‹ Théorie génétique de la réalitéChapitre 55 sur 63 · CHAPITRE XVI COROLLAIRES · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI COROLLAIRES

§ J . — Nature de la réalité.

1. Après avoir exposé la théorie du pancalisme, qui est rinterprétation du réel à laquelle nous avions été conduit en étudiant les faits dans le détail, nous allons indiquer brièvement certaines implications, certains corollaires d'une portée philosophique plus générale (1). Le lecteur a sur les lèvres celte question : quelle est alors la nature de la réalité?

Les conclusions auxquelles nous sommes parvenu nous permettent de supposer que la réalité est constituée par tout le contenu de la conscience en tant qu'il est organisé ou susceptible de s'organiser sous une forme esthétique ou artistique. Dès lors la conscience individuelle est l'organe de l'appréhension de la réalité. La réalité entière serait l'expérience entière d'une conscience capable de la saisir et de la contempler sous la forme d'un ensemble esthétique.

La réalité est une expérience organisée, et cette expérience a la forme d'un moi.

Si l'on cherche à ajouter quelque chose à cette détermination descriptive de la réalité, on arrive aussitôt à l'un ou l'autre de ces points de vue particuliers d'où l'on n'a plus la

(i , Le lecteur peut se reporter à Thought and Things, t. III, chap. XV (particulièrement aux § 7 et 8), où certaines de ces implications sont déjà indiquées.

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vision de Teiiscmble, et l'on ir.'dlfinl que rappri^lienmon de (juelque mode apéciîd d'cxislciire ou de r(''<'dilé, du mode de Tactuel, de rid(''al, du bleu, du vrai, ou de quelque nuire.

2. Quant à ces modes spéciaux de réalité, on ne doit pas les considérer comme non valables ou comme irréels, car chacun contribue h sa manière à la constilutioii du contenu essentiel de Tor^Mnisation esthétique. I/csthétique révèle quelque chose de nouveau, quelque chose de particulier; mais il accepte et rétablit,' à sa manière, les réalités et même les contrastes des modes particuliers. Le vrai reste le vrai, le bien reste le bien. Les réels de l'idéalité et de Factualité demeurent; ils apportent à l'ensemble la force impérative du bien et 1' « intention.» synnomique du vrai. Tous contribuent à le constituer. Chacun est donc un aspect valable de la réalité, bien qu'au point de vue génétique il n'en soit qu'un aspect modal et incomplet. Le progrès de la réalité est un progrès réel : il se produit constamment de nouveaux modes et de nouveaux aspects, dont chacun a sa synthèse esthétique caractéristique, et le tout s'étend et s'enrichit sans cesse à mesure que les sciences, les systèmes d'utilité pratique — d'utilité économique, politique, morale — et les arts fondés sur des conventions ou visant la commodité élaborent leurs contenus spéciaux. La science, théorie et instrument de la vérité, garde toute sa validité ; la morale et les disciplines normatives restent entièrement libres d'accomplir leurs tâches ; l'esthétique lui-même a ses problèmes scientifiques et ses problèmes norma'tils, que l'on n'arrive à résoudre qu'au prix de patientes recherches et de pénétrantes analyses. Toutes ces choses contribuent au progrès général de l'humanité, et toutes concourent à enrichir l'appréhension esthétique du réel. Le mouvement de la tradition se poursuit, le trésor intellectuel et moral s'accroît, et, à chaque stade de son développement, il est l'objet d'une synthèse artistique qui fait de lui, dans la pleine acception du mot, l'incarnation de la réalité.

