EsMEn : loc. cit
Le rapport de puissance ainsi créé n’a pas, comme on l’a cru, une origine militaire : tous ceux qui se recommandent au roi visent surtout à des fonctions administratives, financières ou ecclésiastiques (1). Au 1x° siècle, les agents hnférieurs sont déjà uniquement les vassaux des agents supérieurs ; les vicari et les scabint ont cette situation vis-à-vis des ducs et des comtes (2). Du haut en bas de l’échelle administrative, le lien hiérarchique de l'administration devient le lien hiérarchique de vassalité. Les rois, les comtes et les autres agents « auraient dû, dit Fustel de Coulanges, gouverner les hommes en vertu des droits de l’autorité publique, ils les gouvernent en vertu des droits de patronage » (3).
Cest donc par le rapporte vassalité que s’explique dès lors le droit administratif de la féodalité. Ce lien est tout personnel pour Laband (4). Les obligations qu'il engendre sont juridiquement indéterminées et illimitées (5) ; elles peuvent cependant se résumer dans le devoir de fidélité. Cest également dans le devoir dé fidélité politique que Laband résume toutes les obligations du fonctionnaire (6).
C’est l'hommage qui crée le rapport de puissance, source du droit de commandement du suzerain (7); c’est également le serment qui, pour Laband, est la source du rapport