EAU
Pkvnioiu. Tempèratorea.
St». 0,049
16tm.,8 — 0,129
13. SoLTDiFicATioïr. — 1** Lc point de solidification est fixe et est le même que celui de fusion.
2* La température d'un corps no change pas inondant que la solidification s'opère.
3"* La température ne changeant pas, le corps dégage la chaleur lar tente qu'il avait absorbée pendant la fusion.
4** Quand la pression augmente, les corps tels que l'eau, qui se dilatent pendant la solidification, subissent un retard à la solidification ; ceux qui se contractent pendant la solidification subissent une avance à la solidification.
14. Ébullition. — 1* La température de l'ébuUîtion à pression constante est fixe pour un même corps.
Voici quelques températures d'ébuUition à la pression de 0"'5760 de mercure : l'éther sulfurique bout à 25**, l'alcool à 79"*, 7, l'acide azotique (1,522) à 86*, l'eau à 100*, l'acide sulfurique à 325", le mercure à 350% le soufre à 400*.
2** La température d'un corps ne change pas pendant l'ébuUition.
3° La température ne changeant pas, le corps absorbe la chaleur qu'on lui communique pour entretenir l'ébuUition. Cette chaleur ne donnant aucune variation de température, on l'appelle chaleur latente de vaporisation.
4** La température d'ébuUition s'abaisse quand la pression diminue
15. Vapeurs. — Si l'on fait par\^enir au-dessus du mercure, dans un baromètre, quelques gouttes d'un liquide, le mercure subit une dépression et l'espace au-dessus du mercure se remplit de la vapeur du liquide considéré. La force élastique de la vapeur dans cet espace,
c'est-à-dire sa pression, qu'on appelle encore sa tension, se mesure par la hauteur dont le niveau du mercure a baissé dans le baromètre.
Si l'on soulève le tube barométrique qui plonge, je suppose, d'une longueur suffisante dans une cuve à mercure, l'espace occupé par la vapeur augmente, le liquide se vaporise. Tant que la vapeur est en contact avec le liquide, c'est-à-dire tant que tout le liquide n'est pas vaporisé, la tension do la vapeur est la même, si toutefois la température ne change pas. Dans ces circonstances, on dit que l'espace est saturé de vapeur, et la tension est appelée tension maximum de la vapeur à la température do rexpérience.
Si l'on répète la même expérience à des températures différentes, on voit qu'il y a une tension maximum répondant à chaque température. Si Ton cherchait à l'augmenter en enfonçant le tube barométrique dans le mercure de la cuvette fixe, l'espace occupé par la vapeur diminuerait, mais une partie do la vapeur reprend l'état liquide et la tension maximum reste la même. On peut donc dire : Le poids de vapeur qui sature un espace est proportionnel au volume de cet espace et croit avec la température.
16. — Quand tout le liquide est vaporisé et que l'on continue à augmenter le volume occupé par la vapeur, la tension est plus petite que la tension maximum, l'espace n'est plus sat\u:é, et la vapeur se comporte à très-peu près comme les gaz.
1® Les vapeurs non saturantes ont un coefficient de dilatation variant de 0,00366 à 0,00380 pour toutes les vapeurs et pour toutes les pressions, ces dernières étant, bien entendu, inférieures à celles qui produiraient la saturation.
2® Les vapeurs non saturantes suivent la loi de Mariette, comme la suivent les gaz voisins de leur point de liquéfaction. La compressibilité augmente quand on approche du point de liquéfaction.
On peut dire que, pour des températures élevées et des pressions très-inférieures à celles qui produiraient la liquéfaction aux températures correspondantes, les vapeurs se comporteraient comme des gaz.
17. — Les mélanges de gaz et de vapeurs sont soumis aux deux lois suivantes :
1^ Le poids de vapeur qui sature un même espace à une même température est le même, que cet espace soit vide ou qu'il soit occupé par un gaz. C'est-à-dire que si, dans les expériences du n® 15, on con-sidère un même espace au-dessus du mercure dans le tube barométrique et qu'on cherche la tension de la vapeur qui le sature, on trouve la même tension que cet espace soit saturé de vapeur seulement ou qu'il soit d'abord occupé par un gaz.
2® Dans un mélange de gaz et de vapeurs, chacun d'eux a la ton-
sion qu'il aurait s'il était considéré isolément comme occupant tout l'espace du mélange, et la pression totale égale la somme des forces élastiques des gaz et des vapeurs considérés individuellement, comme nous venons de le dire.
18. — On a dressé des tables des forces élastiques de différentes vapeurs. La vapeur d'eau a été l'objet d'études très-soignées, et on a proposé plusieurs formules empiriques pour représenter la force élastique de la vapeur d'eau en fonction de la température. Celle de Biot, qui contient cinq coefficients, est celle qui a été adoptée par M. Regnault, comme offrant des résultats numériques plus conformes avec ceux de l'expérience. Si F désigne la force élastique évaluée en millimètres d'une colonne de mercure, et si ^=z^ + 20, on a :
log F = a — ha* — cg* a = 6,264 0348
log b = 0,139 7743 log a =î,994 049292
log c = 0,692 4351 log p =î,998 343862
Voici d'ailleurs, d'après M. Regnault, une table des forces élastiques de l'eau à diverses températures :