‹ Théorie mécanique de la chaleurChapitre 2 sur 61 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Depuis la fin de Tannée 4 859 j'ai présenté à TAcadémie, sur la Théorie mécanique de la Chaleur, une série de Mémoires presque tous publiés ensuite dans les Annales de Chimie et de Physique, Le moment me parait venu de les corriger, de les mettre en ordre, de combler les lacunes et de donner à mes travaux une forme qui les rende plus utiles : celle d'un Traité destiné à servir pour l'enseignement. Je me suis placé dès le début au nombre de ceux qui considèrent les raisonnements à priori comme devant être écartés dans Tétude du monde matériel. Suivant moi^ les déductions mathématiques, dont la grande utilité est incontestable, sont propres seulement à faire connaître d'une manière rigoureuse les conséquences des faits ou des lois fournis par l'observation, ou celles des hypothèses que l'on est quelquefois obligé de faire ; elles conduisent ou à rejeter ces hypothèses^ ou à les admettre comme principes devenus certains lorsque des vérifications nombreuses et variées ne permettent plus le doute. Quoiqu'il soit généralement impossible^ en suivant cette méthode seule satisfaisante, de fixer le point précis où une hypothèse doit être admise au nombre des vérités incontestables, on est en droit d'affirmer aujourd'hui que ce point est dépassé pour les deux principes fondamentaux de la Théorie mécanique de la Chaleur. Les conséquences déduites de ces principes sont immédiatement certaines ; malgré cela, les vérifications expérimentales sont encore très-utiles, et pour éclaircir les détails, et surtout

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