III7I III7I
TABLEAU Nû IV. — Hydrogène.
4,aa
4,aa
aaao aai7 aaai aaaa aai9
i6iaa
, Ptt
0,001416 0,001378 o*,ooq987 0,001077 0,001019
o,oo53a4 0,004980
o,ooa4aa o,oo3o39
0,006441 o,oi3i43
0,004174 o,oo39a6 0,003937
0,01070 0,01070 0,01069 o,oio65 Moy.0,0106^
COVOLUIES changés de sig.
o,ooo33
o,ooo35
Moy.o,ooo38
&foy. 0,00047
o,ooo58
Moy« o,ooo5a
o,ooo53
o,ooo5i
o,ooo63
Moy. o,ooo56
Oj 00049 o,ooo53 o,ooo5o o,ooo5o Moy. o^oooSo
o,oooSoa 0,000485 0,000557 o,ooo555 Moy.o,ooo535
NDIléROS d«i expériences.
a4 — !»5 Yj — a 8 34—57 a8 — 39 3i~3a 33-36
io333
76o(p'— p) io333
pu pV
COYOLUMES
changés de lignes.
TABLEAU N« IV (snite). — Hydrogène.
11728 11730 ii633 ii63a 11809 II 809
0,007067 0,006703 o,oo665i
0,006874 o,oo638a
o,oo6665
0,007969 o,oo8oao 0,007710 0,007791 0,007793 0,007783
TABLEAU N» Y. — Hydrogène.
II— la la — 13 i3-i4 i4-i5 i5-i6 16—17
56io
56i4 56oa 56o6
0,003893 o,oo4o6a o,oo4oa7 0,004046 o,oo4i6i
o,oiooa6 0,009808 o,oioiao 0,009903
o,oo53o3 o,oo54o3 o,oo5364 o,oo5i54 o,oo5a63 0,005372
o,ooo585 o,ooo555 o,ooo55i o,ooo569 o,ooo5a9 o,ooo55a Moy. 0,000557
o,ooo5a5 o,ooo5a7 o,ooo5ii o,ooo5i6 o,ooo5o9 o,ooo5o8 Moy.o,ooo5i6
o,ooo584 Hoy.0,000575
o,ooo568 o,ooo56i 0,000573 o,ooo56i Moy.o,ooo566
o,ooo583
0,000594 o,ooo589 o,ooo567 0,000579 0,000591 Moy.OyOoo584
iV*^
tmmrm^mm^'mmf^
NUMÉROS de« expériene«s.
ao — ai ai — 22 aa — aS
a5 — a6 a6 — 2y a 7 — a 8 a8 — ag ag^So
Si— Sa 3a^33
io333-
pfu'
COVOLUMES changéB de ûgnes.
TABLEAU N» V (suite). — Hydrogène.
a4ya
io5i7 io525 io5i2 io5io io52o io5i6
looaS
looSo
o,oo6o5i o,oo6a68
0,003270 o,oo5oi6 0,004882 o,oo5599 o,oo554o
0,000573 0,000577 o,ooo58i 0,000570 o,ooo568 Moy.0,000574
0,000575 0,000571 0,000576 0,000571 o,ooo56i o,ooo563
0,000539 o,ooo534 o,ooo533 o,ooo5a5 0,000538 0,000546 Moy.o,ooo53a
o,ooo5o5
o,ooo5a4
Iloy.o,ooo5i4
o,ooo5i3 0,000487 0,000474 0,000541 o,ooo535 Moy.o,ooo5io
Avant de discuter les valeurs des covolumes contenues dans les tableaux qui précèdent, il est nécessaire d'examiner les causes qui peuvent les altérer. Le$ déterminations expérimentales de la fonction de H. Regnault, au moyen d'un grand tube de verre, contiennent deux sortes d'erreurs tellement faibles
que^ dans des expériences ordinaires^ elles devraient sans doute être négligées , mais la fonction est elle-même une quan* tité fort petite et il en résulte que Terreur relative est trèsappréciable :
I» Dans la partie du tube où il n^y a pas de mercure, le verre, jusqu'à la distance où l'attraction cesse d'être sensible, fait prendre au gaz une densité qui croit à mesure que la distance diminue ; le gaz dissimulé qui correspond à cet accroissement de densité n'agit pas pour produire la tension observée.
