‹ Théorie juridique de la fonction publiqueChapitre 25 sur 496 · Le Temps, 1° juillet · texte numérisé non relu

Le Temps, 1° juillet

3..« Plût à Dieu, disait l’Avocat général, que. Votre Majesté sut combien cette multiplication d’offices apporte de préjudices, qu’elle dépeuple vos armées, qu’elle diminue le commerce et augmente l'oisiveté dans l’esprit de ceux qui se pourraient occuper à d’autres emplois plus utiles au bien et à la puissance de l'Etat. » (DARESTE : Histoire de l'administration, II, p. 4o),

4. Des offices, livre IL, cb. I, p, 290, n°% 9-10. ; « C’est la seule

aujourd'hui ; Dupont-White écrit que «le goût des places et de l’importance officielle est écrit partout dans notre histoire » (1) et M. Léon Poinsard nous crie que nous courons « vers la ruine » (2).

Et il en sera ainsi probablement pendant longtemps encore (3).

Sans doute des abus se produisent. Certains services pourraient subir des réductions. Mais celles-ci rencontrent des obstacles de la part des chefs de ces services qui ont un intérêt matériel et moral à avoir sous leurs ordres une armée nombreuse de fonctionnaires, et de la part des

membres du Parlement qui nuiraient à leur influence

ambition qui a pris plus de pied en notre nation qu’en nulle autre et plus encore en notre âge qu'auparavant. C’est un cacohetes et une mauvaise disposition d'humeur ou plutôt de mœurs qui nous tient; voire c’est une espèce de manie qui nous agite. Car le mot d’ambition est désormais trop doux bien qu’inventé exprès par les Romains pour désigner le désir immodéré des offices : il en faut forger un autre pour nous et l’appeler archomanie, fureur d’offices.… »

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