LIVRE 111, CHAPITRE II
neux considérée comme uiiilc, et non aux atomes soufre et ét£iin , il ne faudrait évidemment que '/> (40,753 + 41,345). Je! dis à peu près : le nombre réel est 78^^,34 et non 82«i',10S. JL^ lecteur se rappelle les importantes conclusions qui découle in t de cet à pEU près , de cet écart à la loi.
i,es considérations précédentes établissent une différence
profonde entre ia nature des deux forces qui nous occupent.
Si mous remarquons que ces forces coexistent toujours ainsi
«jii^ la FORCE GRAVIFIQUE , dans un même corps ; que chacune
s'y manifeste sans cesse par les phénomènes spéciaux qui lui
so n t propres ; que quand elles ont déterminé ces phénomènes ,
ftl- qu'elles se sont équilibrées chacune de manière à sembler
savoir disparu, elles existent toujours en virtualité, comme le
(démontre la continuité de l'existence des corps spéciaux et
distincts qu'elles contraignent la matière à constituer; nous
dirons qu'elles dérivent très probablement chacune aussi d'un
principe spécial, et au point de vue subjectif, nous dirons
fin tous cas que nous ne gagnons absolument rien à vouloir
pousser la réduction de ces principes plus loin , puisque nous
serons immédiatement obligés de recourir à l'existence d'une
•^^ïase nouvelle, qui , à chaque instant, diversifie l'apparence
"^s manifestations de ce principe unique.
-Ainsi donc, et pour nous résumer, nous dirons que dans
^tat actuel de la science nous devons rapporter à trois prin-
■"X^es intermédiaires au moins, coexistants dans tonte l'éten-
** « de l'espace infini , l'ensemble des phénomènes de l'atlrac-
■''^ n universelle, delà chaleur, de la lumière, de l'électricité...
^ous disons aw moins, il serait, en effet, téméraire de vou-
/*-■ ï"" fixer définitivement ici un nombre ; c'est à la science de
*~V'eiiir à nous apprendre ce qui en est en réalité, et il n'y a
** c^un contre-sens à croire qu'il puisse exister des forces réelles
"' *^stinctes dont nous ne connaissons pas encore les manî-
>6S talions. C'est à la science future, par exemple, à nous dire
^^ «ju'il en est de l'existence et des propriétés du principe'au-
âSO UNIVERS INANIMÉ.
quel le docleur Reichenbach a donné le nom spécifique d'Oo. Il serait, je crois, aussi injuste de nier a priori la vérité et TeiBctitude de Timmense série de recherches expérimentales faites par cet habile pfiysiologiste et physicien , qu'il serait hasardeux et prématuré de les accepter sans un mûr exam»i préalable. Deux choses sont pour le moment éminemment regrettables en ce qui concerne nos connaissances sur les propriétés de I'Od : c'est que jusqu'ici il n'y ait eu qu'un très petit nombre de savants qui aient eu le courage et la bonne volonté de répéter les expériences premières; et puis, surtout , c'est que le docteur Reichenbach n'ait pu parvenir à découvrir aucun instrument de physique propre à constater au moins quelques-unes des propriétés de I'Od , et que toutes ses recherches reposent sur l'emploi d'individus douéis d'une impressionnabilité nerveuse exceptionnelle, de j^nsidVes humaines , comme il les appelle.