20 Le verre sec retient fortement, pay attraction, le gaz qui le touche et, dans le passage du volume u au volume u^, le mercure ne racle pas tout à fait ce fluide adhérent.
L'action condensante des surfaces peut être, jusqu'à un certain point, étudiée analytiquement à Taide des lois de Mariette et Gay-Lussac^ qui donnent ici une approximation trèssuffisante.
Soient IV la densité du solide par rapport à l'eau, D la densité
du gaz par rapport à Tair, et — X^^ / sa densité par rapport à l'eau. L'attraction du solide sur une molécule gazeuse à Kiistance r est proportlS|^elle au produit des densités par une ispction de cette distance^ elle est d'ailleurs proportionnelle à Faccroissement de pression^ et l'on a
ou, en intégrant depuis l'infini jusqu'à r et appelant p^ la, pression loin de la surface,
Au contact^ cette équation devient Si nous considérons maintenant le poids x du gaz dissimulé
74 ' GHAPITKE VI.
dans une tranche d'épaisseur dr, c'est-à-dire l'excès du poids de cette tranche sur celui d*un même volume de fluide situé loin
de la surface, il est évidemment proportionnel à — ^P""Po; , et Ton a^ en désignant par B un coefficient constant^
I+Ctt
La substitution pour p de la valeur précédemment trouvée donne ensuite
et le poids total s'obtient en faisant r=o; il est
DD/ Si D, ly et ^ varient de telle sorte que ; ne change point,
les équations en p eix^^ conduisent aux lois suivantes :
i^ Le rapport des pressions eh un point où V attraction est efficace et loin du solide est constant;
2» Le poids du gaz dissimulé est proportionnel à la densité normale du gaz pourvu que Von ne compare que des gaz également attirables par le verre;
3° Il est en raison inverse du binôme de dilatation ;
4° Le poids du fluide dissimulé par décimètre carré est proportionnel à la pression Po loin de la surface.
Il résulte de cette dernière loi que , dans les expériences d( H. Regnault, faites au moyen du grand tube, la condensatioi par les surfaces est sans influence appréciable, parce que, i cause de la diminution proportionnelle de la surface libre, 1( poids du gaz dissimulé demeure le même alors que la pressioi augmente.
Pour évaluer la correction nécessitée par la seconde cause
d*erreur, considérons d'abord le gaza Télaip^ u, et désignons
par y la fraction de son poids qui reste emprisonnée entre le
verre et le mercure après la réduction au volume u' moitié
moindre. La pression observée y' est inférieure à celle qui
existerait si la masse gazeuse se trouvait comprise entièrement
dans le volume n'y ainsi qu'on Ta supposé dans l'équation (94) ;
roais^ comme la différence est très-faible^ il sufflt d'appliquer
la loi de Mariotte et de remplacer dans (94) la pression observée
fi par la pression corrigée -^-— , ce qui donne^ en négligeant j/'.
~(B— \ I0333T. I0333T f V' /P" .,\1 "V"' 7B.(P'-P) B.(p'-p)[' p'-pV«' )y'
Le terme ^ ( -y-, — i ) est très-petit par rapporta i, on peut
encore obtenir une approximation suffisante en le supprimant^ et il reste
^^ '«-^u/ VB.(p^-p) B,(p'-p)^-
On voit que la seconde cause d'erreur tend à diminuer la valeur absolue du covolume lorsqu'il est positif, et à l'augmenter lorsqu'il est négatif.
B -ht
Dans les expériences de M. Regnault, Tj ou -^ — diffère peu
de l'unité j2-—^ varie entre i et 17; pour les grandes valeurs
« de cette dernière quantité^ la correction des covolumes des gaz
permanents doit se confondre avec les erreurs d'expériences et à cause de la petitesse du coefficient de y, et parce que la valeur même de cette quantité diminue beaucoup. Pendant son ascension^ le mercure est si fortement appliqué contre le verre, qu'il ne reste presque plus de gaz entre ces deux corps. Il est facile, quand on connaît l'erreur S du covolume, d'en
déduire la valeur de y et aussi une limite de Tépaisseur de la couche de gaz non raclé. L^équation (95) donne de suite
Soit; dans Thypothèse où le gaz non raclé aurait la même densité que celui qui occupe le volume u^e Fépaisseur cherchée; la surface qui a cessé d^êlre libre égale évidemment la surface totale 864^33 donnée par M. Regnault, multipliée parp'— p> et l'on a pour le volume de la couche
En divisant cette dernière quantité par le volume total ^Zf^^'J aussi donné par M. Regnault^ on obtient une seconde valeur de y qui, substituée dans (96), donne
Cette valeur est certainement beaucoup trop forte puisqu'elle est obtenue en négligeant Faction condensante des surfaces du verre et du mercure.
