‹ Théorie génétique de la réalitéChapitre 29 sur 63 · I.FS TIIi;(»Hll.S IMMI.DIAI ISII.S · texte numérisé non relu

I.FS TIIi;(»Hll.S IMMI.DIAI ISII.S

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23. Voici quel est, en somme, le résultat de notre examen (les théories reposant sur le type intuitif d'immédiateté.

La doctrine de l'intuition aboutissant à des théories dogmatiques et absolutistes, nous ne sommes pas fondés à attendre d'une inimédiateté de ce type une révélation exclusive ou définitive de la réalité. Car cette sorte d'immédiateté est vide, si on l'envisage indépendamment du contenu qu'elle reçoit de l'expérience concrète du type médiat — c'est-à-dire des expériences de connaissance et de volonté — de même que la première inimédiateté, celle du primitif, est aveugle sans de telles expériences. L'une manque de contenu, l'autre de forme.

Les considérations qui précèdent démontrent en outre que, comme nous le soutenons, de ces deux immédiatetés, l'une, qui se trouve au commencement de la progression génétique de l'esprit, s'oriente en avant vers les processus médiateurs qui l'éclaireront ; tandis que l'autre, qui vient la dernière dans le mouvement de la genèse, s'oriente en arrière vers les mêmes processus, qui lui donnent son contenu, son corps. L'une effectue des contacts qui sont inintelligibles ; l'autre manque de contacts qui soient plus que formels. L'une fournit une matière informe, l'autre aboutit à une enveloppe vide de toute matière.

Il est aisé de voir ce qui manque à chacune. Nous ne saurions nous passer ni des découvertes intellectuelles concrètes ni de la direction pratique que l'exercice de nos facultés médiatrices de connaissance et de volonté peut seul donner.

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