LIVRE 1, CHAPITRE
cliaiig:emenL(.le lernpéralure, CRtle tolalité ou celle partie sera aussi compressible à loule lempéralui'e sans qu'il en rcsulle un échauffement. EL dès lais il ne pouirait évidemment plus eiiister uu rapport défini et coiislant enire le travail qu'on dépense en comprimant un corps et la chaleur que cette compression développe dans le corps.
L'hypothèse d'où nous sommes partis est donc fausse, et nous devons conclure de là :
Que la partie qui forme la masse d'un corps occupe dans l'espace un volume immuahle, et que, par conséquent , elle est la somme de parties indivisibles, incompressibles. L'élément matière, en un mot, est constitué par des atomes finis, très-petits, mais non infiniment petits. Et le volume apparent qu'un corps occupe, pour nous, n'est autre chose que la somme des volumes immuables des atomes, plus ceux des intervalles variables qui les séparent.
Dans plusieurs de mes derniers travaux analytiques et expérimentaux, j'ai mis celte assertion hors de doute, en restant sur le terrain exclusif de la physique, et en suivant d'ailleurs plusieurs méthodes de vérification Irés-drfférenles, II serait trop long, et d'ailleurs inutile, d'essayer de donner ici une analyse de pareils travaux spéciaux.
Terminons ce chapitre en concluant que l'existence de l'alome matériel fini et indivisible est aujourd'hui un fait aussi bien démontré qu'aucun de ceux que l'homme de science accepte pour ainsi dire comme des axiomes.
Cet atome suffit-il pour expliquer tous les phénomènes connus? L'élément matière est-il le seul pi'incipe constituant de l'univers visible et invisible? Est-il bien l'unique Dieu de cet universV C'est ce que l'élude scientifique et sévère des faits nous apprendra, absolument comme elle vient de nous donner la certitude de l'existence de l'élément matière luimême.
Mais faisons d'aboid une digression pour reposer notre es-
Slâ HMVBRS IKAMHâ.
prit. Quillons le lenain si sur des sciences physiques, Icrrain (jne beaucoup de personnes pourtant Iroiivent si âpre el si rude; allons pour un moment sur le domaine de la phiJoso. phie; de tout ce que nous venons d'apprendre, lirons les conclusions mclaphysiques qui en ilécouleiil presque il'ellesmèmes.
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Puissance ds pénûtration îles scieiites pliysiques. — Vallilc des phjlosapllîal i prétendent se placer en dehors d'elles, — Le pantliéiGme pur cat rèfbté par Ib seul fiiit de rexislence d'un ntonie matériel Uni et immuable de Turnie.
Nous venons de distiriger et de spécifier l'un au moins des éléments constitutifs de l'univers. Nous avons été bien pics loin. Par l'analyse la plus stricte des faits, nous avons délerminc la manière d'être de cet élément dans l'espace; el nous avons ainsi résolu, dès le début, une question controversée pendant des siècles , et tranchée en deux sens toujours opposés par l'esprit de système.
Si quelque chose est de nature à nous donner une idée de la puissance de pénélralion qu'ont acquise et qu'acquièrent chaque jour davantage nos sciences physiques et exactes, c'est certes un tel résultai. El si quelque chose aussi est de nature à nous étonner, c'est l'incroyableprélention qu'ont eue de tous temps la plupart des philosophes, de résoudre en dehors des faits, quelquefois en dépit des fails, des questions qui évidemmentnc peuvent èlre abordées qu'à l'aide de l'observation rigoureuse des phénomènes naturels. Lorsque nous voyons, par exemple,un génie aussi complet que Kant dicter des lois d'existence à la matière avant que qui que ce soit se fût donné la peine d'étudier d'un peu près les propriétés réelles de cet élé-
es reeiies ae cei eie-