Covolume de Vair. — Pour Tair, Tazote et Thydrogène, la première cause d'erreur est sans influence, le second terme de la formule (qS) négligé dans les calculs numériques doit faire trouver pour le covolume^ dans le cas des faibles pressions^ des valeurs trop fortes pour Tair et l'azote, trop faibles pour l'hydrogène; il doit se confondre au contraire avec les erreurs d'expériences pour les pressions considérables. En considérant d'abord dans le tableau no i les expériences où la pression y est comprise entre 17 et 28 atmosphères, on trouve pour moyenne des valeurs moyennes de chaque groupe.
Co=:o,ooo5i.
18 (rrand écart est 0,00006 ; il surpasse à peine les diffé- 9o,oooo5 qui existent dans une même série entre les vaobtenues par les expériences 40 — 4^ ^t les expériences |6ou 46 — 49- D'ailleurs les variations ne suivent aucun régulier^ et rien ne s'oppose à ce que les observations rem l'air soient considérées comme confirmant la loi des unes et à ce que la valeur constante de c^ soit fixée à it. On ne peut objecter que les faibles pressions ont -des valeurs plus élevées puisque la cause de ce fait est e à l'avance; pour le second et le quatrième groupes les stances sont à peu près identiques^ et Ton a §=0^00049. rtant cette valeur dans (96) et (97) on trouve
y=-7- et e<
mettra volontiers, je pense^ la possibilité de Texistence e "verre et le mercure d'une couche d'air plusieurs fois
re en épaisseur que -^r- de millimètre. Pour p/= 1,9 la
de e est presque double.
olume de Vazote. — Les deux premiers groupes du ta-
D" II étant exceptés^ on trouve pour moyenne des
mes
Cq =0,00044.
arts se succèdent sans ordre et sont moindres que la difè^ entre les valeurs des covolumes correspondant aux expes 74 — 76 et 93— 94 faites à peu près dans les mêmes Ibyices et avec une pression 2y^^^yS fort considérable.
ir le premier groupe on a— ^«5=2 et 8=0,0006; (96) donnent
y=7:r3: et e<
Covolume de l'hydrogène, — En ne considérant d'abord dans les tableaux n*» IV et V que les groupes pour lesquels on
a o....> i8, on trouve pour moyenne des moyennes
Co= — o,ooo55.
Le plus grand écart est o, ooooSg ; il est surpassé par la différence entre les moyennes o, ooo566 et o, ooo525 de deux séries d'expériences exécutées dans des circonstances à peu près identiques ; on peut donc l'attribuer aux erreurs accidentelles et admettre définitivement comme constante la valeur indiquée plus baut pour Cq.
Le premier groupe du tableau n® IV donne 5=0,00017; on en conclut
y=::^ et e<
D'ailleurs, la moyenne pour ce premier groupe est inférieure et non plus supérieure au covolume exact ; cela tient à ce que c^ est négatif, et cette circonstance avait été prévue par suite du calcul préalable de Terreur.