3. Si nous nous plaçons au point de vue de l'ensemble, à l'un quelconque de ses stades, la réalité devient absolue aux sens indiqués plus haut. Elle n'est relative à aucun autre tout, et elle synthétise toutes les relativités de ses propres

parties. L'organisation du contenu y persiste, les vérités, les biens, les valeurs de toute sorte survivant dans l'ensemble artistique du beau. Mais cela ne veut pas dire que la réalité n'exigera pas ultérieurement une description nouvelle, qu'elle ne se développera plus, car le tout progresse continuellement, à mesure que ses divers facteurs progressent euxmêmes. C'est le propre de l'idéal esthétique que chaque énonciation de ses résultats le représente comme pleinement atteint ; mais dire que la réalité elle-même est achevée en raison de cette « intention » de plénitude, c'est nier la persistance de l'efficacité des motifs mêmes sur lesquels est fondée cette intention — des motifs de réconciliation des impulsions et des intérêts actifs et théoriques.

4. Mais il reste à répondre à cette question : existe-t-il une conscience de l'ensemble, appréhendé comme une expérience esthétique élargie ? La réponse que nous y ferons sera nette, car par le terme « ensemble » il faut entendre ce qui synthétise les diverses significations de l'existence. Assurément la conscience de l'ensemble existe autant qu'il existe lui-même, et dans le même sens du mot. Les choses, ainsi que les valeurs, existent en vertu des processus de la connaissance et de l'évaluation, qui, en s'associant, constituent, par un seul acte de synthèse, l'expérience du beau. La signification de l'existence, comme toutes les autres significations que renferme l'expérience, éprouve des modifications caractéristiques. Le jugement d'existence n'est pas l'instrument de la réalisation esthétique ; cette réalisation est une connaissance immédiate du contenu et du moi incarné dans le contenu. Un ensemble esthétique de la réalité ne saurait se constituer que dans une expérience consciente.

Ainsi que nous l'avons vu, nous n'avons pas le droit d'accepter la conception ontologique de l'existence, de la réalité, conception d'après laquelle elle est quelque chose d'entièrement séparé de l'expérience. Par existence nous entendons ce qui est atteint comme produit de la connaissance, ou comme idéal de la bonté, ou comme présomption, assomption ou jugement confirmé — toutes choses qui demandent un maniement conscient des données de l'expérience. Qu'est-ce que le monde physique sinon ce que, en nous appuyant sur

rensninhie de nos connaissanccH |)hyHif|iH;8, nous estimons (ju'il signilic, ce que notre expérience pliysique, si nous prenons cette expression dans son acception la plus large, nous conduit à présupposer et h accepter à son sujet? Il en est de môme dans les autres domaines de l'existence. Si cela est exact, nous pouvons dire que l'expérience qui régit les facteurs particuliers de l'existence se constitue, en les unifiant et en les organisant, en un tout qui fait du monde une teuvre d'art.

Sur ce point, le postulat de l'intellectualisme et celui du volontarisme sont exacts, si on les regarde comme des assomptions méthodologiques. Mais aucun des deux ne peut écarter l'autre. Chacun se justifie convenablement sur le terrain de processus empiriques d'un certain type. Mais afin de justifier son exclusivité, son refus de reconnaître la validité d'autres types de théorie, chacun abandonne l'expérience pour recourir à un absolu de pensée ou de volonté qui est . métempirique. C'est couper la branche même de l'arbre de l'expérience sur laquelle il repose.

5. La discussion philosophique de ces thèses nous ferait sortir du cadre de cet ouvrage ; nous les exposons sous forme de corollaires du point de vue que nos recherches ont justifié. Aller plus loin serait trop nous étendre sur un point qui ne rentre pas dans le sujet propre de ce livre. Mais il est légitime de le traiter brièvement, en vue de la solution du problème de la logique réelle que l'on désigne par le nom de problème de la morphologie du réel. De notre conclusion principale on peut inférer des réponses à maint autre problème de philosophie, des réponses qui sont justifiées dans la même mesure que la conclusion principale (1).

(i) Il y a lieu de souligner l'interprétation que donne du mouvement de rexpérience considéré dans son ensemble )a théorie des « modes génétiques »(Voir De^e/opment and Ei'olvtion, chap .-x-iic) . Voir aussi la discussion des théorieg mécaniques et téléologiques rivales dans l'Appendice B au t. III de ThoughtandThings.

