CHAPITRE III
BÉCOXPOSITIOR DU TIAYAIL IMTBUfB BT DU TIAYÀIL BXTBRNB
Blf LBUBS DIVBIS FACTBUtS.
Dans notre équation générale
Q=Kl + A(H4-F),
nous connaissons désormais la nature et la valeur à chaque cas particulier d'un des termes essentiels, à savoir de la capacité calorifique absolue K. Cherchons à nous rendre compte de même de la nature et des valeurs particulières des autres termes H et F.
Le travail F étant externe, il est toujours susceptible d'une mesure expérimentale, directe ou indirecte. Il est formé de deux facteurs dont la conception ne présente nulle difficulté à Yesprit : I** du volume apparent qu'occupe chaque corps à une température donnée, volume susceptible d'augmentation et de diminution, et dont par conséquent les variations totales représentent im espace parcouru par un point donné ; 2^ d'une pression P, allant du dehors au dedans, tendant à diminuer le volume apparent du corps, et par conséquent en antagonisme avec la puissance expansive du calorique qui tend à accroître le volume apparent V. Comme P et V sont susceptibles tous deux de varier suivant des lois quelconques, le travail F est de fait, en thèse générale, l'intégrale de la différentielle complète
F=:/(PdV-f-VrfP).
Quelque idée que nous nous fassions de la nature des facteurs du travail interne H , il est clair que nous pourrons toujours, et en toute hypothèse, le représenter aussi par l'intégrale d'une autre différentielle complète
H=/(Rdb-M;rfR),
dans laquelle R représente une résistance surmontée pour un espace parcouru v. On a donc en un mot, et comme je l'ai dit,
rfQ = Kdi + A(R<fo-f-«rfR)-+-A(PrfV4-VrfP>,
et cette équation est vraie indépendamment de toute hypothèse sur R, r, P et V.
Je discuterai, dans un Chapitre spécial, et sous forme de digression, l'importance et l'exactitude de cette dernière assertion. Dès à présent, au contraire, je vais examiner le sens et la validité des divers termes nouveaux que renferme notre équation. Quant à la détermination numérique de ces termes dans tel ou tel cas particulier, nous ne pourrons nous en occuper que quand nous aurons examiné la loi naturelle de dépendance qui existe entre eux.