‹ Théorie mécanique de la chaleur ... [3 vol.] (volume 3)Chapitre 81 sur 136 · LIVRE V, CHAPITRE II. BBi · texte numérisé non relu

LIVRE V, CHAPITRE II. BBi

qn'ils sont actueilemenl , soit clans leurs rapporls réciproques, soit en eux-mêmes el. chacun pris tsolémenl.

Nous pouvons et nous devons les considérer dans le temps et dans l'espace à la fois, c'est-à-dire dans leur origine, dans leurs modifications individuelles ou collectives, dans leur succession.

Confondre ces deux points de vue ou essayer de s'y placer simultanément, c'est gratuitement centupler tes diffcultés, déjà très grandes par elles-mêmes, que présente l'analyse élémenlaire du dernier des êtres vivants.

Dès les premières pages de nos esquisses préliminaires, tout l'ensemble des fonctions d'un être vivant quelconque, tout l'ensemble des phénomènes organiques, se sont présentés à nous comme relevant d'un élément spécifique, temporairement et transitoire ment combiné avec les élémenls du monde inanimé, dont il ne modifie pas, mais dont il utilise les propriélés : élément de nature transcendante, aussi distinct de l'élément dynamique que celui-ci l'est de l'élément matière, ou , pour me servir du iangag'e ordinaire , très accentué ici , élément aussi supérieur à la force que la force l'est à la matière. Cet élément a pour caractère le plus saillant de se manifester dans chaque être particulier comme une unité qui différencie cet être de tous ses congénères. Sans recourir à l'appui des faits autres que ceux qui sont généralement connus do tout le monde, sans recourir à une forme de démons-

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tratioD autre que celle à laquelle se prête le langage de tout le monde, il m'a élé facile d'asseoir l'assertion précédenlc sur des bases , en apparence du moins , très solides. II s'agit mainlenant pour nous de voir si des faits d'un ordre plus élevé, et si une forme d'examen plus sévère confirment ce qu'une élude superficielle nous avait fait accepter comme presque évident.

Nous devons ici procéder absolument comme nous l'avons fait quant aux forces du monde inanimé, chercher s'il est nécessaire d'accepter l'existence d'un élément de nature distincte pour interpréter le phénomène de la vie en général, et puis si cet élément générique, une fois reconnu, suffit pour expliquer tous les phénomènes et toutes les fonctions des êtres vivants. Nous devons ensuite, comme nous l'avons fait pour les forces et pour la matière elle-même, chercher s'il exisie entre les êtres vivants des différences telles qu'il faille admettre les diversités spéciQques entre les éléments supérieurs qui les constituent.

De l'être vivant considéré abstractivement et en lui-même.

Est-il nécessaire d'invoquer l'existence d'un élément supérieur à l'ÉLÉMENT MATIÈRE et à l'ÉLÉMEKT INTERMÉDIAIRE OU

FORCE, pour expliquer le phénomène général de la vie organique?

Pour répondre à cette question dans toute sa plénitude, pour !a résoudre une fois pour toutes et sans réplique, c'est au bas de l'échelle des organismes qu'il convient de nous placer, c'est sur ces limites où, pour un œil peu pénétrant, les phénomènes organiques semblent se confondre avec ceux du monde physique. Au sommet de l'échelle, où se trouve

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