§2. — La seule alternative est un pluralisme.

6. Il convient de nous demander maintenant quelle conclusion nous devrons tirer de nos recherches dans le cas où Texistence de la synthèse en question ne se trouverait pas définitivement établie. Que devient, dans cette hypothèse, l'alternative philosophique ?

Il n'y a évidemment alors qu'une seule alternative : on se trouve conduit à un pluralisme radical d'un type réaliste et alogique. On ne peut même pas s'arrêter à l'idée d'un spiritualisme ou d'un personnalisme pluraliste, car une synthèse fondée sur la personnalité exige la reconnaissance non seulement d'autres personnes que l'individu envisagé, mais encore de choses. La personnalité a à la fois la référence extrapsychique et la référence transsubjective. Il n*y a dans l'expérience aucun mode de processus, saut le mode esthétique, où ces deux références ne soient réunies, c'est-à-dire où ce qui est regardé comme étranger à l'expérience individuelle ne soit aussi regardé comme étranger à l'expérience collective ou synnomique. La seule sorte de pluralité de personnalités qui ne comporte pas une multitude de choses extérieures à toute expérience est celle qui peut se constituer dans un tout esthétique.

7. Mais on dira peut-être : pourquoi ne pas admettre tout simplement un pluralisme de réalités — physiques, mentales, morales, artistiques, etc., — qui ne seraient liées entre elles par aucune détermination commune? Pour les raisons suivantes.

1° Parce qu'admettre un pareil pluralisme serait retirer à l'expérience ses résultats objectifs, tout en ignorant l'expérience même où ces résultats se produisent et ont une signification commune. Ces divers principes de la réalité sont appréhendés au cours du développement d'une vie mentale organisée, systématique ; les considérer comme étant séparés les uns des autres et sans relations entre eux et avec cette vie

mentale serait ne pas même vouloir reconnaître qu'ils sont unis entre eux par la sorte de parenté qu'établit leur présence commune dans l'expérience. Un pluralisme originel ou absolu contredirait même la présupposition de la connaissance, dont dépend directement le caractère concret de chacune de ces réalités.

8. 2° Si nous admettons un pluralisme radical, si nous prenons les réalités telles que nous les trouvons, c'est-à-dire dilTérentes les unes des autres, disparates, incohérentes, l'impartialité veut que nous les prenions toutes, que nous ne refusions de reconnaître aucun des modes du réel atteints dans les attitudes normales d'acceptation. Or, parmi ces réalités se trouvera nécessairement celle du beau, de l'art. Mais nous ne pouvons admettre cette dernière réalité, telle que l'analyse la montre, sans renoncer en même temps à considérer les autres comme indépendantes. Si le monde est artistique, s'il est beau, il ne peut pas être incohérent, inorganisé, radicalement pluraliste.

Par conséquent, aucune théorie pluraliste ne saurait mériter un examen si elle ne repose pas sur un pluralisme relatif d'un genre permettant au moins de faire rentrer la diversité de ce qu'on appelle les réalités dans quelque unité plus larg-e, telle que l'unité de l'expérience ou l'unité d'une loi. En nous accordant cela, on fera un premier pas vers la conclusion que Vunité voulue est celle de Vari.

§ 3. — Le pancalisme est un affectivisme constructif.

9. Il nous reste enfin à caractériser notre résultat du point de vue historique. Nous avons vu que, depuis l'introduction du point de vue subjectif dans la philosophie moderne, les interprétations de la réalité ont toujours oscillé entre divers rationalismes et divers volontarismes, sans parler de tendances d'un caractère « positif », en raison desquelles on se limite à la méthode scientifique et on nie la possibilité d'une philosophie de la réalité. La pensée spéculative proprement

dite s'est partag"ée entre différents systèmes de rationalisme et de volontarisme.

