, de

Et la contre-pression moyenne, par mètre carré, de

S désipant la course du piston, on aura :

S. 0,80 (41335 — 13949) 1-50 = 3750^; doà S = 0-^1141.

Le diamètre d sera doniié par la formole 0,785 rf*= S = O-^l 141 ;

d où ff = 0-383.

La course do piston sera de 9.0-383 = 0^66.

/•Air j

Le nombre de courses par minute, de , , .' = 65,43,

et le volant ferait — ^=32,715 tours.

Machines à condensation sans détente. — Nous adopterons la même puissance que ci-dessus et les mêmes vitesses moyennes; nous supposerons la tension sur le piston de 3 atmosphères seulement^ ou 31000 kilog. par mètre carré, et le vide fait, dans le condenseur, jusqu'à 0«»"»1.

Le coeflBcient d'effet utile est alors 0,75, et la contre-pression d'environ ©■'"•38 pour une vitesse moyenne de 1"50, et de0""-25 pour une vitesse moyenne de 1 mètre, soit 3926 kilog. et 2583 kilog. par mètre carré.

Nous aurons, pour une vitesse de piston de l'^SO :

S . 0,75 (31000 — 3926) 1"50 = 3750^" ; d'où S = 0»M 231 , et d = 0«396.

Course : 2. 0"396 = 0"792; nombre de courses ^ 1 13,63 ;

Tours do volant : 56,81 par minute.

Pour une vitesse de piston d'un mètre, nous aurions :

S . 0,75 (31000 — 2583) 1* = 3750^» ; d'où S « 0»M754, et d = 0-473.

La course serait de 0-946 ; le nombre de ces courses de 63,42, et le volant ferait 31 ,71 tours par minute.

Dans toutes ces applications, pour connaître la distance entre les fonds des cylindres, il faut ajouter, à la course, la hauteur des deux espaces nuisibles et l'épaisseur des pistons.

Pour déterminer les dimensioos de la pompe à air el da coDdenseor de la machine de cinqnaole cheYanx dont le pistoo possède une vitesse de 1"50 par seconde et dans laquelle le vide est fait dans le condenseur jusqn^à 0"*" 1, on peut adopter la méthode soivanle :

Noos supposerons Pespace nuisihie équivalent à une hauteur de cylindre de (H>5; le volume d'eau froide disponihie pour la condensation, de 95 litres, ou 95 kilog. par kilog. de vapeur à condenser; la pompe, de la forme aspirante élévatoire et disposée de façon que la tennon n y soit pas plus élevée que dans le condenseur; enfin, nous supposerons encore que le volume théorique de vapeur qui passe dans le condenseur, doive être augmenté de 90 pour cent, à cause des fuites, de Teau chaude emportée de la chaudière et de la condensation dans le cylindre.

Le volume de vapeur qui passe dans le condenseur à chaque décharge, sera de :

0-*1931 (0-799 + 0-05) = 0-M04; soit pour deux déchaînes, 0-'908.

Ajoutons 90 pour cent, ou O-'OilO; le volume total de vapeur à condenser sera de 0-*9496.

Le volume de 1 kilog. de vapeur à 3 atmosphères étant de 0-^175, le poids à condenser, en deux opérations, sera de :

ron 0*041 de mercure, et le volume des eaux de condensation qui pèsent O''» 4042 + 10^"1 î, sera à peu près de 0-'010K14.

La formule B, page 239, donnera alors pour capacité utile de la pompe à air :

V" - 0 oinsiA J. 0,010814/1 +0,00567.34o49\ V - 0,010514 + —J^—\^^ ^ 0,00367.100 /

La capacité du cylindre étant de 0"''104, le rapport entre les deux capacités sera = 0,0243 : 0,104 = 1 : 4,28. C'est à peu près le rapport ordinaire empiriquement adopté par les constructeurs.

Comme la vitesse du piston, dans le cas dont il s'agit, est assez grande et les condensations successives assez précipitées, nous adopterons pour capacité du condenseur, d'après les règles que nous avons posées précédemment, cinq fois le volume des eaux de condensation, ou 5.0»'010514 = 0»'052S7. C'est à peu près la moitié de la capacité du cylindre à vapeur.

