‹ Théorie mécanique de la chaleur ... [3 vol.] (volume 3)Chapitre 63 sur 136 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Résumé général. — Synthèse naturelle, dans l'univers inanimé!

Résumons maintenant à grands traits les conséquences élevées auxquelles nous a conduits l'analyse des phénomènes de l'univers inanimé.

Ce que nous appelons le monde physique et, parfois siimproprement, le mo}ide matériel, est constitué par deux fomilles d'éléments distincts : l'élément matière , l'élément intermédiaire ou dynamique. Le fini est l'attribut essentiel de la première classe ; l'infini est l'attribut de la seconde.

Un corps quelconque ne peut à aucun titre être considéré comme un tout continu. Il constitue une réunion d'atomes ma-

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(ériels très petits , mais non inûniment petits, immuables en Folume, tenus à des distances stables ou variables (solide, liquide , gaz) par l'élémenl intermédiaire se manifeslanl comme force. Ces atomes peuvent ôlre en repos ou en mouvement reiaiïi", c'est-à-dire que leurs mouvements ne sont à aucun titre une condition d'existence des corps. L'espace dans un corps est alternativement occupé on non occupé par la matière : il l'est partout pour l'élément intermédiaire.

Cette déûnition des corps est exacte en toute hypothèse sur 'a grandeur absolue de Tatome. Mais l'élément dynamique, îui à titre de force détermine à chaque instant les dislances relatives des atomes , n'agit pas seulement dans l'intérieur des ^ corps , c'est-à-dire à des distances qui pour nous sont nulles. F " remplit l'espace infini et met ainsi dynamiquement en rapport les réunions d'atomes, qui nous apparaissent comme ^^Orps distincts.

Ij'une des fonctions de cette classe d'éléments transcendants

®®t , en un mot, d'agir comme intermédiaire et comme cause

^^ mouvement enti'e les parties flnies et définies de l'espace

**ccupé par la matière. Et le mouvement de la matière ne peut

J^tiQais se communiquer immédiatement à d'autre matière.

Si immense que soit cette fonction , elle est bien loin d'être

« Seule caractéristique que remplissent les éléments dyna-

iniques.

Parmi les forces, il en est au moins deux dont l'intensité,

1 susceptible d'abaissement et d'élévation, est variable de zéro

K à uae grandeur indéterminée , et tend sans cesse à s'égaliser

H lorsque son équilibre a été rompu par une raison ou une

r autre en deux points distincts de l'espace. Lorsque l'une de

ces forces détermine efl'eclivement les déplacements relatifs

auxquels elle sollicite continuellement les parties matérielles,

son action s'épuise dans l'effet produit , son intensité s'abaisse

là où l'effet se produit, et il nous semble alors qu'il disparait

de la chaleur ou de l'électricité. Dès ce moment l'intensité,

S3i IMVERS ntANIX^

d'an coup toute la diversité des relalions que la iaraièn elle seule établît entre les corps. Il suffit de mentiooDer recherches d'Arago sur ia lumière solaire, el les découver récentes de Bunsen dans le même sens pour faire apercev les détails intimes de la constitution des corps dans lesqu ces rapports nous pertneltent de pénétier : ces deui grai physiciens sont en effet parvenus, à l'aide de ces rapports déterminer la nature pbj-sique et luminique de la photosphi solaire.

C'est à ce titre surtout , on le voit , que la lumière , la et leur, l'électricité se manifestent réellement comme inlerm diaires entre tes parties disjointes de la hatière. Mais les l'on lions de toute cette classe d'ÉLÉiiENTS constitutifs de l'uo vers ont un caractère plus élevé et plus général encoi'e. Noi aurons à les faire ressortir lorsque nous serons arrivés l'étude des êtres vivants, à l'analyse de l'univers animé.

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