Covolume de l'acide carbonique. — Le tableau n? III ne*fournit point facilement la valeur certaine du covolume de l'acide carbonique ; la seconde cause d'erreur le rend trop fort pour les faibles pressions, et, dans le cas des grandes pressions, la première cause produit le même effet, parce que la loi de Ma» riotte n'est plus suffisamment approchée pour qu'on puisse appliquer la démonstration qui montre que cette cause d'erreur est sans influence. Hais on obtient un résultatdigne de confiance au moyen des poids que M. Regnault donne à la page 148 du tome I de la relation de ses expériences. Sous les pressions
exprimées en milimètres de mercure, ce savant a trouvé pour
^ Tolume constant de gaz à 0"" les poids
Si on appelle P,P^ deux de ces poids, hyW les colonnes de mercure qui mesurent les pressions correspondantes , Téqua-
^^^ (94)> ^pi*6S la substitution de ^ à la place de —, donne pour
covolume
(08) c - 760 T, rFA
En accouplant la première expérience successivement avec les Jeux autres et celles-ci entre elles, on obtient pour valeurs du X)Tolume
La moyenne est
Ici la seconde cause d'erreur n'existe pas, et la première est sans influence pour des pressions aussi faibles : la loi de Mariotte est suffisamment approchée pour Tétude de l'air dissimulé qui Sillère alors les poids de quantités proportionnelles à leurs va-
leurs, ce qui ne change aucunement le rapport ^. Si maintenant on examine le tableau en partant de ce nombre incontestable, on voit que pour les 3% 4* et 5« groupes dans lesquels les
Valeurs de— ^^^ sont 3,7; 5,6; 8,2, les covolumes diffèrent
assez peu du résultat exact pour qu'on puisse attribuer les
écarts aux erreurs accidentelles. Pour le premier et le second
v' groupes dans lesquels ^^.^=2, on a § = 0,00009, et par
suite
y= et 6=5
iiii 2020
Pour les derniers groupes, la première cause d'erreur déifient très-influente^ et il n'est pas certain que la seconde soit ineffi* cace. Si Ton considère le dernier groupe on trouve
Covolume de V oxygène. — Les covolunies de l'air et de l'azote 1 étant connus, on peut en déduire celui de l'oxygèile dansThypolhèse où le travail interne serait négligeable. Si Ton admet pour composition de Tair en poids 76, 87 d'azote pour 100, le calcul donne
mais il ne faut pas perdre de vue que l'hypothèse rend ce résultat très-incertain.
Conclusion.^ La discussion des expériences de M. Regnaull prouve complètement que la loi des covolumes donne toute la précision désirable dans l'état actuel de la science. Toutefois, jusqu'à l'étude expérimentale des deux causes d'erreurs, on peut conserver quelques doutes pour l'acide carbonique soumis à de fortes pressions. Dans la suite nous emploierons la loi de Mariotte comme loi de première approximation, et celle des covolumes comme loi de seconde approximation. Il n'y a pas lieu d'ailleurs à chercher une formule rigoureuse applicable dans certaines conditions aux gaz et aux vapeurs seulement. Les deux premiers principes de la théorie mécanique de la chaleur n'en peuvent fournir d'autres que celles qui ont été données ou qui s'en distinguent uniquement par une forme plus commode dans quelques cas; il est utile de remarquer, en outre, que le caractère de généralité de ces théorèmes de l'équivalence et de l'égalité de rendement s'oppose à ce qu'on en déduise des relations complètement exactes et applicables plutôt à l'état gazeux qu'à l'état liquide. J'insiste sur ce point parce qu'il importe, surtout pour les jeunes lecteurs, d'éviter
la voie funeste ouverte par M. Hirn à propos des gaz ou vapeurs surchauffées. La proposition fondamentale que ce savant donne^ à la page i8o de sa Théorie mécanique de la chaleur, seconde édition, et dont voici Ténoncé textuel :
Lorsqu'une vapeur quelconque saturée, mais sèche, se précipite d'un réservoir où elle est tenue à une pression constante p^ . dans un autre où, elle est tenue aussi à une pression constante p, < Po, sans recevoir ni perdre de chaleur du dehors ; le produit de la pression initiale par le volume de l'unité de poids de tapeur à cette pression est égal au produit de la pression finale par le volume qu'occupe f unité de poids de la vapeur sous cette pression et à la température que prend spontanément cette vapeur par suite de son passage brusque de la pression p^ à l'autre pression p, ;
Est appuyée de démonstrations inacceptables; il n'est pas difficile de faire voir son inexactitude. Je la passerais sous silence si M. Hirn n'en Taisait un usage fréquent dans le reste de son ouvrage, dans les Mémoires qu'il a publiés dans les Annales de Chimie et de Physique et dans ses communications àTAcadémie ; il est devenu nécessaire de rejeter enfin hors de la science qui se fonde le théorème dont il s'agit et ses nombreuses conséquences.
Les formules qui précèdent fournissent les solutions de plusieurs problèmes relatifs aux gaz ; par exemple, si nous supposons, dans les expériences 1 et 2 du tableau n» V relatif à l'hydrogène, tout connu excepté le plus petit volume, la formule (94) donne, en y mettant Cq= — o, ooo55, le nombre 968,99, qui diffère à peine de 968,97, trouvé par l'expérience. Lorsque l'inconnue est une des pressions, on en calcule une première va- * leur en négligeant le premier membre, c'est-à-dire au moyen de laloideMariotte ; ensuite cette valeur provisoire fait connaître la correction. Si les expériences n'avaient pas lieu à la même ^napérature, on emploierait l'équation (92) au lieu de (94).