Machines à détente sans condensation. — La pression de la vapeur sur le piston, dans ces machines, n'étant plus constante pendant toute la course, on ne peut plus suivre la même marche que ci-dessus, et il faut, en général, appliquer deux fois les formules de détente pour arriver à un résultat qui tienne compte de l'influence des espaces nuisibles. Voici une méthode qui nous semble assez rationnelle :

On calcule, sans tenir compte des espaces nuisibles , le diamètre d'un piston qui, en une seule course, recevrait, à pression pleine et à détente, tout le travail qui doit être produit en une minute, puis on partage cette course imaginaire en courses partielles d*une longueur dépendante du rapport que Ton veut conserver entre la course et le diamètre du piston. Après ce premier calcul, dans lequel on n'a tenu aucun compte des espaces nuisibles, on en fait un second en conservant la même course, en assignant la hauteur des espaces nuisibles dont on veut tenir compte, et on trouve un autre diamètre un peu plus grand que le premier, pour le même travail dans une course. Cette rectification du premier calcul ne conduit pas à une assez grande modification dans le diamètre du piston, pour que le rapport entre

CALCIIL DES XACHUŒS A TAPECR.

la oowse H ce dianèlre, soil très-sensiblcomt altéré. Voiti oa exemple :

Dtenaiaer les diaieasioas do cjUodre et les priacîpales ctrooaslaaoes do mouTeiiieBl d*QDe machioe de œat cbeTau ■csaiés sur Parbre da volaot; elle doil foaclioBDer daas les eoodilioas satraotes :

Pressioa iailiale de h vapear sar le pîsloa, 5 atsospbcres ou 51665 kilog. par mètre carré.

Déteste josqo a trois fois le Toloaie de la vapear à pressioa pleiae, y compris ks espaces aaisiblcs.

La Titcsse moyeaae do pistoa sera de 1"S0, et le rapport da diamètre i b coarse, approiiaiati^eaBeat de |.

Qaoiqw les pertes par Troltemeat soieat aa pea plas eoasidérabics daas les machiaes a détente qoe daas les aatres, aoas adopteroK aéaamoias le coeflkieat d'eiet atile 0,80, parce qae b maMm est paissaate.

Le travail otile, par miaote, sera de 75.100.60 = 450000^.

450000 Le travail absolo sur le pistoa, de = 565B00*^.

tljoU

La coorse par mioote, de 60.1*50 = 90 uiètres. La contre-pressioB moyenae, d'après -le chapitre précédeat, sera de 1— ^5Î.

La formate A, page 109, doanera alors :

S (1,248-1-0,08) [^^ (1 -f log. 3.2,3026) ]

— 8(15706.1,248 + 51665.0,05) = 7801»^" ; d'où S == 0»«3166, et d = 0-633.

Oq aurait, du rcsle^ même course et même nombre de tours du

volant que ci-dessus.

Dans celte détente, jusqu'à trois fois le volume de la vapeur à près-

1"*248 -4- 0 05 sion pleine, la détente commencerait à ^—^ — ^^ 0"4326 du

fond du cylindre, et le chemin parcouru à pression pleine par le piston

ne serait que de 0»4326 — 0«,05=0"3826. Cette détente commen-

cerait donc a -7-070- = ^-^ de la course du piston.

Machines à détente et condensation. — La marche à suivre pour calculer les dimensions du cylindre, est absolument la même que ci-dessus, et nous prendrons pour exemple une machine de cent chevaux Tonctionuanl sous la tension initiale de 3 atmosphères ou 31000 kilog. par mètre carré, le piston ayant une vitesse moyenne de 1"*50, le vide étant fait dans le condenseur jusqu'à O'^^'l, et la détente ayant lieu jusqu'à cinq fois le volume de la vapeur à pression pleine, espace nuisible compris.

Le coefficient d'effet utile, à cause de la pompe à air, ne sera ici que de 0,75 ; de sorte que le travail absolu de la vapeur sur le piston

devra être par minute, de — ;f— ^ — = OOOOOO""™*.

La formule A, page 102, donnera alors :

S . 90 r?l^ (1 ^ log. 5.2,3026) — 2273*"- ] = 600000^;

d'où S =« 0--4793, et d = 0-782.

La contre-pression moyenne, 2273 kilog., que nous avons adoptée, correspond à 0*^22^ qui est à peu près la contre-pression que Ton obtient dans ces circonstances.

a30 CALCUL DES MACHINES A VAPEUR.