Un troisième point de vue, qui fait appel au sentiment, a continué à s'affirmer d'une façon plus ou moins intermittente, acquérant de plus en plus de précision. Il serait fort nécessaire aujourd'hui qu'il fût formulé clairement. Nous avons esquissé plus haut son développement historique sous la rubrique : affectivisme (1).

La théorie qui résulte des considérations que nous avons développées dans cet ouvrage peut être regardée comme un affectivisme, attendu qu'elle nie que la raison ou la volonté soit capable de servir d'organe exclusif de la réalité, et affirme l'existence d'une synthèse immédiate de fonctions dans la contemplation esthétique, état que Ton peut représenter comme un état de sentiment. Voyons donc quels rapports il y a entre cette théorie et les affectivismes antérieurs, plus ou moins constructifs, dont nous nous sommes déjà occupés.

10. En premier lieu, considérée comme une théorie qui repose sur l'immédiateté, elle satisfait et utilise le besoin de réalisation affective directe qui se manifeste dans l'ancien mysticisme émotionnel et religieux. L'expérience esthétique est, aux yeux des non initiés, une sorte d'extase ou de « trance » ; beaucoup l'ont comparée à l'état hypnotique. Du fait que les mobiles de l'action urgente et de la curiosité intense sont en suspens, l'âme tend au --même calme et au même désintéressement qu'entraîne pour elle la simple contemplation mystique.

Ce côté de l'expérience permet aussi de contribuer à l'édification de la théorie affective par des précisions du genre de celles que lui a fournies, dans l'antiquité, le mysticisme réfléchi. Suivant Plotin, la présence divine ne se manifeste pas au moyen d'opérations causales ni logiques, mais apparaît simplement comme une série d'actualités, d'événements, de données immédiatements présents à la contemplation. Or il en est de même de l'état de « présence artistique »

(i) Chap. XI.

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immédiate, que précèdent des étals de médiation rationnelle et |)r,ili(|ue.

C'est eu vertu tlu même mouvement, parvenu plus loin, mais satisfaisant au même besoin, que les théories d'intuition et de foi s'introduisirent dans la philosophie moderne. Elles reposent sur une immédiateté considérée comme renfermant quelque chose d'achevé et de transcendant, quelque chose qui est donné à la conscience sans processus discursifs, et qui révèle la nature dernière du réel. Ces théories adoptent l'appréhension directe de la doctrine mystique et l'attribuent à la raison pure, à l'intuition et à la foi. Selon notre théorie^ ce besoin d'appréhension directe trouve sa satisfaction dans la contemplation esthétique.

11. En outre, on trouve chez Aristote et Schellin;:: — et chez d'autres auteurs, comme Kant et Ravaisson, qui s'expriment plus ou moins explicitement à ce sujet — des points de vue d'après lesquels l'esthétique, ou au moins un type de sentiment, est l'organe d'une synthèse. La reconnaissance de cette synthèse est un commencement de justification pour les sortes mystiques de contemplation dont nous avons fait mention. Dans beaucoup de cas, ces auteurs attribuent les états d'esprit mystiques et affectifs à l'action d'intérêts dont le caractère est sinon explicitement esthétique, du moins esthétique dans le fond (1). Bien des penseurs ont recouru à l'esthétique comme à leur dernière ressource quand des spéculations qu'ils avaient fondées sur les motifs de processus mentaux particuliers étaient arrivées à une impasse ou avaient donné tout ce qui était en elles.

Mais, de même que la contemplation mystique et les divers postulats de l'intuition et de la foi, qui procèdent d'elle, ne renfermaient pas les éléments informateurs et synthétiques nécessaires à la construction d'une théorie, de même les pancalismes de la pensée réfléchie ne sont pas allés loin, à cause de leur caractère purement spéculatif et réfléchi. La déter-

(i)» Ce point a été mis en lumière dans l'étude de W.-D. Furry intitulée The Msthetic Consciousness, etc. (Baltimore, 1908), étude à laquelle nous avons déjà fait allusion. Voir la préface du présent ouvrage.

minalion du facteur nécessaire pour faire jouer au sentiment un rôle comme instrument de l'épistémologie a fait défaut. Le sentiment a été laissé au niveau de l'impulsion ou de la passion, ou transporté dans la forme vide de la raison transcendante.