83 CHAPITBE Yl.
Beaucoup de questions peuvent se résoudre à Taide du volume du kilogramme ; alors on particularise Téquation (90),
dans laquelle A tient la place de ^ — ..|^ ^^. elle devient, h
désignant la pression en millimètres de mercure^
Pour l'air :
Au =590, 690 (14-0, 008667 () — 0,0008944 A;
Pour Tazote :
hu=6o5y 682 (i -ho, 003667 1) — o, ooo35o3 h ;
Pour Tacide carbonique :
Am=385,433(i 4-o,oo36880— o,oo36345A;
Pour l'hydrogène :
Aw=8479, 32 (i -h o, 003667 1) 4-0,0005455 h.
La formule relative à Tacide carbonique rendrait probable, si on rignorait encore, que ce gaz se liquéfie à 0° sous une pression beaucoup moindre que 140 atmosphères.
Coefficients de dilatation. — Si Ton appelle a^ le coefficient moyen de dilatation d'un gaz à volume .constant, et si Ton applique la formule (90) successivement aux températures o« et 100°, puis qu'on divise, on trouve un résultat déjà donné
af désignant le coefficient moyen de dilatation à pression constante entre op et 100*», la même formule donne, lorsqu'on rapplique à ces deux températures et qu'on remplace Mjoo par
La comparaison conduit à cette loi :
L'excès du coefficient de dilatation à pression constante sut le coefficient de dilatation à volume constant égale le produit
dt ce dernier par le covolume. Ces quantités sont trop petites pour que les expériences, même celles de M. Regnault, permettent de vérifier la loi qu'elles suivent ; mais il est bon de remarquer au moins que la différence des coefficients est généralement positive comme le veut la loi et qu'elle devient négative pour Thydrogène, seul gaz connu pour avoir un co- Tolume négatif.
Changement de température produit par une compression.--^ Ixs lois de Mariotte et de Gay-Lussac, exprimées par la formule (43)^ suffisent pour l'étude théorique^ dans les gaz, des changements de température produits par une compression ou une expansion avec travail complet. On en tire
dp io333 dp io333(Bt+ft
'dt~i;6DB^u dû"" i,3DB,w* '
et par suite (74) et (75)
, I o i,3DB.M
a'zzz— — 0= — * — •
La substitution dans la formnle(79] donne ensuite, en faisant usage de (38),
dt ,., .du
et l'on obtient sans difficulté la relation utile
(loi) Log|±^ = (K-i)Log;^S
lans laquelle 1^ et u^ sont les valeurs initiales de la tempéraure et du volume, tandis que t, et u, désignent les valeurs ioales.
Des expériences ont été faites sur Talr par MM. Favre et Silermann (Annales de Chimie et de Physique, tomexxxvii, i série); ce sujet leur a paru se joindre naturellement à leurs
recherches remarquables sur les quantités de chaleur dégagées dans les actions chimiques et moléculaires. En prenant
Tair successivement sous les pressions -91,2 atmosphères et
doublant son volume^ ils ont observé des variations 5»; 7»; 6; 120^8 qui sont loin d'être égales comme le veut la théorie et qui n'approchent point du nombre 58<>4 que donne Téquation (loi). L'air, sous la pression de 2 atmosphères^ n'a présenté à ces messieurs que des abaissements de température de 200^ 4 6t 2S0 4 lorsqu'ils ont rendu son volume 4 6t 8 fois plus grand ; tandis que la formule^ dans ces deux cas, donne les variations 1100,24 et 149^^52. En présence d'un désaccord aussi complet^ il m'a paru que des expériences nouvelles étaient nécessaires; le succès en est dû au concours dévoué de M. Malaguti, que je prie de recevoir l'expression de ma reconnaissance.
Une cause d'erreur grave existe dans l'appareil de MM. Favre et Silbermann : pendant que le thermomètre de Bréguet dont ils font usage se met en équilibre de température avec la masse gazeuse^ la surface du corps de pompe en cuivre absorbe elle-même une grande quantité de chaleur^ et cela explique pourquoi leurs résultats sont si faibles. J'ai préféré me servir de l'appareil Clément et Désormes, modifié convenablement; les causes d'erreur y sont beaucoup moins importantes et plus faciles à corriger.