La course du piston serait alors de 9.0,783 «= ^^li6^ ; le nombre de

courses par minute, de = S7,54, et le travail par course

Si Ton fait maintenant le second calcul, en supposant un espace nuisible de 0"K)6, la formule B, page 102, donnera :

8(1,564 + 0,06) [51^(1 + log. 5.2,3026)]

— S (31000.0,06 + 2273.1 ,564) = 10428^ ; d'où S « 0-U998, et d = 0-798.

Même course et même nombre de tours de volant que ci-dessus. Dans cette machine, la portion de course à pression pleine est

de '"^t "■''»- 0.06 -O-M».

et la détente commence à /^^- =« tt-z-t de la course.

Pour déterminer les dimensions de la pompe à air et du condenseur de cette machine, on suivrait la même marche que précédemment. Le volume de vapeur à condenser, en deux opérations, est de :

quautité d^eau pour condenser le même poids de vapeur à la même tension, et la tension correspondante de la vapeur sera de O'^Oil de mercure.

La formule B, page 239, donnera alors pour capacité alite de la pompe à air :

environ.

Dans les machines où la détente est aussi prolongée, la pompe à air se calcule généralement pour produire un vide plus parfait que celui que nous avons adopté ; il est convenable, alors, d*abaisser ce vide jusqu*à un quatorzième d'atmosphère, ou 0°>084 de mercure.

Le volume de la pompe à air serait alors :

V"=0 oi74.ML7/l+0,00367.34o49\W ^^^^^^

De plus, si la position de cette pompe était telle que Teau de condensation s*y élevât plus haut que dans le condenseur à la fin de l'aspiration, elle devrait encore être agrandie d'une quantité correspondante à la différence nécessaire des tensions qui s'établirait entre elle et le condenseur.

Les dimensions du condenseur se détermineraient d'après les règles que nous avons posées dans le chapitre de la condensation.

Lorsque des machines doivent surmonter des résistances variables, comme, par exemple, dans l'extraction de la houille par les appareils à bobines et à molettes, elles doivent être calculées pour emporter la charge et vaincre les résistances dans le moment où le travail de ces résistances est le plus grand. Dans les autres instants, ces machines ne développent pas toute leur puissance, et l'on diminue, à l'aide d une soupape modératrice^ la pression sur le piston.

Nous devons aussi faire remarquer que toutes les machines que nous venons de calculer, ne développent le travail qui a servi de base aux calculs, que quand elles fonctionnent dans les conditions de près-

sion de vapeur et de vitesse du pistoo que nous avoos adoptées. En faisant varier ces deux éléments du travail, ce qui est toujours possible, on ferait en même temps varier, entre des limites indéterminées, le travail transmis par ces machines aux outils pour lesquelles elles seraient construites, à la condition que les chaudières fussent toujours capables de fournir la quantité de vapeur correspondante aux conditions de marche adoptées.

La plupart des constructeurs donneraient aux machines dont nous venons de calculer les principaux éléments dans des circonstances de fonctionnement déterminées, des dimensions un peu supérieures à celles qui résultent de nos calculs, mais nous sommes convaincus que, sous de telles dimensions, ces machines, construites avec le soin et le degré de précision dans les ajustements, que les bons mécaniciens savent apporter aujourd'hui dans leurs œuvres, pourraient transmettre à larbre du volant les quantités de travail que nous avons indiquées* Tout agrandissement dans la course ou le diamètre du piston, n*aurail pour effet que d'augmenter la sécurité du constructeur et de parer aux inconvénients de quelque grave défaut dans rajustement des pièces ou dans la détermination des sections des conduits de vap^r.

Si Ton voulait connaître a priori la consommation probable de combustible pendant la marche d'une de ces machines, la question serait facile à résoudre. Prenons pour exemple la machine de cent

L^hevaux à détcale et condensa lion >

considérable; mais^ dans tous les cas, la pompe alimentaire de la chaudière doit pouvoir, au besoin, fournir au moins le double de la quantité d'eau qui correspond à la dépense de vapeur calculée, afin d'être en mesure de relever le niveau de Feau pendant la marche. En temps ordinaire, Tinjection de celle pompe se règle à laide d'un robinet placé sur le tuyau d'aspiration, de manière à maintenir constant le niveau dans la chaudière.

