‹ Théorie mécanique de la chaleur ... [3 vol.] (volume 3)Chapitre 14 sur 136 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

àtence nécessaire de l'élément intermédiaire spécifiquement distinct de Téléaent matière. — Interprétations diverses proposées pour les phénomènes dytamiques. — Réfutation de ces doctrines. — Conclusion générale.

Noire soleil avec son cortège de planètes, de comètes, les anètes et leurs satellites, toutes ces étoiles radieuses , autres 3ndes sans nombre , éparpillés dans l'espace infini , tous ces es distincts sont dans un état incessant de rapports des s variés: rapports de lumière, de chaleur, d'électricité, tlraclion , de répulsion ; rapports qui font de l'univers un mense et harmonieux organisme, où loules les unités dis- -tes sont solidaires les unes des autres. -.es parties qui composent ces êtres, et que l'on peut conoir comme distinctes en eux, sont dans le même état pernent de rapports. Ainsi en est-il , comme exemple particu- V, de tous les corps que nous pouvons séparer deia sur- ^ de notre terre, ou beaucoup plus correctement, de ceux sont séparables , et qui ainsi par leur totalité forment le be terrestre.

'fais un corps homogène quelconque, solide, liquide ou eux, ne constitue point un tout continu : il est formé, Js le savons maintenant, d'unités indivises, disjointes.

UNIVERS INANIME.

plus OU moins éloignées les unes des autres, selon l'étal actuel du corps. Par ce fait même que ce corps se présente comme un tout, il est clair ({ue ces unités disjointes sont aussi dans un certain rapport entre elles et avec celles de tous les autres corps : rapport (jui, d'une part, maintient le corps tel quel, et qui , d'autre part , le fait connaître à d'autres corps.

Et maintenant (lu'est-ce qui établit ces rapports ? Qu'est-ce qui remplit le vide, évidemment apparent ^ qui sépare deux corps distincts en relations de lumière, de chaleur, d'électricité, d'attraction?... Qu'est-ce qui maintient, à des distances déterminées et d'ailleurs variables, les atomes des corps ?

Au lieu de laisser l'esprit du lecteur en suspens cl d'aller pas à pas avec lui jusqu'à la réponse inévitable, je vais droit au but. A ces grandes questions je réponds immédiatement par la grande et radicale afllrmation finale à laquelle nous conduit l'élude rigoureuse et rationnelle des phénomènes.

Les rapports de soleils à soleils , de corps à corps , d'atomes à atomes et , beaucoup plus généralement encore , les rapports d'êtres à êtres , ne peuvent cire établis que par une classe d'éléments intermédiaires d'une nature absolument différente de celle des éléments matériels , et jouant à la fois le rôle de puissance motrice et d'agent de rapports entre les atomes matériels et entre les corps.

Et j'ajoute maintenant que toute philosophie , toute métaphysique, qui prétend marcher en dehors de cette affirmation, viole l'ensemble des faits , fait fausse route et est destinée à' périr.

Nous avons pu aller sans dévier à notre but , lorsqu'il s'est agi de spécifier et de distinguer I'élément matièrk considéré en général : l'examen d'un nombre relativement réduit de phénomènes nous a permis de passer rapidement par-dessus les obstacles. Il ne nous est plus possible de procéder d'une manière aussi immédiate maintenant. Non point du tout que

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