LIVRE V, CHAPITRE lE
'électricité ne peut être île même valeur dans un filet iier- ■eux que dans un conducteur métallique.
3° Les beaux travaux de M. Du Bois-Reymond tranchent la question el melteul hors de doute l'idenlité du prétendu ,uîde nerveux et de l'électricité ; mais ils prouvent en même temps que les nerfs ne sont pas des conducteurs ordinaires, et qu'ils conslJtuenl au contraire un ensemble d'organes élecli'îques tout à fait spéciaux.
ËD partant des données les plus certaines de la physiologie snoderne, nous pouvons affirmer que toutes les impressions, nulle exception, qu'éprouvent les êtres doués d'un syslérae nerveux apparent dérivent d'un mouvement dynamique à travers les faisceaux nerveux, dû à une rupture de l'équilibre électrique provoqué à ia périphérie. Et ce que nous (lisons ici des êtres des degrés supérieurs, s'applique à tous sans exception : dans la plante elle-même, que l'on dit dénuée de tout système nerveux, il existe continuellement entre la périphérie et le centre vivant un état de rapport qu'il est absolument impossible d'exphquer par un agencement purement mécanique, par des déplacements de matière opérés de proche en proche.
En un mot, l'examen le plus superficiel, comme le plus approfondi, fait ressortir avec tous les caractères de l'évidence celte grande assertion :
€ Toutes les relations, de quelque nature qu'elles soieni, qui existent entre le centre vivant et la périphérie, ou le € monde externe, s'établissent par l'action de l'un do ces «ÉLÉMENTS que nous avons appelés inteumédiaires ou dynamiques.
s Entre I'élément animique ou vital et les éléments matériels de l'organisme il n'y a aucun contact direct, et [DUS les phénomènes qui dérivent de la présence de l'élément vivant dans l'organisme ont lieu moyennant l'un des principes transcendants de l'univers inanimé.
tEl en dehors de l'organisme des êtres vivants, ce sont «encore les éléments inleimédiaircs qni établissent les rap- «ports de cet organisme avec les corps lie l'univers in- « animé.
«Gen'esE, en d'autres termes, qu'à l'aide do l' élément dy- «nainique que l'âme coniiaîl le monde externe. >
Celte grande et remarquable proposition, qui découlecomplétemenl des faits bien analysés, constitue l'assise fondamentale du spiritualisme scientifique. Toute idée préconçue, contraire à celle proposition, conduit nécessairement, d'une manière directe ou indirecte, au matérialisme le plus radical. Je dis : idée piéconçue ou systématique ; c'est en effet par la plus inconcevable des méprises que quelques auteurs modernes ont cru devoir nier, dans le monde physique, l'existence de l'élément force tel que nous l'avons défini. De crainte de trop spiritualiser I'univers inanimé, en y admettant un élément transcendant, ils ont de fait, et sans s'en apercevoir, tué l'élément animique dans son essence même: ils ont annihilé le spiritualisme, qu'ils croyaient étayer.
Cette proposition suivrait à elle seule pour placer l'élément animique au-dessus des éléments du monde inanimé. Mais allons plus loin.
m. L'attribut essentiel et typique de I'élément dynamique, considéré collectivement, c'est d'être répandu partout dans l'espace infini. L'élément vital, au contraire, est bien évidemment confiné dans l'instrument à l'aide duquel il exécute son évolution en ce monde. Au premier abord, on peut donc croire que l'attribut ti'anscendant que nous lui adjugeons est fictif ou paradoxal, et que cet élément est bien au contraire fini dans l'espace: cette conclusion serait cependant absolument fausse.
Sans doute, le principe animique est confiné dans l'organisme: mais y est-il localisé en un point défini? Y occupet-il un lieu, un espace? A-t-il une forme? Ces questions, à