NOMBRES DE VIVANTS
lOOOO 035o
lOOOO
Ces deux modes de correction peuvent se contrôler l'un par l'autre ; mais ils ne suffisent pas pour rendre actuellement assez exacte la méthode des décès.
Méthode des recensements.
102. On peut encore dresser une Table de mortalité en notant, d'après les listes des recensements, le nombre des vivants à chaque âge. Si l'on appelle /o» ^m /-,••. ces nombres de vivants, et si l'on suppose que la population est restée complètement stationnaire depuis un siècle, la différence /, — /o représentera le nombre de décès d'enfants de o à i an qui ont eu lieu dans l'année qui vient de s'écouler ; U — U représentera de même les décès d'enfants de i à 2 ans qui ont eu lieu dans cette même année, etc. : les nombres obtenus donneront donc une Table de mortalité toute faite.
Cette méthode ne suppose pas que la loi de mortalité est restée constante, car tous les taux de décès se rapportent à l'année qui vient de s'écouler ; mais elle oblige d'admettre qu'il n'y a eu depuis un siècle ni émigration, ni immigralion, ni accroissement de la population par l'excès des nais-
— 9^ "" sances sur les décès. On peut corriger ce défaut, mais en faible partie seulement, en prenant plusieurs listes de recensement, faites à diverses époques, et en voyant quelle marche suit le mouvement de la population. De plus, une autre cause de graves erreurs vient de ce que, lors des recensements, on ne peut pas apporter assez de soins à la déclaration et au contrôle des âges des vivants.
Aussi cette méthode n'a jamais été employée pour dresser de véritables Tables de mortalité ; mais elle peut fournir des renseignements statistiques utiles pour d'autres travaux, par exemple au point de vue du nombre des jeunes gens à soumettre au recrutement.
§ IV. — Méthode des registres de l'État civil.
103. On suppose que les naissances d'une année sont distribuées uniformément dans le cours de cette année, de sorte qu'en prenant la moyenne du nombre des naissances pendant deux années consécutives, 1848 et 1849 P^'' exemple, on peut considérer ce nombre comme un nombre égal d'enfants nés le i^'' janvier 1849. C'est ce groupe d'enfants que l'on va suivre pendant toute son existence, en notant les survivants d'année en année. Pour avoir ces nombres de survivants, il faut encore s'en rapporter aux nombres de décès par âges, qui sont inscrits sur les registres mortuaires. Les calculs successifs s'établissent comme dans l'exemple qui suit :