‹ Théorie mathematique de la chaleur mémoire et notes formant un supplement à l'ouvrage publié sous ce titre (volume 2)Chapitre 52 sur 60 · JJ I · texte numérisé non relu

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Les nombres placés à la suite de chaque année sont les moyennes de l’année et de chaque mois de cette année; les nombres écrits au bas des colonnes sont les moyennes pendant les vingt-neuf années.

Le thermomètre de l’Observatoire est placé à la face nord du bâtiment, abrité des rayons du soleil et élevé, comme le baromètre, à cinq mètres et demi au-dessus du sol , ou à 66 mètres au-dessus du niveau des mers. On l’observe tous les jours plusieurs fois; les températures observées pendant chaque mois sont publiées dans les Annales de Physique et de Chimie.

En jetant les yeux sur ce tableau, on voit que les températures des années se sont écartées de leur valeur moyenne, d’un peu plus d’un degré, en plus et en moins, et que celles des mois homonymes se sont encore écartées davantage de leurs moyennes respectives. Les températures moyennes des mois croissent sans interruption depuis janvier jusqu'à juillet, et décroissent aussi continuellement depuis juillet jusqu’à janvier ; la demi-somme de leurs valeurs maxima et minima , ou relatives à janvier et juillet , est io°,355 , et conséquemment moindres que la moyenne io*,823 de l’année entière; la demisomme des moyennes qui répondent aux mois d’avril et d’octobre a pour valeur j o°,745 , qui diffère beaucoup moins de la moyenne annuelle.

(ao5). Quoique la demi-somme des températures maxima et minima de chaque jour diffère peu , en général , de la moyenne des vingt-quatre heures, cependant M. de Freycinet a reconnu qu’on approche encore bien davantage de cette moyenne en prenant celle des températures observées à deux heures et à huit heures du matin et du soir, et que cette combinaison est la plus avantageuse, quand on emploie seulement quatre observations de chaque journée. Il a conclu ce résultat d’un grand nombre d’observations faites pendant le voyage de l 'Uranie, à l’ombre et à l’air libre, à terre, au mouillage et en pleine mer. Parmi ces observations, que l’auteur a bien voulu me communiquer, je citerai les suivantes, qui ont été faites à terre.

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