Machines à simple effet. — Les machines à simple effet sont aujourd'hui appliquées à divers usages; au soulèvement des marteaux-pilons dans les forges, à l'épuisement des mines et à plusieurs autres opérations qu'il serait trop long d'énumérer. Le calcul de leurs dimensions principales se fait par des méthodes analogues à celles que nous avons employées pour les machines à double effet, mais leurs conditions de fonctionnement sont généralement moins variables que celles de ces dernières et sont plus directement dépendantes de la nature des opérations à effectuer. Nous allons, comme exemple, calculer les dimensions principales et les circonstances du mouvement d'une machine d'épuisement à simple effet, à traction directe, à détente et à condensation ; les considérations particulières que nous appliquerons à ce genre de machine, mettront sur la voie des considérations dont il faudrait tenir compte si l'on appliquait la machine à simple effet à d'autres usages.

Les données de la question seront :

Eau à élever par heure à la hauteur de 600 mètres . . . 150"^'

Pression initiale de la vapeur sur le piston i*^"" 50

Détente jusqu'à quatre fois le volume de vapeur à pression pleine, espace nuisible de 0°^10, compris ; Vide du condenseur O'^IO

Dans les machines d'épuisement, la vitesse du piston de l'appareil moteur doit être subordonnée à la vitesse que les pistons des pompes destinées à élever l'eau, peuvent recevoir sans danger pour ces dernières. Or, d'après les enseignements de l'expérience, les pistons des pompes qui constituent les appareils actuels d'épuisement ne peuvent prendre, sans danger, une vitesse supérieure à 1 mètre environ par seconde, pendant l'ascension, ni supérieure à 0"^60 environ pendant la descente, ou pendant le refoulement. Plus loin, nous en dirons les m6-

CALCUL mS MACHINES A VAPEUR.

tifs, dus le ehapitre de la régularisation de la vitesse des naeiiiiies par les masses en monvement.

La vitesse da piston de la machine motrice sera de 1 mètre en montant, de (MO en descendant ; soit en moyenne» ponr les deux courses, de (MO par seconde, on de 48 mètres par minnle.

Si Ton donne 3*50 de course an piston, onTmètresponr rosdllation

complète, le nombre d*oscillations par minute sera de -^ = 6,857,

dans rbypothèse ou il n*y aurait point de repos entre elles.

Dans l'application, on laisse un intervalle entre les coups de piston ,

et une semblable macbine ne pourrait fournir, avec sécurité pour Tap-

pardl, plus de six oscillations par minute ; de sorte que la durée du

6.7" mouvement serait de ;r^ = 5S,50 secondes, et il resterait 7,S se- CFoO

coudes pour les six intervalles de repos.

D*autre part, dans ces machines, les pertes inhérentes à Tappareil moteur peuvent être portées à 10 pour cent du travail absolu transmis au piston, et les perles relatives i l'appareil d épuisement, à 90 pour cent environ du même travail ; soit un coeflBcient général d'effet utile égal à 0,70.

La puissance utile, développée par la machine, dans les conditions que nous venons de poser, sera de :

150000^" . 600- = 90000000^ par heure; 90000000^"^

soit

= M!^,SS rhpvAtiT,

La formule B, page 102, donnerah alors :

S (3-80 + o»io)[^^^\i + log. A.s.soae)]

— S (2066"'-.3-50 4- 46498.0-10) = 357142''- ; d'où S = 4»*0602, el d = 2-28.

La déteate commencerait lorsque le piston aurait parcouru .-

?!Ë?4lO!H 0-10 ==0-80; •.xMO 1 . ,

Si Ton voalait arriver au même résaltat avec une machine sans détente, fonctionnant sous une tension constante de S*'"" 50, et avec condensation jusqu'à la même limite de tension dans le condenseur, on aurait :

S (25832"'- — 2376"' ) 3»50 = 357142''--; d'où S = 4»*35, et d == 2"36.

La contre-pression, dans ce cas, serait d'environ 0'^°* 23, ou 2376 kil. par mètre carré.

Pour trouver la capacité utile de la pompe à air, on suivrait la même marche que précédemment.

Supposons que Ton emploie 25 kilog. d'eau à 10'', pour condenser chaque kilog. de vapeur.

La chaleur totale d'un kilog. de vapeur à 2"'"'50, est de 645 calories ;

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