‹ Théorie mécanique de la chaleur ... [3 vol.] (volume 3)Chapitre 42 sur 136 · LIVRE U, CUAPITBE II · texte numérisé non relu

LIVRE U, CUAPITBE II

clair, c'eal qu'une (lénomiiiatiou coramiine esLnon seulonient permise, mais nécessaire.

La fonction d'élémetil dynamique ou moteur, la fonction de FORCE, que ces principes remplissent dans l'univers, est lellemenl capitale que la première idée qui se présente à l'esprit, c'est de s'en servir comme désignation commune

et d'appeler simplement la chaleur, i'électricilé, des

fDRCES.

I C'est ce que, pour ne point innover inutilement, j'avais lait dans plusieurs de mes travaux antérieurs; j'avais pensé iqu'il suffirait de bien préciser le sens réel du raotFûitCE, pour éviter tout malentendu. Mais les critiques qui m'ont été ssées de côté et d'aulre , par des penseurs à l'opinion desquels j'attachais le plus grand poids , m'ont bientôt fait reconnaître mon erreur en ce sens, et m'ont montré tous les inconvénients qu'il y a à employer , dans un sens défini el unique, un terme qui a tant d'acceptions diverses qu'en réalité il n'en ï plus aucune de certaine. Le rôle de forces , de principes de mouvement entre deus points matériels disjoinis, si important qu'il soit dans la nature, n'est d'ailleurs pas, comme nous verrons, à beaucoup près, le seul que jouent les éléments dont nous venons de mettre l'existence hors de doute.

Je leur laisse donc la dénomination générique très claire el 1res simple d'ÉLÉMENTs iiSTERUÉDUiRES, dont la convenance deviendra de plus en plus évidente, et je ne me servirai du terme de force que quand il faudra spccifler le point de vue sous lequel nous considérerons leurs fonctions.

Éludions maintenant de plus près les attributs et les manifeslalions de I'élément intebmédiaiiœ, considéré provisoirement comme un principe multiple.

Le premier attribut de ces éléments , celui qui domine les autres, c'est leur puissance dynamique, c'est leur aptitude ^ tirer la matière du repos , et à l'y faire rentrer, à rompre lerw poraireraent ou définitivement la position respective d'éqimîlibre des parties matérielles des corps , à se manifester comnr»-^ causes de mouvement , sans nécessité d'un mouvement ant^^ rieur dans la matière même, comme forges , en un mot.

Accentuons beaucoup mieux que nous ne l'avions fait d' bord, le caractère typique d'une force.

Laplace^ dans la Mécanique céleste, et ensuite M. Pontéco lant , dans V Exposition analytique du système du monde , otr:^^ démontré que si l'action de la force gravifique se propage ^ dans l'espace , que si elle n'y a pas lieu partout à la fois, celt-e propagation est en tous cas plusieurs cent millions de fois sc^" périèure à celle de la lumière (318290000^"). On a doiL ^ admis, et très légitimement, que si vitesse il y a, elle e^ ^ infinie.

De plus , aussi loin que l'observation peut atteindre, l'ac^ — tion de la force gravifique reste identique à elle-même. Du» centre de gravité du soleil à celui de Neptune (planète Le Ver^^ rier), elle procède suivant la raison inverse du carré des dis-—' tances. L'étoile la plus rapprochée de nous est, à une distance telle que la lumière met trois ans à nous en arriver^ (3000000Ô000000000 mètres). C'est là aussi très probable-ment la dislance minima de deux étoiles quelconques entrer elles. Les étoiles doubles connues jusqu'ici, c'est-à-dire celles qui forment ensemble un système conjugué , décrivent des^ ellipses autour d'un foyer virtuel commun : l'action de la gra- — vitation s'étend donc aussi sans nulle altération de l'un descentres de gravité à l'autre.

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