Ce qui a manqué, c'est la théorie de Timagination considérée comme une fonction participant de la nature de la connaissance et capable d'informer l'intérêt affectif, tout en ayant la liberté de se l'incorporer (1). Et ce n'est pas seulement le sentiment, mais encore la volonté qu'il faut faire fig^urer dans la synthèse que constitue l'intuition. L'imagination doit être représentée comme étant aussi l'instrument des idéals de la volonté. Cette idée commence à poindre dans, la doctrine de l'imagination d'Aristote et des mystiques italiens, reparaît dans les théories artistiques que nous a laissées la Renaissance, et trouve un appui dans certaines doctrines de Kant.

12. On jugera peut-être que notre étude détaillée de la nature de l'imagination schématique, dans son rôle d'inventrice d'hypothèses et de choses « semblantes » (2), contribue à ce développement constructif de l'affectivisme. L'imagination est l'instrument des activités mentales investigatrices, idéalisantes, évaluantes, inventrices d'hypothèses. Elle opère tout autant dans la sphère des contenus et des intérêts affectifs que dans celle des contenus et des intérêts cognitifs, dans les domaines de la connaissance, de la volonté et du sentiment que dans celui de l'artistique comme tel. Mais les analyses les plus récentes de l'esthétique montrent que son élaboration constitue le rôle synthétique et parfait de l'imagination. Ce n'est pas d'une manière spéciale et dans une mesure relativement peu importante, comme on le suppose ordinairement, qu'elle coopère à la réalisation du beau. Dans l'art, les choses cognitives et les choses voiitionnelleg, sous l'action de l'imagination, qui s'empare d'elles, fusionnent dans rimmédiateté des valeurs de sentiment, et les

(i) Comme nous l'avons dit plus haut, outre o la libération de la pensée », il y a « la libération de la domination de la pensée ». (a) La pensée et les choses ; Thought and Things, t. IL

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<leiix ^^rands courants <lc l'airectivisme, le courant mvHti- <jue et le rationnel, s'unissent et se confondent. Quoi-qu'on puisse penser du résultat de la tentative que nous avons faite pour le démontrer, et quelque peu fondé que nous soyons peut-être, si l'on ne considère tjue les sens habituels du terme « esthétique », à qualifier d'esthétique une synthèse elFectuée par la contemplation, nous sommes persuadé que nous avons ici les matériaux nécessaires à une réconciliation des prétentions opposées du rationalisme et du volontarisme, et à une interprétation constructive des besoins essentiels des modes d'appréhension mystique et intuitif (T.

Pris dans ce sens, le pancalisme est un alîectivisme constructif. Il montre la manière dont le sentiment peut être informé, de telle sorte qu'il ne reste pas aveugle, mais voie toutes les choses suh specie pulchritudinis. Cette locution latine, dout la portée est facile à comprendre après nos explications détaillées, précise le sens de la devise que nous avons placée en tête de La pensée et les choses, à savoir xô y.aXov TTÔtv.

(i) Le professeur Urbaa termina de la manière suivante son excellent traité sut L'éi^aluation, que nous avons déjà cité : « Le» implications de l'évaluation.,, conduisent à des revendications de priorité. Mais comme il y a toujours, en outre, l'implication d'une vérité intérieure, comme la vie et l'expérience se montrent... de plus en plus susceptibles d'être exprimées sous la forme d'un système de vérités, l'hypothèse de l'intelligibilité finale de toutes les \ aleurs demeure toujours. Une forme d'expérience encore plus élevée, où les deux sortes d:î prétention soient également satisfaites, une forme de contemplation transcendant et la volonté et la pensée devra toujours Hve le but... de toute métaphysique. Un pareil état... serait véritablement la vision béatifique ».

Baldwin

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