Le ballon de 25 litres environ, placé dans un réservoir d'eau, avait été revêtu intérieurement d'une couche de cire jaunesubstance dont Taction, pour donner ou prendre de la chaleur, est moins énergique que celle du verre. Sa garniture commu niquait, d'une part, avec un manomètre à eau qui recevait Is pression par l'intermédiaire d'une masse d'huile à grande sur face et dont le tube vertical, où se lisait la pression, paraissai seul hors du réservoir. D'autre part, le ballon communiquait
par un tube à robinet^ d'abord avec un appareil à dessécher de 4 mètres de développement, puis, par Tintermédiaire de cet appareil, avec un grand flacon muni de deux tuyaux à robinet permettant d'y faire arriver de Teau quand on voulait accroître la pression intérieure, ou, au contraire, de laisser écouler ce liquide pour produire une dilatation.
Pour faire une expérience, l'un des opérateurs ouvrait le robinet d'écoulement de Teau, puis le robinet du ballon qu'il refermait après un certain nombre de secondes indiqué par un appareil d'horlogerie. De son côté, l'autre observateur marquait le point le plus bas atteint par la surface de l'eau dans le manomètre et aussi le point où cette surface remontait pendant les deux secondes suivantes; le quart de cette ascension n'est pas beaucoup inférieur à la demi-vitesse initiale qu'on peut prendre', sans grande erreur, pour vitesse moyenne pendant la dilatation à peu près uniforme du gaz. La correction étant faible, ce moyen de l'effectuer suffit, et il est moins laborieux que celui auquel j'avais pensé d'abord et qui consisterait à opérer avec des ballons de diamètres trèsdifférents, puis à lier ensemble, par une formule empirique, les résultats obtenus dans les mêmes circonstances et à faire ensuite le rayon infini afin d'éliminer la cause d'erreur. Pour les calculs, le point le plus bas a donc été abaissé d*un nombre de millimètres égal au quart du produit de la durée de Técou* lement par l'ascension pendant les deux premières secondes. Les indications du manomètre avant Texpérience et après le réchauffement n'exigeaiiBnt aucune correction; elles étaient prises à partir du niveau correspondant à la pression atmosphérique. Il n'a pas paru utile de tenir compte dû changement de densité de l'eau par suite des variations de température. En joignant aux nombres ainsi obtenus la pression barométrique et la température ^ du réservoir d'eau, on avait tout ce qui est
nécessaire pour déterminer les diverses pressions et la varî^*' tion de température.
Au moment où Ton ferme le robinet du ballon, le gaz a pour température U 6t pour tension p,; après le réchauffement, son volume n'ayant pas changé, et ces quantités étant devenues p» et tiy on a Féquation
d'où Ton déduit la variation de température (I02) B=t,^t,=(B, + U)^^
correspondant aux données p, et p, de Texpérience. Elle s'applique, comme tout ce qui précède, aux compressions aussi bien qu'aux dilatations. D'un autre côté, Téquation (loi), dans
laquelle les rapports —S ^^^y doivent être remplacées par
— et-> devient après simplification Pi P«
(io3) K(logpi— logp,)=:logpi— logpsî
elle donne p, qu'on pourrait comparer immédiatement avec la valeur de cette quantité trouvée par expérience. Mais il vaut mieux s'en servir pour calculer t^ — <i au moyen de la for* mule (102) et comparer ensuite le résultat avec celui que fournit la même formule quand on y substitue toutes les pressions observées. Voici le tableau des nombres obtenus dans 22 expériences; les pressions sont exprimées en millimètres d'eau, ce qui est indifférent puisque ces quantités n'entrent dans les calculs que sous forme de rapports. On a pris pour K la valeur 1,40 qui résulte de Téquation (38), quand on y substitue la vî^leur de Kc trouvée par M. Regnault»
Expériences du 27 mai 1862.
Le hiiïi est à 1 6o f et la pression baroméirique corrigée io3i3.
DVBÉ.R
ASCENSION
en 3 secondes.
DIFFÉ-
de 'écoulement
Pi-
Pz-
par expé-
calculé.
DIFFÉ- RENCKS.